PORT-REAL.
Dans la salle d’escrime.
Syrio : Ligne de quarte ! Ligne de sixte ! ... Ligne de dehors ! Feinte à droite !
Devant les écuries.
Poole : Si vous cassez quoi que ce soit, la septa me fera décapiter.
Dans la Tour de la Main.
Septa Mordane : Ta sœur savait parfaitement que nous partions aujourd’hui. Comment a-t-elle pu oublier...
Sansa : Elle n’a pas oublié. Elle est avec son maître à danser, comme elle l’est tous les matins. Elle revient toujours couverte de bleus et toute égratignée, elle est si maladroite...
Septa Mordane : Tais-toi !... Retourne dans ta chambre. Barre les portes et surtout, prends bien garde à n’ouvrir à personne.
Sansa : Qu’est-ce qu’on entend ? Que se passe-t-il ?
Septa Mordane : Fais ce que je te dis immédiatement ! Hâte-toi !
Dans la salle d’escrime.
Syrio : A droite ! Et voilà, tu es morte.
Arya : Vous aviez dit « à droite » ! Mais vous avez frappé à gauche.
Syrio : Et c’est pour ça que tu es une petite fille morte.
Arya : Parce que vous avez menti !
Syrio : Ma langue, oui. Mes yeux ont hurlé la vérité. Toi, tu n’as pas vu.
Arya : Mais si, bien sûr ! Je vous regardais, mais...
Syrio : « Regarder » ne veut pas dire « voir », petite fille morte. La vision, la vision vraie, voilà ce qui doit constamment guider ta lame.
Meryn Trant : Arya Stark ! Venez avec nous. Votre père veut vous voir.
Syrio : Et dites-moi pourquoi lord Eddard l’envoie quérir par les hommes des Lannister plutôt que par les siens, hmm ? Je m’interroge.
Meryn : Ce n’est pas ton affaire, maître à danser. Nul besoin de t’en préoccuper.
Arya : Mon père n’enverrait pas quelqu’un comme vous... Et je ne suis pas obligée de vous suivre si je ne le veux pas.
Meryn : Ha, ha, ha, ha, ha ! (aux gardes des Lannister) Emmenez-la !
Syrio : Sont-ce des hommes ou des serpents, pour menacer ainsi une enfant ?
Le garde des Lannister : Écarte-toi de mon chemin, petit homme.
Syrio : Sache que je suis Syrio Forel.
Le garde : Un faquin d’étranger !
Syrio : Vous êtes priés de faire preuve de respect quand vous m’adressez la parole.
Meryn : Tuez le braavien ! Emmenez la fille.
Syrio : Petite Arya, nous avons fini de danser aujourd’hui. Cours retrouver ton père.
Meryn : (à ses hommes) Bande d’incapables !
Syrio : Part, maintenant, Arya.
Arya : Venez avec moi. Il faut fuir !
Syrio : La Première Épée de Braavos jamais ne s’enfuit... Rappelle-moi ce que l’on dit au dieu de la Mort.
Arya : « Pas aujourd’hui ».
Syrio : Va-t’en !
Dans la Tour de la Main.
Arya : Pas aujourd’hui... Pas aujourd’hui.
Sansa : N’approchez pas de moi ! Je le dirai à mon père et... je le dirai aussi à la Reine.
Le Limier : Ha, ha, ha, ha, ha ! Et selon vous, qui m’envoie ?
Devant les écuries.
Arya : Aiguille !
Le palefrenier : Ah, tiens. La voilà !
Arya : Qu’est-ce que tu veux ?
Le palefrenier : Eh, toi, pardi, la fille au loup. Viens ici !
Arya : Laisse-moi tranquille ! Mon père est un seigneur, il te récompensera.
Le palefrenier : C’est la Reine qui va me récompenser. !
Arya : Je te dis de me laisser !
Dans les cachots du Donjon Rouge.
Varys : Lord Stark. Vous devez avoir grand soif.
Ned : Varys ?
Varys : Je vous le promets, il n’est pas empoisonné... Comment se fait-il qu’on ne fasse jamais confiance à l’eunuque ?... Non, n’en buvez pas tant, Messire. Si j’étais vous, je garderais ce qui reste. Cachez-la. Bien des hommes sont morts de soif dans ces cellules.
Ned : Qu’est-il arrivé à mes filles ?
Varys : La plus jeune semble s’être échappée du château. Même mes petits oiseaux ne la retrouvent pas.
Ned : Et Sansa ?
Varys : Elle est encore promise à Joffrey. Cersei la garde près d’elle. Quant au reste de vos gens... tous morts, à mon plus grand regret, tant la vue du sang m’insupporte.
Ned : Vous avez vu mes hommes se faire massacrer sans intervenir ?
Varys : Si c’était à refaire, je le referais. Je n’avais ni arme, ni armure et les lames des Lannister me cernaient de toutes parts.
Regardez-moi ! Voyez-vous un héros ?... Enfin, que vous a-t-il pris d’aller dire à la Reine que vous saviez la vérité sur la naissance de Joffrey ?
Ned : J’ai agi par compassion. Afin qu’elle puisse sauver ses enfants.
Varys : Ah, les enfants ! Ce sont toujours les innocents qui souffrent. Ce n’est pas le vin qui a tué Robert, ni le vieux sanglier. Certes, le vin a ralenti son geste et le sanglier l’a pourfendu, mais c’est cette compassion, Messire, qui tua le Roi... Je gage que vous savez que vous êtes un homme mort, lord Eddard ?
Ned : La Reine ne peut pas me tuer. Catelyn tient son frère.
Varys : Pas le bon frère, hélas... elle ne l’a plus. Votre femme a laissé le gnome lui filer entre les doigts.
Ned : Si ce que vous dites est vrai, tranchez-moi la gorge et qu’on en finisse.
Varys : Pas aujourd’hui, Messire.
Ned : Dites-moi encore une chose, Varys... Qui servez-vous en réalité ?
Varys : Le Royaume, mon cher seigneur. Il faut bien que quelqu’un le fasse.
LE MUR.
Dans la cour de Châteaunoir.
Mormont : C’est Othor. Sans l’ombre d’un doute.
Bowen Marsh : L’autre est Jafer Flowers, Messire... moins une main que lui a pris le loup.
Mormont : Y’a-t-il trace de Benjen ou du reste des hommes qu’il avait avec lui ?
Jon : Il n’y avait que ces deux-là, Messire. Morts depuis longtemps, je dirais.
Sam : Mais l’odeur ?...
Bowen : Quelle odeur ?
Sam : Eh bien... il n’y en a aucune !? S’ils étaient morts depuis longtemps, ne seraient-ils pas décomposés ?
Jon : Il faut les brûler.
Bowen : Snow n’a pas tort, Messire. Pour eux, il n’y a guère que le feu, comme font les sauvageons.
Mormont : Je veux que mestre Aemon examine d’abord les cadavres... (à Sam) Vous avez beau être un couard, Tarly, vous vous servez correctement de votre tête. (à Bowen) Emmenez-les à l’intérieur.
Bowen : (aux intendants) Vous avez entendu ce qu’on vous a dit ?
Un frère de la Garde : Messire Commandant ! Mestre Aemon vous attend dans ses appartements... Un corbeau, de Port-Réal.
Bowen : (à ses intendants) Allons ! Emmenez-les !
Dans les appartements du Lord Commandant.
Mormont : Apportez-moi un gobelet de bière, Snow... Prenez-en un pour vous... Le Roi est mort.
Jon : Y a-t-il des nouvelles de mon père ?
Mormont : Asseyez-vous... Lord Stark a été accusé de trahison. Il aurait comploté avec les frères de Robert pour écarter du trône le prince Joffrey... J’espère que vous ne céderez pas à l’envie de faire une bêtise quelconque. Votre devoir est ici, maintenant.
Jon : Mes sœurs étaient à Port-Réal avec lui.
Mormont : Je suis certain qu’elles seront traitées avec égards.
PORT-REAL.
Dans les appartements du Roi.
Varys : Il apparaît que votre père est un traître de la pire espèce, mon petit.
Pycelle : Le corps du roi Robert était encore chaud que lord Eddard entreprenait de comploter pour voler à Joffrey le trône qui lui revient de droit.
Sansa : Jamais il ne ferait cela ! Il sait combien j’aime Joffrey. Il ne ferait pas cela. (à Cersei) Je vous en prie, Majesté, il doit y avoir une erreur. Envoyez quérir mon père, il vous le dira. Le Roi était son ami.
Cersei : Sansa, douce enfant, tu n’as rien à te reprocher, nous le savons. Tu n’en es pas moins la fille d’un traître. Puis-je alors te laisser épouser mon fils ?
Pycelle : Une enfant née de la semence d’un traître n’est pas une conjointe adéquate pour notre Roi. C’est un tendre agneau aujourd’hui, Majesté, mais dans dix ans, qui sait quelle trahison elle pourra fomenter ?
Sansa : Non, vous vous trompez. (à Cersei) Je serai une parfaite épouse, vous verrez. Je serai une Reine comme vous, je le promets. Je ne fomenterai rien du tout !
Baelish : Cette enfant est innocente, Majesté. Donnons-lui donc une chance de prouver sa loyauté.
Cersei : Petite colombe. Tu vas écrire à lady Catelyn et à ton frère, l’aîné... Comment s’appelle-t-il ?
Sansa : Robb.
Cersei : Sans doute auront-ils bientôt vent de l’arrestation de ton père. Mieux vaut que la nouvelle vienne de toi. Si tu veux aider ton père, il te faut persuader ton frère de maintenir la paix du Roi. Dis-lui de venir à Port-Réal et de faire acte d’allégeance à Joffrey.
Sansa : Si je... si je pouvais voir mon père, si je pouvais lui parler...
Cersei : Tu me déçois, mon enfant. Nous t’avons tout dit de sa trahison, pourquoi voudrais-tu parler à un traître ?
Sansa : Je voulais seulement dire... Que va-t-il arriver à mon père ?
Cersei : Cela va dépendre.
Sansa : De... de quoi donc ?
Cersei : De ton frère !... et de toi.
WINTERFELL.
Dans la grande salle.
Robb : « Trahison » ??... C’est Sansa qui l’a écrite ?
Luwin : C’est l’écriture de votre sœur, mais ce sont les mots de la Reine. On vous mande à Port-Réal pour faire serment d’allégeance au nouveau Roi.
Robb : Joffrey met mon père au cachot et il veut aussi qu’on lui baise le cul ?
Luwin : C’est un ordre qui émane du Roi, Messire. S’il advenait que vous refusiez d’obéir...
Robb : Je ne refuserai point. Sa Majesté me somme de venir à Port-Réal, j’irai... mais pas seul. Convoquez les bannerets.
Luwin : Dois-je tous les convoquer, Messire ?
Robb : Ils ont tous juré de défendre mon père, n’est-ce pas ?
Luwin : En effet.
Robb : Voyons maintenant ce que valent leurs serments.
Luwin : Oui. Bien, Messire.
Theon : Tu as peur.
Robb : Il semblerait.
Theon : C’est bien.
Robb : Pourquoi est-ce bien ?
Theon : Ça veut dire que tu n’es pas bête.
LES EYRIES.
Dans les appartements de lady Arryn.
Cat : Tu l’as depuis l’aube ?
Lysa : Elle m’a été envoyée à moi, pas à toi. Ce n’est que par courtoisie que je te la montre.
Cat : Quelle courtoisie ? Mon mari a été fait prisonnier. Mon fils à l’intention de partir en guerre ?
Lysa : En guerre, tu crois ? Ton fils, contre les Lannister ? Va le rejoindre. Enseigne-lui la patience.
Cat : Ned pourrit au fond d’un donjon et tu parles de patience ? Il est ton frère par alliance. Le mot « Famille » ne représente-t-il rien pour toi ?
Lysa : La famille m’importe plus que tout le reste. Je ne risquerai pas la vie de Robin en intervenant dans une autre des guerres de ton mari.
Robin : Maman, j’ai faim !
Lysa : Attends, mon ange. Tu viens de manger.
Cat : Tu ne nous soutiendras pas, alors, si je comprends le sens de ton discours ?
Robin : Mais moi, j’ai faim !!
Lysa : Sois patient, mon amour. Bientôt. (à Cat) Tu es la bienvenue ici, ma sœur, mais si tu me demandes d’envoyer des hommes du Val se battre...
Cat : C’est ce que je demande !
Lysa : (à Robin) Va vite, doux enfant. C’est l’heure de ton bain. Je te nourrirai ensuite.
Cat : Si tu te soucies de la sécurité de ton fils...
Lysa : Bien sûr que je me soucie de la sécurité de mon fils ! Es-tu donc idiote ?? Ils ont tué mon époux. Tu dis qu’ils ont jeté ton garçon par une fenêtre. Ces gens sont capables de n’importe quelle vilenie !
Cat : C’est pourquoi il nous faut les empêcher de nuire !
Lysa : Les chevaliers du Val demeureront dans le Val, à leur juste place. Pour protéger leur seigneur.
LE VAL.
Sur un chemin de campagne.
Tyrion : ♪♫♫♪♫♫♪♪
Bronn : Tu veux bien te taire !... Les anciennes tribus rôdent partout alentour.
Tyrion : Si je dois mourir, autant que ce soit la musique au cœur.
Bronn : Je devrais prendre tes vivres et te laisser ici. Hein ? Que ferais-tu alors ?
Tyrion : Je mourrais de faim, probablement.
Bronn : Tu ne me crois pas capable de le faire, n’est-ce pas ?
Tyrion : Que veux-tu, Bronn ? De l’or, des femmes ?... De l’or et des femmes ? Reste avec moi et tu auras tout cela... Mais tant que je reste en vie et pas une minute de plus. Quoi que... tu le savais. C’est pour cette raison, que tu as si vaillamment mis ton épée au service de mon honneur.
Bronn : L’affaire est entendue. Mais ne compte pas sur moi pour mettre genou à terre et t’appeler « Messire » à chaque fois que tu chies. Je ne suis pas ton courtisan et je ne suis pas ton ami.
Tyrion : J’attacherais à ton amitié une valeur immense. Toutefois, je suis surtout intéressé par ton talent pour le meurtre. Et s’il advenait qu’un jour tu sois tenté de me trahir pour de l’argent, surtout souviens-toi... que quel que soit leur prix, je ferai mieux. La vie me sied ♪♫♫♪♫♫♪♪
Quelque part, en forêt.
Bronn : Tyrion... Tyrion... Tyrion !
Tyrion : Venez. Venez donc partager notre feu. Vous prendrez bien un peu de chevreau ?
Shagga : Quand tu iras rejoindre tes dieux, dis-leur bien que c’est Shagga, fils de Dolf, de la tribu des Freux qui t’envoie.
Tyrion : Je suis Tyrion, fils de Tywin, du clan des Lannister.
Shagga : Aurais-tu envie de mourir, Tyrion fils de Tywin ?
Tyrion : Oui, mais dans mon lit. A l’age de 80 ans. La panse pleine de vin et ma queue dans la bouche d’une donzelle.
Shagga : Ha, ha, ha, ha, ha !... Prenez le bout d’homme, il dansera pour les enfants. Tuez l’autre.
Tyrion : Non, non, non, non, non. Ma... ma maison est riche et puissante. Menez-nous à travers ces montagnes et mon père vous couvrira d’or.
Shagga : Nous n’avons que faire des promesses d’un bout d’homme.
Tyrion : Petit bout d’homme, peut-être. Mais qui a au moins le courage d’affronter ses ennemis. Que font-ils les Freux ? Ils se cachent derrière des rochers ? Ils tremblent quand passent les chevaliers du Val ?... Ces armes, c’est ce que vous avez trouvé de mieux à voler ? Elles ne sont bonnes qu’à tuer des moutons, à condition que les moutons ne se défendent pas. Les forgerons de mon père vous chieraient du meilleur acier.
Shagga : Tu crois que tu peux nous acheter avec quelques bricoles ?
Tyrion : Voici une bricole qui vaut plus que toutes les richesses que possède ta tribu. Cependant, si tu nous aides, Shagga, fils de Dolf, je ne te donnerai pas de bricoles. Je te donnerai cela.
Shagga : Et « cela », qu’est-ce que c’est ?
Tyrion : Le Val des Eyriés. Les seigneurs du Val crachent depuis toujours sur les tribus des montagnes. Les seigneurs du Val veulent me voir mort. Je crois que l’heure est venue pour le Val d’avoir de nouveaux seigneurs.
LE MUR.
A la cantine de Châteaunoir.
Thorne : Que voilà un spectacle rare ! Je vois non seulement un bâtard, mais le bâtard d’un traître.
Sam : Jon, non !! Jon, arrête ! Pose le couteau !
Thorne : Jamais le sang ne ment. Pour ça, tu seras pendu, bâtard.
Mormont : Je vous avais dit de ne pas faire de bêtises. Vous êtes consigné dans votre cellule. Allez.
Dans la cellule de Jon.
Jon : Fantôme, qu’est-ce que tu as ? Tu entends quelqu’un dehors ?
Dans les appartements du Lord Commandant.
Jon : Commandant ?... (à Fantôme) Pas bouger !... Il y a quelqu’un ?... Qui est là ?... Messire Commandant ?
Mormont : Snow !?
Jon : Commandant !... Vite !
MER DOTHRAKI.
Dans un village lhazaréen.
Daenerys : De quoi sont-ils coupables ?
Rakharo : {dothraki : Les ‘’Agnelets’’ font de bons esclaves. Khal Drogo en fera cadeau aux marchands d’esclaves, et les marchands d’esclaves nous donneront de l’or... et de la soie, et de l’acier.}
Daenerys : Je croyais que l’argent ne représentait rien pour les dothrakis.
Jorah : Il faut de l’or pour affréter des navires, Princesse. Des navires qui feront voiles vers Westeros.
Daenerys : Jorah ! Dites-leur que je ne veux pas de viols.
Jorah : Khaleesi...
Daenerys : Vous m’avez entendue !
Jorah : Ces hommes ont versé leur sang pour leur Khal. Ils prennent la récompense qu’ils méritent.
Rakharo : {C’est une fille-agneau, Khaleesi. Les cavaliers lui font un honneur. Si ses gémissements viennent à offenser le Khaleesi, je vous amènerai sa langue.}
Jorah : Princesse... Votre cœur est bienveillant, mais c’est ainsi qu’il en fût de tout temps.
Daenerys : Mon cœur n’est aucunement bienveillant, Ser ! {dothraki : Faites comme je vous l’ordonne ou Khal Drogo en entendra parler.}
Jorah : (à la femme) Viens !... (à Daenerys) Que voulez-vous qu’on en fasse ?
Daenerys : Amenez-la-moi... Et ces femmes là-bas aussi.
Jorah : Vous ne pouvez les réclamer toutes, Princesse.
Daenerys : Je le peux... et je le ferai.
Drogo : {Lune de ma vie, Mago dit que tu lui as pris son butin, la fille d’un ‘’agnelet’’ qu’il lui revenait de chevaucher. Dis-moi la vérité.}
Daenerys : {Mago dit vrai, Mon soleil étoilé. J’ai réclamé de nombreuses filles aujourd’hui... afin qu’elles ne puissent être chevauchées.}
Drogo : {C’est ainsi que se passe la guerre. Ces femmes sont maintenant des esclaves que nous traitons comme il nous plaît.}
Daenerys : {Il me plaît de prendre soin d’elles. Si tes cavaliers doivent les chevaucher, ils devraient les prendre pour épouses.}
Qotho : (à Drogo) {Le cheval s’accouple-t-il avec la brebis ?}
Daenerys : {Le dragon se repaît du cheval comme de la brebis.}
Mago : {Tu es une étrangère. Tu n’as pas d’ordres à me donner.}
Daenerys : {Je suis la Khaleesi. Celle qui te donne des ordres.}
Drogo : {Tu vois comme elle devient farouche ? C’est mon fils qui est en elle, L’Étalon qui montera l’univers, qui l’emplit de son feu... Je n’en entendrai pas davantage... Mago. Trouve-toi un autre endroit où fourrer ta queue.}
Mago : {Un Khal qui reçoit des ordres d’une putain étrangère n’est pas un vrai Khal !}
Drogo : {Ton corps ne connaîtra pas le bûcher. Je ne te ferai pas cet honneur. Les scarabées se nourriront de tes yeux... Les vers grouilleront dans tes poumons... La pluie tombera sur ta peau en décomposition... jusqu’à ce qui ne reste rien de toi, hormis tes os !}
Mago : {Tu dois d’abord me tuer.}
Drogo : {C’est déjà fait.}
Daenerys : {Mon soleil étoilé est blessé.}
Drogo : {Une égratignure, Lune de ma vie.}
Daenerys : (à Qotho) {Où sont les guérisseuses ?}
Drogo : {Ce n’est rien que la morsure d’une mouche.}
Mirri Maz Duur : {Je peux m’occuper de la blessure du grand cavalier.}
Qotho : {Le Khal n’a pas besoin de l’aide d’esclaves qui couchent avec des moutons.}
Daenerys : {Elle m’appartient. Laisse-la parler.}
Mirri Maz Duur : Merci, dame argentée.
Daenerys : Qui es-tu ?
Mirri Maz Duur : On me nomme Mirri Maz Durr. J’étais l’épouse du dieu de ce temple.
Qotho : {Une sorcière.}
Mirri Maz Duur : Ma mère était l’épouse du dieu, avant moi. Elle m’a appris comment guérir avec des fumigations et des onguents. Mon peuple croit que les hommes ne sont qu’un seul et même troupeau. Le Pâtre Suprême m’a envoyée sur terre pour...
Qotho : {Trop de paroles. Les mots d’une sorcière sont un poison pour les oreilles.}
Mirri Maz Duur : Mouton ou lion, il faut nettoyer sa blessure et la recoudre, sinon elle s’infectera.
Daenerys : {Laisse-la nettoyer ta blessure, mon soleil étoilé. Je souffre de te voir saigner.}
WINTERFELL.
Dans la grande salle.
Lard-Jon Omble : Cela fait 30 ans que je transforme les hommes en cadavres, mon garçon. Donc, c’est moi qu’il vous faut pour conduire l’avant-garde.
Robb : Galbart Glover conduira l’avant-garde.
Lard-Jon : Le putain de Mur fondra avant qu’un Omble ne marche derrière un Glover ! C’est moi qui mènerai l’avant-garde ! Faute de quoi, j’emmène mes hommes et nous reprenons le chemin de la maison.
Robb : Vous ferez comme il vous plaira, messire Omble. Quand j’en aurai fini avec les Lannister, je marcherai vers le Nord et viendrai vous débusquer dans votre repère, pour vous pendre comme parjure.
Lard-Jon : Ha ! Un parjure, hein !? Je ne suis pas venu pour essuyer les insultes d’un marmot à peine sevré, qui doit encore pisser du lait.
Robb : Le seigneur, mon père, m’a enseigné que tirer sa lame contre son suzerain était puni de mort, mais nul doute que Lard-Jon se proposait seulement de couper ma viande.
Lard-Jon : Votre viande... est bougrement coriace. Ha, ha, ha, ha.... !!
Dans la chambre de Bran.
Bran : Que veux-tu ? Que s’est-il passé ?
Robb : Tout va bien.
Bran : Où t’en vas-tu ?
Robb : Au Sud, chercher père.
Bran : Mais on est au milieu de la nuit.
Robb : Les Lannister ont des espions partout. Je ne veux pas qu’ils sachent que nous sommes en route.
Bran : Ils ont plus d’hommes que nous.
Robb : Oui, ils en ont plus.
Bran : Je pourrais venir avec vous ? Maintenant, je monte à cheval. Tu m’as vu faire. Je ne vous gênerai pas, je ferai bien...
Robb : Il faut toujours qu’il reste un Stark à Winterfell. Ce sera toi jusqu’à mon retour. Ne sors pas des remparts du château pendant notre absence, tu entends ? Obéis à mestre Luwin, et veille sur ton petit frère.
Bran : C’est promis.
Robb : J’enverrai des lettres quand je le pourrai. Mais si tu n’as pas de nouvelles, n’aies pas peur... Adieu, jusqu’à mon retour.
Bran : (à Rickon) Depuis combien de temps te caches-tu, là-derrière ? Robb va te chercher, pour te dire au revoir.
Rickon : Ils sont tous partis.
Bran : Ils reviendront bientôt. Robb va libérer père. Il trouvera mère et ils reviendront.
Rickon : Non... Ils ne reviendront pas.
Dans le bois sacré.
Bran : (à l’arbre-coeur) Veillez sur Robb, s’il vous plaît. Et veillez sur tous les autres hommes de Winterfell... Et aussi sur Theon, après tout.
Osha : Tu les entends, mon garçon ? Les anciens dieux te répondent ?
Bran : Que fais-tu ici ?
Osha : Ce sont mes dieux, à moi aussi. Au-delà du Mur, ce sont les seuls dieux qu’ont ait. Même les esclaves ont le droit de prier.
Bran : Tu n’es pas une esclave... Ton ami m’a menacé de son couteau, tout de même.
Osha : Je ne me plains pas, petit seigneur. Je dis ce qui est.
Bran : Que voulais-tu dire par « entendre les dieux » ?
Osha : Tu leur as demandé quelque chose. Ils te répondent... Ouvre bien tes oreilles.
Bran : C’est seulement le vent.
Osha : A ton avis, qui envoie le vent si ce ne sont pas les dieux ? Ils te voient, mon garçon. Ils t’entendent aussi. Ils ne pourront rien pour ton frère, là où il va. Les anciens dieux n’ont pas de pouvoir dans le Sud. Là-bas, les barrals ont tous été coupés il y a bien longtemps. Ils ne veillent sur rien, puisqu’ils n’ont plus d’yeux... (à Hodor) Dieu qu’il est grand cet homme-là ! S’il n’a pas du sang de géant, alors moi je suis la Reine.
Bran : Retourne chercher tes vêtements, Hodor ! Habille-toi !
Hodor : Hodor.
Bran : Au-delà du Mur, il y a vraiment des géants ?
Osha : Des géants... et bien pire que des géants. J’ai essayé de le dire à ton frère. Il ne va pas dans la bonne direction. Toutes ces épées, c’est vers le Nord qu’elles devraient aller, mon garçon. Vers le Nord, et pas vers le Sud !... Les vents froids se lèvent.
LE MUR.
Dans la cour de Châteaunoir.
Sam : Ils ont été touchés par les Marcheurs Blancs. C’est pour cela qu’ils sont revenus. C’est pour cela que leurs yeux sont bleus. Seul le feu peut les arrêter.
Jon : Comment sais-tu ça ?
Sam : Je l’ai lu dans un livre. Un livre très ancien de la bibliothèque de mestre Aemon.
Jon : Que disait-il d’autre, ce livre ?
Sam : Que les Marcheurs Blancs sommeillent sous la glace durant des milliers d’années. Et quand ils se réveillent...
Pyp : Et quand ils se réveillent... quoi ?
Sam : Faut espérer que le Mur soit assez haut.
LE NORD.
Dans le camp de l’armée Stark.
Rodrik : Les neiges estivales, Madame.
Cat : Robb a apporté le Nord avec lui.
Robb : Les seigneurs riverains se replient, avec Jaime Lannister sur leurs talons. Et lord Tywin amène du Sud une seconde armée Lannister. Nos éclaireurs confirment qu’elle est bien plus grande que celle du Régicide.
Lard-Jon : Une armée, ou deux... Les rois du Nord ont repoussé des forces dix fois plus grandes.
Robb : Mère !
Cat : Tu as bonne mine.
Lard-Jon : Lady Catelyn. Une apparition fort bienvenue en cette époque troublée.
Theon : Nous n’avions point pensé vous voir ici, Madame.
Cat : Je n’avais point pensé venir. Je voudrais parler à mon fils seul-à-seul. J’ose croire que vous me le pardonnerez, Messeigneurs.
Lard-Jon : Vous l’avez entendue ? Remuez donc les fesses ! Dehors, avec moi ! Vous aussi, Greyjoy. Vous êtes sourd à votre âge ?... (à Cat) N’ayez aucune crainte, Madame. Nous irons d’abord fourrer nos épées dans le trou du cul de Tywin Lannister, et de là, nous filerons au Donjon Rouge pour libérer Ned... (à Rodrik) Vas-tu bien, vieux fripon ?
Rodrik : Et toi, Jon ?
Lard-Jon : Toujours un bon coup de fourchette, à ce que je vois. Faquin de...
Rodrik : Manquerait plus que je maigrisse...
Cat : Je me rappelle le jour de ton arrivée dans ce monde. Tu avais le visage cramoisi et tu t’égosillais. Aujourd’hui, je te retrouve emmenant une armée faire la guerre.
Robb : Il n’y avait personne d’autre.
Cat : Personne ? Qu’en est-il donc des hommes que je viens de voir ?
Robb : Ces hommes ne sont pas des Starks.
Cat : Ce sont des combattants aguerris !
Robb : Si tu te figures que tu peux me renvoyer à Winterfell...
Cat : Je le ferais, si je le pouvais.
Robb : Il y a eu... une lettre. De Sansa.
Cat : Une lettre de la Reine, tu veux dire... Pas un mot sur Arya ?
Robb : Non.
Cat : De combien d’hommes disposes-tu ?
Robb : 18 000... Si je vais à Port-Réal mettre genou à terre...
Cat : Jamais ils ne t’en laisseront repartir, non. Notre véritable espoir, notre seul espoir, c’est que tu puisses les vaincre sur un champ de bataille.
Robb : Et si je suis vaincu ?
Cat : Sais-tu ce qui est advenu aux enfants Targaryens quand le Roi Fou est tombé ?
Robb : Ils ont été massacrés dans leur sommeil.
Cat : Sur les ordres de Tywin Lannister. Les années ne l’ont pas rendu plus clément... Si tu es vaincu, ton père mourra, tes sœurs mourront, nous mourrons tous.
Robb : Il n’y a pas à réfléchir, alors.
Cat : Je suppose que non.
LE CONFLANS.
Aux abords du camp de l’armée Lannister.
Tyrion : A partir d’ici, il est préférable que Bronn et moi continuions seuls.
Shagga : Préférable pour Tyrion fils de Tywin... Pas préférable pour moi. Si le bout d’homme tente de nous trahir, Shagga fils de Dolf lui coupera le membre viril...
Tyrion : … et le donnera à manger aux chèvres. Oui, je sais. Alors, allons-y. L’heure est venue de vous présenter mon père.
Dans le camp de l’armée Lannister.
Kevan : Tywin. Nous devrions établir le campement... Tyrion !?
Tyrion : Mon oncle. Mon père.
Tywin : La rumeur te disait mort. Je vois qu’il n’en est rien.
Tyrion : Navré de vous décevoir.
Tywin : Et qui sont ces... compagnons que tu t’es trouvés ?
Tyrion : Je vous présente Shagga, fils de Dolf, chef de la tribu des Freux. Timett, fils de Timett, Main Rouge des Faces Brûlées. Cette gente damoiselle est Chella, fille de Cheyk, meneur des Oreilles Noires. Et pour finir, voici Bronn, fils de...
Bronn : (à Tywin) Vous ne le connaissez pas.
Tyrion : Je vous présente à tous le seigneur, mon père. Tywin, fils de Tytos de la maison Lannister, seigneur de Castral Roc, gouverneur de l’Ouest... (à Tywin) Fort aimable de partir en guerre pour moi.
Tywin : Tu ne nous as guère laissé le choix. L’honneur de notre maison était en cause. Jamais ton frère ne se serait laissé capturer aussi docilement que toi.
Tyrion : Nous avons nos différences, Jaime et moi. Il est plus courageux, je suis plus séduisant.
Tywin : Ton frère se couvre de gloire à tout instant.
Kevan : Jaime a écrasé les seigneurs riverains à la Dent d’Or. Et à l’heure qu’il est, il assiège Vivesaigues, le fief de Catelyn Stark.
Tyrion : Et les Starks ? Lord Eddard ?
Tywin : Nous le tenons en otage. Il ne conduira pas d’armée du fond de sa cellule dans le donjon.
Tyrion : Comment ma douce petite sœur a-t-elle convaincu le Roi d’emprisonner son cher ami Ned ?
Tywin : Robert Baratheon est mort. Joffrey règne à Port-Réal.
Tyrion : C’est ma sœur qui règne, voulez-vous dire !?
Kevan : Le fils de Stark a convoqué ses bannerets. Il se déplace vers le Sud avec une forte troupe.
Tywin : Ce n’est qu’un mioche. Au premier fracas des armes, il rentrera bien vite à Winterfell, la queue entre les jambes.
Tyrion : Peut-être bien. Quoi qu’il soit capable d’une certaine belligérance. Vous l’aimeriez bien... Pendant que nous en sommes à parler... de guerre, j’ai fait quelques promesses à mes amis ici. Et un Lannister paie toujours ses dettes. Nous allons donc avoir besoin de 3000 heaumes et boucliers, plus des épées et des piques. Des gorgerins, des massues...
Un messager : S’il plaît à mon seigneur, ser Addam m’envoie lui dire que les hommes du Nord ont traversé le Neck.
Tywin : Le loup vient se jeter dans la gueule du lion ? Eh bien, soit ! Kevan. Fait battre le rassemblement général. Et avertis Jaime que je marche contre Robb Stark.
Kevan : Ce sera fait, Messire.
Tywin : Les hommes des clans des montagnes sont, dit-on, de valeureux guerriers. Affrontez mes ennemis à mes côtés, vous aurez tout ce que mon fils vous a promis et plus encore.
Shagga : Seulement si le bout d’homme se bat avec nous. Jusqu’à ce qu’on tâte l’acier qu’il nous a promis, la vie du petit lion nous appartient.
LE NORD.
Dans le camp de l’armée Stark.
Rodrik : Les éclaireurs rapportent que lord Tywin se dirige vers le Nord. Il nous faut l’affronter en terrain accidenté. Nous auront l’avantage sur ses chevaliers.
Lard-Jon : Non ! Il nous faut le contourner et obliger par là Jaime Lannister à lever le siège de Vivesaigues. Si nous faisons cela, les seigneurs riverains nous rejoindrons.
Robb : Quoi que nous fassions, nous devons traverser la rivière. Et le seul passage est aux Jumeaux.
Theon : Lord Frey contrôle ce pont. Il est banneret de votre père.
Cat : Feu lord Frey ! Voilà comment mon père l’appelle. Au Trident, il n’est apparu que lorsque la bataille était finie. Certains prennent leur serment plus au sérieux que d’autres.
Theon : Robb a raison. Il nous faut ce pont.
Lard-Jon : Alors quelle décision prend-on ? Allons-nous affronter Jaime... ou lord Tywin ?
Un soldat Stark : Pardonnez-nous, messeigneurs. On a capturé un éclaireur des Lannister.
Lard-Jon : Laissez donc cela. Il ne quittera point cette tente la tête sur les épaules.
Robb : Où avez-vous trouvé cet homme ?
Le soldat Stark : Dans les broussailles, au-dessus du campement. Il avait l’air de compter.
Robb : Jusqu’où as-tu compté ?
L’éclaireur : Jusqu’à 20 000. Peut-être plus.
Rodrik : Nul n’est besoin de faire cela vous-même. Votre père approuverait si je...
Robb : Mon père approuve la clémence lorsqu’elle est de mise. Il croit aussi à l’honneur... et au courage. (aux soldats) Libérez-le !
Cat : Robb !
Robb : Dis à lord Tywin que pour lui, l’hiver vient. 20 000 hommes du Nord marchent vers le Sud pour savoir si, oui ou non, il chie de l’or.
L’éclaireur : Ce sera fait, Messire. Merci, Messire.
Lard-Jon : Avez-vous perdu l’esprit, mon garçon ? Laisser partir cet homme...
Robb : M’avez-vous encore appelé « Mon garçon » ? Continuez.
PORT-REAL.
Dans les cachots du Donjon Rouge.
Ned est réveillé par un geôlier...
Dans la salle du trône.
Pycelle : « … Selon le bon plaisir de Sa Majesté, son loyal serviteur, Janos Slynt, commandant du Guet de Port-Réal... »
Sansa : (à un chevalier) : Ser Aron.
Pycelle : « … sera immédiatement élevé au rang de seigneur et recevra... »
Sansa : Lord Gyles.
Pycelle : « … l’ancien fief de Harrenhal. Ses fils et petits-fils se verront attribuer cet honneur après lui, et ce jusqu’à la fin des temps... En lieu et place du traître Eddard Stark, le bon plaisir de Sa Majesté est que Tywin Lannister, seigneur de Castral Roc et gouverneur de l’Ouest soit nommé Main du Roi. En dernier lieu, aux vues des temps de trahisons et de troubles que nous vivons, il est de l’avis du Conseil Restreint que les jours et la sécurité du roi Joffrey revêtent dorénavant une importance capitale. »
Cersei : Ser Barristan Selmy ?
Barristan : Votre Majesté. Je suis à vos ordres.
Cersei : Levez-vous, ser Barristan. Vous pouvez retirer votre heaume. Vous avez longtemps servi le Royaume avec grande loyauté. Chaque homme et chaque femme des Sept Couronnes vous doit reconnaissance. Mais l’heure est venue de mettre de côté armure et épée. L’heure est venue de vous reposer, vous remémorant avec fierté vos nombreuses années de service.
Barristan : Majesté, la Garde Royale est composée de frères jurés. Nos vœux nous engagent à vie. Seule la mort nous relève de notre charge sacrée.
Cersei : La mort de qui, ser Barristan ? La vôtre ou celle de votre roi ?
Joffrey : Vous avez laissé mourir mon père. Vous êtes trop vieux pour protéger quiconque.
Barristan : Votre Majesté...
Cersei : Le Conseil Restreint s’est prononcé ! Ser Jaime Lannister prendra votre place, en tant que Grand Maître de la Garde Royale.
Barristan : Quelqu’un qui a profané sa lame avec le sang du roi qu’il avait juré de défendre !
Cersei : Prenez garde, ser !
Varys : Nous n’avons que gratitude pour vos longues années de service, Messire. Vous vous verrez octroyer en outre une place forte, avec des domestiques pour pourvoir à vos moindres besoins.
Barristan : Un recoin pour y mourir, et des hommes pour m’enterrer... Je suis chevalier. Je mourrai comme un chevalier !
Baelish : Chevalier, oui. Mais dévêtu, il semblerait.
Barristan : Je pourrais encore vous ouvrir en deux aussi facilement que je couperais un gâteau... Je vous la donne, blondin ! Faites-la fondre et ajoutez-la aux autres.
L’intendant du palais : S’il est quiconque en ces lieux qui veuille soumettre d’autres propos à Sa Majesté, qu’il parle à présent ou qu’il se retire, en silence.
Sansa : Votre Majesté.
Joffrey : Approchez donc, Madame.
L’intendant du palais : Dame Sansa, de la maison Stark.
Cersei : As-tu une requête pour le Roi et le Conseil, Sansa ?
Sansa : J’en ai une... S’il plaisait à Votre Majesté, je demande grâce pour mon père, lord Eddard Stark, qui était la Main du Roi...
Pycelle : La trahison est une plante vénéneuse. Elle doit être arrachée, racine par...
Joffrey : Laissez-la parler. Je veux entendre ce qu’elle a à dire.
Sansa : Merci, Votre Majesté.
Baelish : Niez-vous que votre père ait commis un crime ?
Sansa : Non, Messire. Je sais qu’il mérite un châtiment. Je ne demande que miséricorde. Je sais que le seigneur mon père doit regretter ce qu’il a fait. Il aimait le roi Robert, il était son ami. Vous savez tous combien il l’aimait. Il n’avait jamais voulu être Main. Il a fallu que le Roi le lui demande. Ils ont dû lui mentir, lord Renly ou lord Stannis, ou quelqu’un, je ne sais qui, mais on lui a menti.
Joffrey : Il a nié que je sois le Roi. Pourquoi l’a-t-il nié ?
Sansa : Il avait une blessure grave. Mestre Pycelle lui administrait du lait de pavot, Sire. Il n’était pas lui-même sinon, il n’aurait jamais dit cela.
Varys : Une foi d’enfant... et quelle douce innocence. Il est vrai que l’on dit que les mots de la sagesse sortent souvent de la bouche des enfants.
Pycelle : La trahison... reste la trahison.
Joffrey : Y a-t-il autre chose ?
Sansa : S’il vous reste encore dans le cœur quelque affection pour moi, je vous en conjure, faites-moi cette grâce, Votre Majesté.
Joffrey : Vos douces paroles m’ont ému. Mais votre père doit avouer... avouer ce qu’il a fait et reconnaître que je suis le Roi. Sinon, point de miséricorde.
Sansa : Il le fera.