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#203 : Ce qui est mort ne saurait mourir

De l’autre- côté du Mur, Craster, qui a surpris Jon en train de l’espionner, ordonne au commandant Mormont et à ses hommes de quitter immédiatement ses terres. Tandis que Jon raconte au commandant ce qu’il a vu dans la forêt, Sam va trouver Vère pour lui dire au revoir…

A Port- Réal, Tyrion continue à mettre son plan à exécution : tandis qu’il manipule les membres du Conseil pour tenter de démasquer l’espion de la Reine, il place Shae, sa maîtresse, dans l’entourage de Sansa, la future épouse de Joffrey…

Popularité


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Titre VO
What Is Dead May Never Die

Titre VF
Ce qui est mort ne saurait mourir

Première diffusion
15.04.2012

Photos promo

Tyrion Lannister

Tyrion Lannister

Jeor Mormont

Jeor Mormont

Cersei Lannister

Cersei Lannister

Theon adhère à la foi du Dieu Noyé

Theon adhère à la foi du Dieu Noyé

Samwell

Samwell "Sam" Tarly

Arya insomniaque

Arya insomniaque

Tyrion Lannister

Tyrion Lannister

Tyrion Lannister

Tyrion Lannister

Sansa Stark

Sansa Stark

Lord Varys

Lord Varys

Sansa Stark

Sansa Stark

Shae entre au service de Sansa

Shae entre au service de Sansa

Plus de détails

Scénario: Bryan Cogman

Réalisation: Alik Sakharov

Craster traîne Jon jusqu’à l’intérieur de sa demeure et le laisse tomber aux pieds du Lord Commandant. Furieux que le bâtard l’ait espionné, le sauvageon ordonne aux hommes de la Garde de déguerpir. Renvoyé à l’extérieur du bâtiment, Jon est rapidement rejoint par le commandant Mormont. Le bâtard explique à son supérieur que Craster sacrifie ses fils aux Marcheurs Blancs, mais il découvre avec horreur que le commandant Mormont était déjà au courant de cette pratique.

A Winterfell, Bran se réveille d’un nouveau « rêve de loup ». Le petit seigneur raconte ensuite à mestre Luwin ses rêves dans lesquels il chasse dans le corps d’Eté et rappelle au mestre le rêve prémonitoire concernant la mort de lord Eddard. Bran se demande donc s’il aurait une sorte pouvoir magique. Le vieux Luwin acquiesce gentiment et montre au jeune garçon un maillon de sa chaîne de mestre, celui forgé en acier valyrien. Ayant étudié la magie, le vieux mestre explique qu’il est normal qu’un jeune garçon rêve d’avoir des pouvoirs mystiques. Dans le passé, ces pouvoirs ont peut-être existé, mais ce n’est plus le cas désormais.

Lady Catelyn arrive dans le camp de l’armée de Renly, juste à temps pour assister à la fin d’un tournoi : Ser Loras Tyrell, un des meilleurs chevaliers de tout Westeros, est défait en combat singulier par un mystérieux adversaire. Ôtant son heaume, le combattant s’avère être une femme d’une taille hors du commun : Brienne de Tarth. En récompense pour sa victoire, Renly accorde à Brienne le droit de servir dans sa garde royale. Catelyn est ensuite présentée au roi Renly et à son épouse, Margaery Tyrell, la sœur de ser Loras. Accompagnée par Brienne, Renly parcourt son campement avec Cat et lui promet de rendre justice pour la mort de Ned. De son côté, Cat émet des doutes sur la qualité de l’armée de Renly, qui semble peu préparée à combattre à l’approche de l’hiver.

Au château de Pyke, Theon reproche à sa sœur la farce humiliante qu’elle lui a joué à son arrivée. Quand Balon présente son plan d’invasion du Nord, Theon se sent une nouvelle fois humilié, car sa sœur commandera 30 navires, tandis que lui-même devra se contenter de harceler les villages de pêcheurs avec une seule embarcation, la « Chienne des Mers ». Devant les protestations de son fils, Balon Greyjoy fait la sourde oreille au prétexte que Theon est devenu quelqu’un de faible et qu’il n’a pas la mentalité digne d’un Fer-Né. Furieux, le jeune Greyjoy demande à son père où était sa dignité à lui quand le roi Robert l’a forcé à ployer le genou après sa rébellion ratée. En guise de réponse, Theon reçoit une gifle magistrale...

A Port-Réal, dans la chambre de Tyrion, celui-ci rappelle une nouvelle fois à Shae que sa présence doit rester secrète, car certaines personnes pourraient lui vouloir du mal. Il envisage alors de la placer parmi les filles de cuisine, pour sa sécurité, mais Shae n’est pas du tout enchantée à l’idée de récurer des casseroles toute la journée. Finalement, Shae devient la nouvelle camériste de Sansa.

Persuadé qu’un espion de la Reine se cache parmi les membres du Conseil Restreint, Tyrion met au point au stratagème : il reçoit séparément Pycelle, Varys et Baelish, informant chacun d’entre eux de son projet de marier Myrcella à des fins diplomatiques. Cependant, chacun reçoit des informations différentes sur qui sera le prétendant de la princesse. Au final, il s’avère que c’est Pycelle l’espion de la Reine. Accompagné de Shagga et de Bronn, Tyrion s’empare du Grand Mestre en pleine partie de jambes en l’air et le fait conduire au cachot, après lui avoir fait couper la barbe.

Dans le camp de Renly, celui-ci fricote dans son lit avec ser Loras, mais ce dernier rappelle à son Roi qu’un autre Tyrell requiert son attention : Margaery. La jeune femme n’a toujours pas consommé son mariage avec Renly et après le départ du chevalier, la jeune Reine prend sa place sous la tente du Roi. Cependant, Renly est incapable d’entreprendre quoi que ce soit avec sa femme. Consciente du penchant sexuel de son mari, Margaery lui propose de faire intervenir Loras. Tandis que Renly proteste maladroitement face aux insinuations de son épouse, celle-ci lui rappelle que l’important est d’assurer sa descendance, quels que soient les moyens à employer.

A Pyke, Theon est assis face à une lettre à destination de Robb, l’informant de la félonie de Balon. Partagé entre sa fidélité envers les Starks et ses devoirs filiaux, considérant les options qui s’offrent à lui, Theon décide de brûler son message. Il a pris sa décision : le lendemain, sur une plage des Îles de Fer, Theon est baptisé dans la religion du Dieu Noyé, sous les regards de son père et de sa sœur, renouant ainsi avec son passé Fer-Né.

A Port-Réal, Littlefinger est furieux que Tyrion se soit joué de lui. Cependant, le Grand Argentier est rapidement calmé, quand Tyrion lui confie la mission de transmettre un message à Catelyn Stark. De son côté, beau joueur, Varys reconnaît l’intelligence du gnome et lui délivre un conseil précieux : "Le pouvoir n’est qu’une ombre sur un mur… et il arrive qu’un très petit homme projette une très grande ombre."

Sur la Route Royale, Arya ne peut pas dormir, obsédée par l’exécution de son père. Elle demande alors à Yoren comment il peut dormir avec toutes les choses horribles qu’il a vu. Le recruteur partage alors son expérience avec la jeune fille, lui racontant comment il s’est vengé de l’homme qui avait tué son frère… ce qui l’a conduit à rejoindre la Garde de Nuit. Leur conversation est interrompue par l’arrivée d’une troupe de soldats Lannister à la recherche de Gendry. Une nouvelle fois, Yoren refuse de livrer le bâtard de Robert et après un court combat, il est sommairement achevé par Amory Lorch, commandant la troupe. Dans la cohue qui s’ensuit, Arya sauve indirectement trois hommes prisonniers d’une charrette en feu, tandis que son compère Lommy est perfidement tué par un homme de ser Amory. Les survivants, y compris Arya, Gendry et Tourte-Chaude sont conduits au château d’Harrenhal.

Source : HBO.com (traduction)

AU-DELA DU MUR.
Au manoir de Craster.

Craster : (aux hommes de la Garde) Foutez le camp ! Tous autant que vous êtes ! Le bâtard a fourré son nez là où il fallait pas. (au Lord Commandant) Vous, là, et vos hommes… foutez le camp. Et ça sera à vous de le punir.

Mormont : (à Jon) Attends dehors.

Jon : Lord Commandant…

Mormont : Obéis !

Devant le manoir.

Sam : Lord Commandant…

Mormont : Laisse-nous. (à Jon) Qu’est-ce que tu as fait ?

Jon : Je l’ai suivi. Il a emmené le bébé dans la forêt, le nouveau-né.

Mormont : En quoi ce qu’il fait te concerne-t-il ?

Jon : Non, vous ne comprenez pas. Il tue les garçons, les enfants mâles… Vous le saviez ?

Mormont : Les sauvageons servent des dieux plus cruels que les nôtres. Ces garçons, Craster les leur offre.

Jon : Il les sacrifie ? Celui qui tue ses propres enfants est un monstre !

Mormont : Oui, mais plus d’une fois, ce monstre a eu le pouvoir de décider si nos patrouilleurs devaient vivre ou mourir, ton oncle y compris. Nous avons d’autres guerres à mener ailleurs. Que cela te plaise ou non, Craster et ses semblables servent notre cause.

Jon : Je l’ai vu. J’ai vu… quelque chose emmener cet enfant.

Mormont : Quelle que soit cette chose, tu la verras encore, sans nul doute. Et maintenant, prépare mon cheval. Nous partons à l’aube. (lui rendant Grandgriffe) Veille à ne plus l’égarer.

Devant le manoir, à l’aube.

Sam : Vère.

Vère : Tu t’en vas ?

Sam : Je.. J’ai quelque chose pour toi. Ça appartenait à ma mère.

Vère : Je n’ai pas le droit de le garder.

Sam : Je t’en prie ! Je te le demande. Ma mère cousait avec. Je m’asseyais près d’elle, dans sa chambre, et pendant qu’elle cousait, je lui faisais la lecture. Quand il s’en est aperçu, mon père me l’a interdit. C’est tout ce qui me reste d’elle. Avant que je ne parte, elle me l’a offert.

Vère : Tu… Tu ne devrais pas t’en séparer.

Sam : Je ne m’en sépare pas. Je te le donne, c’est pas pareil. Je te le confie, jusqu’à mon retour.

WINTERFELL.
Dans la cour du château.

Hodor : Hodor.

Luwin : Hodor ! Réveille Bran, veux-tu ? C’est l’heure de ses devoirs.

Dans la chambre de Bran.

Bran : C’est pareil toutes les nuits. Je marche, je cours, mais… je ne suis… Je ne suis pas moi. Je cours dans le Bois Sacré, je renifle la terre. Dans ma bouche, il y a le goût du sang du gibier que je viens de prendre. Et je hurle. La vieille Nan me racontait des histoires de personnages magiques qui vivaient dans le corps des cerfs, des oiseaux, des loups.

Luwin : Tu l’as dit toi-même, Bran. Ce sont des histoires.

Bran : Elle mentait, alors ? Ces gens n’existent pas ?

Luwin : Disons qu’ils ont peut-être existé. Mais ils ont disparu de ce monde, comme tant et tant d’autres choses. Ce sont des rêves, mon enfant. Rien de plus.

Bran : Non. Mes rêves sont différents. Ils sont vrais. Quand mon père est mort, je l’ai rêvé. Rickon a fait le même rêve.

Luwin : Et des rêves qui ne se sont point réalisés, combien en as-tu eu ?… Regarde. Ce maillon est fait d’acier valyrien. Il n’y a qu’un mestre sur cent qui le porte sur sa chaîne. Il signifie que j’ai étudié les hauts mystères. Tous ceux qui ont eu accès à ces mystères se sont essayés aux enchantements, je l’ai donc fait aussi. J’étais jeune, et quel jeune homme ne rêve pas de se découvrir des pouvoirs cachés qui le tireraient de sa morne existence et feraient de lui un être à part ? Quoi qu’il en soit et en dépit de mes efforts, je ne parvins pas plus loin que ne l’avaient fait des centaines de jeunes gens avant moi. Allons… Il se peut que la magie ait été l’une des forces qui gouvernaient notre monde, mais elle n’est plus. Les dragons ne sont plus. Les géants sont morts. On ne se souvient plus des Enfants de la Forêt.

LES TERRES DE L’ORAGE.
Au campement de Renly.

Margaery : Loras ! Hautjardin !!

Loras : (à son adversaire) Grâce ! Je me rends.

Renly : (à l’adversaire de Loras) Une belle victoire. Approchez… Levez-vous. Ôtez votre heaume (le chevalier inconnu est une femme). Vous êtes tout ce que votre père avait promis et plus encore, Madame. J’ai vu ser Loras dominer une fois ou deux, mais jamais de cette façon.

Margaery : Allons, allons, mon amour. Mon frère s’est vaillamment battu pour vous.

Renly : J’en conviens, ma reine. Mais il ne peut y avoir qu’un champion. (à la femme-chevalier) Brienne de Torth, demandez-moi tout ce que vous voulez. S’il est en mon pouvoir de vous satisfaire, je le ferai.

Brienne : Votre Majesté. Je requiers l’honneur de faire partie de votre garde royale.

Loras : Comment cela ?

Brienne : Je veux être l’un des sept et prendre l’engagement solennel de vous garder de tout danger jusqu’à la fin de mes jours.

Renly : Entendu. Levez-vous, Brienne de la garde royale. Ha, ha, ha !

Un soldat Baratheon : Votre Majesté. J’ai l’honneur de mener jusqu’à vous lady Catelyn Stark, l’envoyé de son fils Robb, seigneur de Winterfell.

Catelyn : Seigneur de Winterfell... et Roi du Nord.

Renly : Lady Catelyn. Quelle joie de vous voir. Puis-je vous présenter mon épouse ? Margaery, de la maison Tyrell.

Margaery : Nous sommes très heureux de vous accueillir, lady Stark. Je vous adresse toutes mes condoléances.

Catelyn : Je suis votre obligée.

Renly : Madame. Je fais le serment de veiller à ce que les Lannister répondent du meurtre de votre mari. Lorsque j’aurai pris Port-Réal, je vous apporterai la tête de Joffrey.

(Clameur de l’armée de Renly)

Catelyn : Il me suffira de savoir que justice a été faite, Monseigneur.

Brienne : « Votre Majesté ». Vous devez vous agenouiller en présence du roi.

Renly : Nul besoin de cela. Lady Stark est notre invitée d’honneur.

Loras : Votre fils s’est-il porté au-devant de Tywin Lannister ?

Catelyn : Je n’assiste pas aux conseils de guerre de mon fils, et fusse le contraire, je ne m’entretiendrais pas de ses tactiques avec vous.

Loras : Si Robb Stark veut faire alliance avec nous, qu’il vienne lui-même, sans se cacher dans les jupes de sa mère.

Catelyn : Mon fils est à la tête d’une armée qu’il mène au combat. Il ne joue pas au soldat.

Renly : N’ayez pas d’inquiétude. Notre guerre ne fait que commencer.

~~~~~~~~~~ o0o ~~~~~~~~~~

Un soldat Baratheon : Majesté.

Renly : Gérard ! Comment va ton pied ?

Le soldat : Mieux, Majesté. Les chevaux ne savent pas qu’ils sont si lourds.

Renly : C’est bien. (à Catelyn) Je commande une troupe de 100 000 hommes. Toutes les forces des Terres de l’Orage et du Bief.

Catelyn : Tous aussi jeunes et intrépides que votre Chevalier des Fleurs ?… C’est un jeu pour vous, n’est-ce pas ? Je les plains.

Renly : Pourquoi ?

Catelyn : Parce que cela ne durera guerre. Parce qu’ils sont les chevaliers de l’été et que l’hiver vient.

Renly : Brienne. Accompagnez lady Stark à sa tente. Elle est fatiguée de son voyage.

Brienne : Tout de suite, Majesté. Dois-je revenir ensuite ?

Renly : Ce ne sera pas nécessaire. Je vais faire mes dévotions… Tout seul.

Brienne : Si vous voulez bien me suivre, Madame.

Catelyn : Vous avez vaillamment combattu aujourd’hui, lady Brienne.

Brienne : Je l’ai fait pour mon roi. Je me battrai bientôt pour lui sur le champ de bataille. Je mourrai pour lui s’il le faut. Et, sans vouloir vous déplaire, « Brienne » suffit. Je ne suis pas une dame.

Les Iles de Fer.
Dans la grande salle de Pyk.

Theon : Que fais-tu ici ?

Yara : C’est ici que j’habite. Tu es en colère contre moi, mon frère ?

Theon : Saloperie de menteuse !

Yara : Est-ce ma faute si tu ne m’as pas reconnue ?

Theon : Moi, te reconnaître ? Mais comment le pourrais-je ? La dernière fois que je t’ai vu… tu étais un garçon gras comme un cochon.

Yara : Toi aussi, tu étais gras autrefois. Et ça ne m’a pas empêché de te reconnaître.

Theon : Et tu ne m’as rien dis, pourtant !

Yara : Je voulais d’abord voir qui tu étais. Et j’ai vu.

Balon : Les plans sont prêts. Il est temps que je vous les fasse connaître.

Yara : Père.

Theon : Père.

Balon : Le louveteau a pris le chemin du Sud. La totalité de l’armée du Nord marche derrière lui. Pendant qu’il sera occupé avec le lion dans les Terres de l’Ouest, le Nord, lui, tombera comme un fruit mûr. Les Fers-Nés marauderont et pilleront comme ils le faisaient naguère, tout du long de la côte nord. Nous étendrons notre empire au-delà des terres vertes. Nous prendrons le Neck et ce qu’il y a au-dessus. Les forteresses vont se rendre l’une après l’autre. Winterfell nous résistera peut-être pendant un an, mais qu’importe, le reste sera à nous. Les forêts, les bâtisses, les champs. (à Yara) Yara, ma fille. Tu mèneras trente boutres à l’assaut de Motte-la-Forêt.

Yara : J’ai toujours rêvé d’avoir un château.

Theon : Et quel est mon rôle dans tout cela ?

Balon : Tu auras un vaisseau pour t’en aller soumettre les villages de pêcheurs aux Roches.

Theon : Un seul vaisseau ? Vous lui en donnez trente et à moi, un seul ?

Yara : La Chienne des Mers. Nous avons pensé qu’elle était faite pour toi.

Theon : Je dois combattre des pêcheurs ?

Yara : Méfie-toi de leurs filets.

Theon : Père. Je me suis battu aux côtés de Robb Stark. Je connais ses hommes. Ils ne céderont pas le Nord si facilement.

Yara : Ils ne sauront que nous sommes là que lorsqu’il sera trop tard.

Theon : Mais qu’en sais-tu ? Tu n’es qu’une femme ! J’ai fait mes preuves. Je suis un guerrier.

Balon : Tes frères, eux, étaient des guerriers. Tous les deux sont morts de la main de ceux que tu protèges avec tant de passion.

Theon : Je ne les protège en aucune façon. Je me demande seulement s’il n’est pas plus sage d’attendre. Pourquoi risquer d’attaquer le Nord quand ils pourraient être nos alliés ? Si nous nous dressons contre eux, ils nous détruiront, mais si nous leur jurons allégeance, ils nous offriront Castral Roc.

Balon : Quelle est notre devise ?… La devise de notre maison ?

Theon : Nous ne semons pas.

Balon : Nous ne semons pas. Nous sommes des Fers-Nés. Nous ne sommes pas des sujets, nous ne sommes pas des esclaves. Nous ne labourons pas les champs, ni ne travaillons dans les mines. Nous prenons ce qui nous appartient. Ta vie parmi les loups a fait de toi un faible.

Theon : J’y serais allé de mon propre gré, à vous entendre ? C’est vous, mon père, qui m’avez livré, rappelez-vous. Le jour où vous avez ployé le genou devant Robert Baratheon, après qu’il vous a vaincu, avez-vous pris ce qui vous appartenait ce jour-là ?… Vous leur avez donné votre fils ! En cadeau ! Le dernier fils qui vous restait ! Vous m’avez offert comme on le fait d’un chien dont on ne sait plus que faire. Et maintenant vous m’insultez parce que je suis rentré chez moi !?

Yara : Tu voudrais que notre père courbe l’échine devant ton autre famille ?

Theon : Je n’ai pas et je n’aurai jamais d’autre famille !

Yara : En es-tu sûr ? Fais ton choix, Theon, et fais-le vite. Nos navires appareilleront avec ou sans toi.

PORT-REAL.
Dans les appartements de Tyrion.

Shae : Tu ne me permets pas de quitter cette chambre. Tu ne me permets pas…

Tyrion : Chut, chut, chut ! S’il te plaît, parle moins fort.

Shae : Pourquoi ? Tu crois que ton père m’entendrait ? IL EST À DEUX CENTS LIEUES DE PORT-REAL !

Tyrion : Je n’ai pas l’intention que tu restes ici. Je peux peut-être t’introduire dans les cuisines du château. Et tout ceci n’est que temporaire.

Shae : Tous les hommes qui ont goûté à ma cuisine m’ont dit quelle bonne putain je faisais.

Tyrion : Tu ne serais pas cuisinière. Tu te ferais passer pour un marmiton.

Shae : Un marmiton ? Qu’est-ce que c’est ?

Tyrion : Une fille de cuisine.

Shae : Une fille de cuisine ?

Tyrion : Oui, mais…

Shae : Celles qui nettoient les casseroles ? C’est ce que mon lion désire me voir faire ?

Tyrion : Ton lion désire avant tout te voir vivante. Nous sommes dans un endroit dangereux. Ma sœur ne me veut que du mal. Elle cherchera la moindre mes faiblesses. Elle ne doit rien savoir à propos de toi.

Shae : Je suis une faiblesse ?

Tyrion : C’est un compliment, ma douce.

Shae : En quoi est-ce un compliment que d’être une de tes faiblesses.

Tyrion : Il est des mots qui prêtent parfois à confusion.

Shae : Des mots que je suis trop bête pour comprendre. L’étrangère qui ne comprend rien… Je ne suis pas une fille de cuisine.

Dans les appartements royaux.

Myrcella : Quand Joffrey et Sansa vont-ils se marier ?

Cersei : Bientôt, mon cœur. Quand la guerre sera finie.

Myrcella : (à Sansa) Mère m’a dit que j’aurai une robe neuve pour la cérémonie et une autre encore pour le festin. Votre robe sera ivoire, puisque c’est vous l’épousée. (Sansa reste sans voix)

Cersei : La princesse vient de te parler.

Sansa : Pardon, Majesté. (à Myrcella) Ta robe sera certainement magnifique, Myrcella. J’ai grande hâte que les combats cessent enfin et que je puisse jurer amour et fidélité au roi devant les dieux.

Tommen : Est-ce que Joffrey va tuer le frère de Sansa ?

Cersei : C’est possible. En serais-tu content ?

Tommen : Non. Je ne crois pas.

Cersei : Même s’il le tuait, Sansa ferait son devoir. (à Sansa) N’est-ce pas, ma tourterelle ?

Plus tard, dans la chambre de Sansa.

Sansa : Entrez. Qui êtes-vous ?

Shae : Je m’appelle Shae, Madame. Je suis votre nouvelle servante.

Sansa : J’ignorais que j’avais besoin d’une nouvelle servante. Tu n’es pas d’ici.

Shae : Non.

Sansa : Qu’est-ce que tu fais ?

Shae : J’attends que vous me disiez quoi faire.

Sansa : Je ne devrais pas à avoir à te donner des ordres. Tu devrais savoir ce que tu as à faire.

Shae : Quoi, par exemple ?

Sansa : Changer mon linge, laver mes vêtements, frotter le sol, vider mon pot de chambre, me brosser les cheveux !… Non !

Shae : Vous m’avez dit de vous brosser…

Sansa : Pas maintenant !

Shae : Votre pot de chambre est vide.

Sansa : Nettoie la table… Tu as déjà eu un emploi de servante ?

Shae : Oui.

Sansa : Chez qui ?

Shae : Lady Zuriff.

Sansa : Lady Zuriff ?

Shae : Lady Zuriff.

Sansa : Il n’y a personne de ce nom-là dans cette ville.

Shae : Elle n’habite pas dans cette ville.

Sansa : Je ne sais pas ce qui se fait là où elle habite, ici en tout cas, une servante est là pour servir sa maîtresse et non l’inverse. Je n’ai ni le temps, ni l’envie de répondre à tes questions et de t’enseigner comment faire ton travail.

Shae : Dois-je m’en aller ?

Sansa : Brosse-moi les cheveux.

Plus tard, dans les appartements de la Main.

Tyrion : Oh. Les dieux soient bénis. Cela fait six jours que je n’ai pas chié correctement.

Pycelle : J’ai souvent rencontré ce type d’embarras, Monseigneur. Les affres du pouvoir produisent souvent… ces effets funestes. Deux gouttes dans de l’eau, tous les jours.

Tyrion : Je suis très fortuné de compter un homme aussi savant et avisé parmi mes fidèles. Je vous en prie.

Pycelle : Mille mercis, Monseigneur.

Tyrion : Je peux vous faire confiance, Pycelle, n’est-ce pas ?

Pycelle : Mais oui, bien entendu, Monseigneur.

Tyrion : Les temps que nous vivons sont complexes. La couronne doit forger des alliances nouvelles. Et ces alliances devront souvent être scellées par un mariage.

Pycelle : Un mariage ? Oui, certes.

Tyrion : Je confierai ces considérations au Conseil, mais la reine ne doit rien savoir. Je ne veux pas qu’elle se mêle d’affaires qui décideront du futur de ce royaume, les enjeux sont trop importants.

Pycelle : Oui, tout à fait, tout à fait. Je serai muet, Monseigneur, telle la tombe.

Tyrion : Je négocie une alliance avec la maison Martell de Dorne. La princesse Myrcella épousera le cadet de leurs fils lorsqu’il sera majeur, nous assurant ainsi leur loyauté et leur armée si besoin est.

Pycelle : Myrcella, envoyée à Dorne ?

~~~~~~~~~~ o0o ~~~~~~~~~~

Tyrion : Mais prenez garde. La reine ne doit rien savoir.

Varys : Oh. « La reine ne doit rien savoir ». J’adore les conversations qui débutent de cette façon.

Tyrion : Je projette de marier la princesse Myrcella Baratheon à Theon Greyjoy.

Varys : A Theon Greyjoy ? Pardonnez-moi, mais comment ? Il a passé toute son enfance à Winterfell. Il se bat aux côtés de Robb Stark.

Tyrion : Précisément. Le père de Theon déteste les Starks. Il saura convaincre son fils de passer dans notre camp. Greyjoy pourra détruire l’armée du Nord de l’intérieur et nous aurons les navires de son père à notre disposition…

~~~~~~~~~~ o0o ~~~~~~~~~~

Tyrion :… Mais prenez garde. Vous ne devez rien dire à personne.

Baelish : Rien dire à personne. Dire quoi ?

Tyrion : Je projette de marier la princesse Myrcella à Robin Arryn du Val. Lysa a peu d’affection pour moi, mais il se pourrait que la perspective d’une alliance royale puisse la convaincre de jeter l’éponge sur le passé.

Baelish : Elle vous a emprisonné. Elle a tenté de vous exécuter, et vous offrez à son fils une princesse.

Tyrion : Pour les hommes dans notre position, la rancune est le plus souvent un embarras, qu’en pensez-vous ?

Baelish : Et je suppose que c’est moi qui poserai les termes de cet accord ?

Tyrion : Qui d’autre ?

Baelish : Certes, je pourrais jouer cette partition à Lysa si l’envie m’en prenait. Qu’ai-je à y gagner ?

Tyrion : La gratitude des habitants de Westeros d’avoir contribué à mettre fin à la guerre, la reconnaissance éternelle du roi d’avoir contribué à réunir les Sept Couronnes… et Harrenhal.

Baelish : Harrenhal est maudit.

Tyrion : Je ne vous prenais pas pour quelqu’un de superstitieux. Eh bien démolissez le château et reconstruisez-le, vous en aurez les moyens. Je vous ferai seigneur du Conflans.

Baelish : D’un coup de plume, vous feriez de moi l’un des plus grands seigneurs du royaume ?

Tyrion : Vous avez bien servi ma famille dans le règlement de la succession.

Baelish : Autant que Janos Slynt. Lui aussi s’est vu offrir Harrenhal, jusqu’à ce que vous le lui enleviez.

Tyrion : J’ai besoin que vous domptiez Lysa Arryn. Je n’avais nul besoin de Slynt. Affaire réglée ?… Bien ! Oh, et prenez garde…

Baelish : … La reine ne doit rien savoir.

LES TERRES DE L’ORAGE.
Sous la tente de Renly.

Renly : Ca doit faire mal… Quoi ? Quoi donc ?

Loras : La faire membre de la Garde Royale ? Comme si je n’avais pas déjà été assez humilié.

Renly : Brienne est un excellent guerrier. Elle m’est dévouée corps et âme… Tu es jaloux !?

Loras : Jaloux ? De Brienne la Belle ? Quelle plaisanterie.

Renly : Je te le revaudrai.

Loras : Non. Votre Majesté. Pas ce soir. Un autre Tyrell requiert ton attention. Si mon père te soutient, ce n’est pas seulement grâce à ton charme légendaire… Tes vassaux commencent à ricaner derrière ton dos. D’ordinaire, une mariée n’est pas encore vierge deux semaines après sa nuit de noces.

Renly : Margaery l’est encore ?

Loras : Officiellement. Veux-tu que je te l’amène ?

~~~~~~~~~~ o0o ~~~~~~~~~~

Renly : Je dois vous prévenir. J’ai bu beaucoup de vin.

Margaery : C’est votre droit. Vous êtes le roi.

Renly : Vous êtes très belle ce soir.

Margaery : Mille grâces, Majesté.

Renly : Votre robe est ravissante.

Margaery : Vous trouvez ? Je ne sais si je la préfère de cette façon ou… de celle-ci.

Renly : Il est vrai qu’elle ne vous apporte rien. Pourtant d’aucun prétende que la beauté la plus désirable est celle que l’on dissimule… Ce doit être le vin.

Margaery : Peut-être. Laissez-moi faire.

Renly : Pardonnez-moi.

Margaery : Si mon frère nous rejoignait, cela vous aiderait-il ?

Renly : Que dites-vous ?

Margaery : Il pourrait vous mettre entrain. Il serait d’accord, j’en suis sûre. Ou je peux me retourner et vous imaginerez que je suis lui.

Renly : J’ignore pourquoi vous me tenez de tels propos.

Margaery : Il est inutile de jouer la comédie avec moi. Gardez vos mensonges pour la cour, vous en aurez grand besoin. Vos ennemis sont mécontents de ce qui se passe entre nous. Ils veulent à tout prix nous séparer. Le meilleur moyen de les en empêcher est de mettre votre bébé dans mon ventre. Nous réessayerons plus tard. Décidez vous-même comment cela doit être fait : Avec moi, avec moi et Loras, ou avec qui vous choisirez… quoi qu’il vous faudra faire. Vous êtes un roi.

PORT-REAL.
Dans les appartements de la reine.

Cersei : Tu es un monstre ! Myrcella est ma seule fille. Crois-tu vraiment que je te laisserai la vendre comme une putain de bas étage ?

Tyrion : Myrcella est une princesse. D’aucun dirait que sa naissance l’y oblige.

Cersei : Je ne te laisserai pas l’expédier à Dorne comme moi je l’ai été à Robert Baratheon.

Tyrion : Il n’est un endroit plus sûr que Dorne pour elle.

Cersei : Tu as perdu la raison ? Les Martell nous détestent.

Tyrion : C’est pour cela que nous devons les séduire. Il va nous falloir des supports dans la guerre que ton fils a engagé.

Cersei : Cela fera d’elle un otage.

Tyrion : Une invitée.

Cersei : Je ne te laisserai pas faire. Tu te crois en sécurité grâce à la feuille de papier que notre père t’a donnée. Ned Stark aussi avait une feuille de papier.

Tyrion : C’est fait, Cersei.

Cersei : Non.

Tyrion : Et tu n’y peux plus rien.

Cersei : Non !

Tyrion : Crois-tu vraiment que Myrcella sera en sécurité si la ville tombe ? Tu voudrais la voir se faire violer et massacrer comme les enfants Targaryen ? Ne te méprends pas. Ils mettront sa jolie petite tête au bout d’une pique, à côté de la tienne.

Cersei : Sors d’ici ! Sors d’ici !

LES ILES DE FER.
Dans la chambre de Theon.

Theon a rédigé un message pour prévenir Robb de l’attaque des Fers-Nés sur Motte-la-Forêt, mais hésite à l’envoyer. Finalement, il brûle le document à la flamme d’une chandelle…

Le lendemain, sur la plage.

Le prêtre du Dieu Noyé : Theon, de la maison Greyjoy. Jurez-vous aujourd’hui d’accorder votre foi au Dieu Noyé ?

Theon : Je le jure.

Le prêtre : À genoux. (au Dieu Noyé) Faites que votre serviteur Theon renaisse de la mer comme vous l’avez fait. Bénissez-le par le sel. Bénissez-le par la pierre. Bénissez-le par l’acier.

Theon : Ce qui est mort ne saurait mourir.

Le prêtre : Ce qui est mort ne saurait mourir… mais se lève à nouveau, plus dur à la peine et plus vigoureux. Debout.

PORT-REAL.
Dans la salle du Conseil Restreint.

Baelish : Je n’apprécie pas que l’on se paie ma tête, gnome ! Si Myrcella épouse le jeune Martell, il serait mal aisé qu’elle épouse Robin Arryn, n’est-ce pas ?

Tyrion : C’est vrai, ce serait mal aisé. Je vous prie de m’excuser.

Baelish : Et Harrenhal ? Je suppose que ce n’est plus d’actualité non plus ?

Tyrion : J’ai bien peur que non. Encore une fois, toutes mes excuses.

Baelish : Laissez-moi en dehors de votre prochaine duperie.

Tyrion : Quel dommage. Vous deviez être l’élément central de ma prochaine duperie. Mon frère Jamie moisit dans un campement du Nord. J’aimerais le libérer. C’est là que vous intervenez.

Baelish : Robb Stark ne laissera jamais partir le Régicide.

Tyrion : Lui, ça m’étonnerait. Sa mère, en revanche… Que diriez-vous d’avoir le bonheur de revoir votre Cat adorée ? (à Bronn, qui vient d’entrer) L’as-tu trouvé ?

Bronn : Oh oui. Et il est en galante compagnie... Vieux crapaud dégoûtant. J’ai presque du regret de l’interrompre.

Tyrion : Je ne te crois pas.

Bronn : Et tu as raison.

Dans la chambre de Pycelle.

Pycelle : Mais enfin ! Mais que signifie tout ceci !? Non, non, s’il vous plaît !

Tyrion : Vous me décevez, Grand Mestre.

Pycelle : Je suis votre loyal serviteur.

Tyrion : Loyal au point de parler à la reine de mon projet d’envoyer Myrcella à Dorne ?

Pycelle : Non, jamais ! Non. c’est un mensonge. Je le jure, je ne lui ai rien dit. Ah, Varys. C’est Varys ! L’affreuse araignée !

Tyrion : Voyez-vous, j’ai dit à Varys que je destinais la princesse aux Greyjoy. J’ai dit à Littlefinger que je pensais la marier avec Robin Arryn. Je n’ai dit à personne que je la destinais aux dorniens… hormis vous.

Pycelle : L’eunuque a des espions partout…

Tyrion : (à un homme du clan des montagnes) Coupez-lui le membre viril et nourrissez-en les chèvres.

Pycelle : Oh, non, non, non !

L’homme du clan des montagnes : Ici, y’a pas de chèvres, Bout d’Homme.

Tyrion : Débrouillez-vous.

Pycelle : Non, non, laissez-moi ! Au secours !

Tyrion : Depuis quand espionnez-vous pour le compte de ma sœur ?

Pycelle : Tout ce que j’ai fait, je l’ai fait pour la maison Lannister. Depuis toujours. Demandez au seigneur votre père. J’ai toujours été son loyal serviteur, depuis le temps du Roi Fou.

Tyrion : (à Bronn) Sa barbe me déplaît.

Pycelle : Quoi ? Quoi ? Oh, non ! Non, non !

Tyrion : Combien de Mains avez-vous trahies, Pycelle ? Eddard Stark, Jon, Arryn…

Pycelle : Le seigneur Arryn, il… il savait… il savait la vérité… la vérité à propos de la reine et… et il avait décidé d’agir et de… de… de le dire au roi Robert.

Tyrion : Et vous l’avez empoisonné.

Pycelle : Non, jamais de la vie !

Tyrion : Alors vous l’avez laissé mourir. Vous avez fait en sorte qu’il meure.

Pycelle : C’était pour les Lannister. J’ai toujours servi les Lannister.

Tyrion : (à Bronn et à l’homme du clan) Je ne veux plus le voir. Jetez-le dans l’un des cachots noirs.

Pycelle : Oh, non ! Je vous en prie ! Ne faites pas ça ! Vous ne pouvez pas faire ça ! Non…

Tyrion : (à la prostituée, dans le lit de Pycelle, en lui donnant une pièce d’or) Pour votre temps.

Pycelle : ...Non, non, vous n’avez pas le droit ! Je ne veux pas ! Au secours ! Espèce de brutes ! Au secours ! Lâchez-moi…

Dans les appartements de Tyrion.

Varys : Il vous plaira d’apprendre que notre amie commune se comporte remarquablement bien au service de lady Sansa.

Tyrion : C’est bien. Je suis assez content de mon idée.

Varys : Je me suis laissé dire que le Grand Mestre se retrouve au fond d’un cachot noir… Finement joué, monseigneur Main ! Mais dois-je me faire du souci ? Janos Slynt, Pycelle… Le Conseil Restreint se restreint de jour en jour.

Tyrion : Le Conseil a la réputation d’avoir mal servi les Mains précédentes. Je n’ai pas l’intention de suivre Ned Stark dans la tombe.

Varys : Le pouvoir est chose étrange, Monseigneur. Les énigmes vous amusent-elles ?

Tyrion : Pourquoi ? Vais-je en entendre une ?

Varys : Trois hommes importants se trouvent dans une pièce : un roi, un prêtre et un homme riche. Devant eux se tient un mercenaire de basse extraction. Chaque homme important lui demande de tuer les deux autres. Qui vit et qui meurt ?

Tyrion : Cela dépend du mercenaire.

Varys : Croyez-vous ? Il ne veut ni couronne, ni or, ni faveur des dieux.

Tyrion : Il a une épée, donc le pouvoir de vie et de mort.

Varys : Mais si ce sont les mercenaires qui gouvernent, pourquoi prétendons-nous que les rois détiennent le pouvoir ? Lorsque Ned Stark a été décapité, qui était le véritable responsable ? Joffrey, le bourreau ou autre chose ?

Tyrion : Je n’aime pas les énigmes.

Varys : Le pouvoir réside là où les hommes s’imaginent qu’il doit résider. C’est un leurre. Une ombre sur le mur. Et un très petit homme projette quelques fois une très grande ombre.

LA ROUTE ROYALE.
Au campement de Yoren.

Yoren : Tu devrais être endormie. Demain, il faudra marcher longtemps. Quinze lieues s’il ne pleut pas des trombes.

Arya : J’arrive pas à dormir. (Yoren lui propose du vin) Ça a mauvais goût.

Yoren : On ne boit pas ça pour se réjouir les papilles, faut bien l’avouer… Quoi ?

Arya : Comment dormez-vous ?

Yoren : Comme la plupart des gens, je dirais.

Arya : Mais vous avez-vu tant de choses. Tant de choses horribles.

Yoren : C’est vrai. Des jolies choses, j’en ai vu aussi, quoique sûrement pas autant.

Arya : Comment on arrive à dormir quand… quand on a ces… ces choses dans la tête ?

Yoren : Tu n’as rien vu ce jour-là. Je m’en suis bien assuré.

Arya : Je les vois là-haut quand je ferme les yeux. Je les vois tous. Ils sont là : Joffrey, la reine et… et ma sœur.

Yoren : Tu sais, on en quelque chose en commun, toi et moi, en y pensant. J’avais peut-être un ou deux ans de plus que toi. J’ai vu mon frère prendre un coup de poignard dans le cœur sur le pas de notre porte. Celui qui l’a embroché, c’était même pas un vrai criminel. Willem, il s’appelait. Il s’est enfui avant qu’on ait le temps de dire « Un, deux, trois ». Je suis resté là, à regarder mourir mon frère. Le plus drôle, c’est que… le visage de mon frère, je ne m’en souviens plus. Mais celui de Willem… Ah, il était bien fait de sa personne. Il avait des yeux bleus, de bonnes dents blanches, un menton avec une fossette de ceux qu’aiment les filles. Je pensais à lui pendant que je travaillais, pendant que je buvais, pendant que je chiais, jusqu’au point où j’en venais à dire son nom tout haut tous les soirs avant de dormir. « Willem. Willem… Willem ». C’était presque comme une prière. Et un jour, Willem est revenu en ville… J’ai planté une hache tellement profond dans le crane de Willem qu’il a fallu qu’ils l’enterrent avec. Je suis arrivé jusqu’au Mur sur le cheval de Willem et depuis, je porte le noir… Eh ben, voilà qui devrait t’aider à dormir. Ha, ha, ha ! (un cor résonne à l’extérieur) (aux recrues de la Garde) Oh, debout, tas de feignants, fils de pute !! Vos armes à la main !!

Gendry : Debout !

Arya : Debout !

Yoren : (à Gendry et Arya) Vous deux, cachez-vous ! Personne doit vous voir.

Arya : Non, je n’ai pas peur.

Gendry : Je veux me battre.

Yoren : J’ai dit « Personne doit vous voir ». Si ça tourne mal, sauvez-vous ! Vous m’entendez ? Partez vers le nord sans jamais vous retourner. (aux recrues de la Garde) Eh, vous autres ! Les gars qui arrivent, ils vont enculer vos cadavres ! Dehors tout le monde ! Dehors !

Devant le campement.

Yoren : Tout le monde dehors !

Les recrues : Vite ! Le feu ! Au secours ! Allez ! Par là ! Vite !

Un officier des Lannister : (à Yoren) Où est le bâtard, corbeau ?

Yoren : J’en bien plus d’un dans cette troupe. Qui donc cherche un bâtard ?

L’officier des Lannister : (se présentant) Ser Amory Lorch. Banneret juré de lord Tywin Lannister. (désignant les hommes du Guet) Ces hommes, venus de la capitale nous ont demandé assistance. Lâchez vos armes, au nom du roi.

Yoren : Il faudrait d’abord me dire de quel roi il s’agit.

Amory Lorch : C’est la dernière chance que j’te donne. Au nom du roi Joffrey, c’est un ordre. Lâchez vos armes !

Yoren : La réponse est non.

Amory Lorch : Comme tu veux.

Yoren : J’ai toujours détesté les arbalètes. Elles sont trop longues à recharger.

Jaqen : (à Arya) Petit ! Viens là, petit ! Doux enfant, aide-nous ! Viens ! Aide-nous, petit… Les hommes peuvent se battre. Libère-nous !… Vite ! Dépêche-toi !

Un soldat Lannister : (à Arya) Qu’avons-nous donc là ?

Arya : Non !

Le soldat Lannister : Quelle belle petite lame ! Peut-être qu’elle peut me servir de cure-dents.

Tourte-Chaude : Grâce ! Je m’rends !

Amory Lorch : Rassemblez les survivants ! On les ramène à Harrenhal.

Le soldat Lannister : (à Arya) T’as entendu ? Tu viens avec nous.

Tourte-Chaude : Je m’rends.

Lommy : À l’aide ! Aidez-moi !

Le soldat Lannister : C’est ta jambe qui te gêne, petit ?

Lommy : Y’a qu’à regarder !

Le soldat Lannister : Tu peux marcher ?

Lommy : Non. Il faut me porter.

Le soldat Lannister : D’accord. (à ses camarades, après avoir poignardé Lommy) Comme si j’allais le porter !

Amory Lorch : (aux survivants) On recherche un bâtard du nom de Gendry. Désignez-le ou je commence à arracher des yeux.

Arya : Vous voulez Gendry ? Vous l’avez déjà. (désignant le casque auprès du cadavre de Lommy) Ce casque, il l’adorait.

Kikavu ?

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