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#104 : Infirmes, Bâtards et Choses brisées

Tyrion est de retour à Winterfell, avec une solution qui pourrait permettre à Bran de chevaucher malgré son handicap.

A Port-Réal, Ned tente de dénouer le mystère qui entoure la mort de Jon Arryn, avec l’aide de Littlefinger. Ce faisant, il fait la connaissance de Gendry, un des nombreux bâtards de Robert. Pendant ce temps, le Roi et ses invités assistent à un tournoi donné en l’honneur de Ned. Sansa rêve de sa vie, quand elle sera devenue Reine, tandis qu’Arya se projette dans un avenir bien différent.

A Châteaunoir, Jon se lie d’amitié avec Sam, une nouvelle recrue qui est l’objet de la moquerie et de la méchanceté des hommes de la Garde de Nuit.

Sur le Continent de l’Est, Viserys est de plus en plus frustré par l’ascendant que sa sœur prend sur Drogo et son peuple.

De passage dans le Conflans, Catelyn rassemble les bannerets de son père et fait arrêter Tyrion qu’elle soupçonne d’avoir voulu tuer Bran...

Popularité


4.82 - 11 votes

Titre VO
Cripples, Bastards & Broken Things

Titre VF
Infirmes, Bâtards et Choses brisées

Première diffusion
08.05.2011

Vidéos

104- Sneak Preview Clip 1

104- Sneak Preview Clip 1

  

104- Sneak Preview Clip 2

104- Sneak Preview Clip 2

  

Photos promo

Alliser Thorne confronte Jon Snow

Alliser Thorne confronte Jon Snow

Le roi Robert assiste au Tournoi de la Main

Le roi Robert assiste au Tournoi de la Main

Le roi Robert assiste au Tournoi de la Main

Le roi Robert assiste au Tournoi de la Main

Samwell Tarly et Jon Snow

Samwell Tarly et Jon Snow

Ned et Pycelle dans la salle du Conseil Restreint

Ned et Pycelle dans la salle du Conseil Restreint

Septa Mordane, Sansa, Littlefinger et Ned Stark au Tournoi de la Main

Septa Mordane, Sansa, Littlefinger et Ned Stark au Tournoi de la Main

Sansa et Septa Mordane dans la salle du trône

Sansa et Septa Mordane dans la salle du trône

Sansa dans la salle du trône

Sansa dans la salle du trône

Tyrion Lannister

Tyrion Lannister

La capture de Tyrion à l'Auberge du Carrefour

La capture de Tyrion à l'Auberge du Carrefour

Littlefinger et les filles Stark au Tournoi de la Main

Littlefinger et les filles Stark au Tournoi de la Main

Jory et Ned dans les rues de Port-Réal

Jory et Ned dans les rues de Port-Réal

Bronn, Catelyn et Rodrik à l'Auberge du Carrefour

Bronn, Catelyn et Rodrik à l'Auberge du Carrefour

Myrcella, Tommen, Robert et Cersei au Tournoi de la Main

Myrcella, Tommen, Robert et Cersei au Tournoi de la Main

Daenerys sous sa tente

Daenerys sous sa tente

Le roi Robert au Tournoi de la Main

Le roi Robert au Tournoi de la Main

Ned Stark et Littlefinger

Ned Stark et Littlefinger

Myrcella, Tommen et Barristan Selmy assistent au Tournoi de la Main

Myrcella, Tommen et Barristan Selmy assistent au Tournoi de la Main

Grenn, Jon Snow, Samxell Tarly et Pyp à l'entrainement

Grenn, Jon Snow, Samxell Tarly et Pyp à l'entrainement

Joffrey et le Limier assiste au Tournoi de la Main

Joffrey et le Limier assiste au Tournoi de la Main

Samwell Tarly à l'entraînement

Samwell Tarly à l'entraînement

Ned Stark et Renly Barathéon en réunion du Conseil Restreint

Ned Stark et Renly Barathéon en réunion du Conseil Restreint

Theon Greyjoy dans la cour de Winterfell

Theon Greyjoy dans la cour de Winterfell

Theon Greyjoy s'exerce au tir à l'arc

Theon Greyjoy s'exerce au tir à l'arc

Viserys insulte sa soeur

Viserys insulte sa soeur

Viserys et Jorah chevauchent ensemble

Viserys et Jorah chevauchent ensemble

Viserys à cheval

Viserys à cheval

Littlefinger au Tounrnoi de la Main

Littlefinger au Tounrnoi de la Main

Ned Stark dans les rues de Port-Réal

Ned Stark dans les rues de Port-Réal

Gendry dans sa forge

Gendry dans sa forge

Gendry

Gendry

Ned Stark interroge Gendry

Ned Stark interroge Gendry

Gregor Clegane au Tournoi de la Main

Gregor Clegane au Tournoi de la Main

Grenn, Jon Snow et Pyp

Grenn, Jon Snow et Pyp

Jorah Mormont à cheval

Jorah Mormont à cheval

Plus de détails

Scénario: Bryan Cogman

Réalisation: Brian Kirk

Durée: 00h56m00s

Audiences US: 2.45 M

Audiences FR:

A Winterfell, un corbeau vient se poser dans la cour où Bran s’entraîne au tir à l’arc. Intrigué par cette apparition soudaine, le jeune homme suit l’animal qui se pose maintenant sur une statue, à l’entrée de la crypte de la famille Stark. S’approchant, Bran découvre que l’étrange oiseau possède un troisième œil, puis... Bran se réveille : Il était en train de rêver ! Eté est couché sur le lit, aux côtés du jeune garçon pendant que Nan tricote au coin de la cheminée. La vieille femme demande à Bran s’il a encore fait le même rêve. Sur ces entre-faits, Theon entre dans la chambre et informe Bran que Winterfell reçoit des visiteurs. Robb requiert sa présence et, malgré le refus de Bran, Theon demande à Hodor d’aider le petit seigneur à descendre dans la grande salle du château...

… Dans la pièce, au côté de mestre Luwin, Robb reçoit cordialement Yoren, mais réserve un accueil glacial à Tyrion Lannister, à la plus grande surprise du gnome. Tyrion fait remarquer à Robb que sa courtoisie n’est pas digne d’un seigneur. Bran arrive dans la grande salle accompagné par Hodor. Tyrion est stupéfait de constater que le garçon est effectivement sorti de son coma et lui offre les plans d’une selle de son invention, qui permettra à Bran de monter à cheval malgré son handicap. Robb se méfie de cette soudaine générosité, mais Tyrion réplique en avouant sa compassion pour les « infirmes, bâtards et autres choses brisées ». Alors que Robb lui offre l’hospitalité en guise de remerciements, Tyrion préfère aller dormir au bordel, aux portes de la citadelle.

Dans la cour du château, alors qu’il enfourche son cheval, Tyrion est rejoint par Theon. Après que le jeune Greyjoy ait montré un respect excessif envers Robb puis lady Stark, Tyrion lui rappelle que la maison Stark n’est pas la sienne et qu’il n’y vaut pas mieux qu’un simple écuyer, mettant ainsi à mal la fierté que la maison Greyjoy a démontré par le passé, en particulier lors de l’incendie de la flotte des Lannister lors de la bataille de Lannisport. Tyrion achève l’humiliation de Theon en lui jetant une pièce d’argent pour payer sa prochaine séance de galipettes avec Ros la prostituée.

Pendant ce temps, l’entraînement se poursuit à Châteaunoir quand la nouvelle recrue, l’obèse Samwell ‘Sam’ Tarly, arrive aux côtés de Thorne. Après quelques insultes, Thorne demande à un des frères de tester les capacités de Sam au combat. Celui-ci finit rapidement au sol et continue de subir les coups d’épée imposés par Thorne jusqu’à ce que Jon intervienne. Thorne propose alors à Jon de protéger Sam contre trois adversaires. Malgré la supériorité numérique de ses adversaires, Jon remporte le combat et incite Sam à se montrer plus courageux s’il veut s’en sortir au Mur et au-delà...

Sur le continent de l’Est, le khalasar a franchi la mer Dothraki et parvient aux portes de la capitale Vaes Dothrak. Alors que Viserys se montre irrespectueux, Daenerys prend la défense de son nouveau peuple. Elle sollicite ensuite l’avis de ser Jorah sur les chances de reconquérir le Trône de Fer grâce à l’armée de Khal Drogo. Jorah lui conseille de surtout prendre garde aux conseillers du roi Robert, avec qui il a combattu autrefois. Après avoir évoqué son passé, il avoue à la khaleesi que son exil de Westeros est dû à sa femme trop dépensière et au trafic d’esclaves auquel il a dû recourir pour assumer son train de vie...

Plus tard, Viserys prend son bain avec Doreah, la servante de sa sœur. La jeune femme se montre particulièrement intéressée par les dragons et, bien qu’elle ait déjà vu des choses incroyables (dont une dague en obsidienne et homme capable de changer de visage), rêve d’en voir un pour de vrai. Viserys l’informe que le dernier dragon est mort depuis longtemps, mais que leurs crânes décoraient la salle du trône à Port-Réal du temps du roi Aerys. La servante s’émeut que les cranes aient pu être détruits par le roi Robert, mais Viserys lui rappelle qu’il ne l’a pas achetée pour le rendre triste et l’incite à faire l’amour avec lui, pour se faire pardonner...

Dans la salle du trône, Sansa s’inquiète auprès de septa Mordane si jamais, dans l’avenir, elle ne devait donner naissances qu’à des princesses et déclare que dans ce cas, Joffrey la détesterait. La septa comprend que cette déclaration est encore liée à l’incident de la route royale (épisode 1#02), mais Sansa lui interdit d’en reparler. septa Mordane demande alors à la jeune fille si elle se souvient de ses leçons et l’interrogent sur l’histoire du Donjon Rouge. Lorsque Sansa demande pourquoi son grand-père et son oncle ont été brûlés vifs par le roi fou, la septa l’invite à en parler avec son père... mais Sansa en veut toujours à Ned d’avoir tué sa louve, Lady, sur les ordres du roi Robert.

Dans la salle du conseil restreint, le roi est encore absent, contrairement à la chaleur. Janos Slynt, le commandeur du Guet, expose au conseil les problèmes d’insécurité causés par le tournoi initié par le roi et demande des renforts pour y faire face. Ned lui octroie alors cinquante hommes supplémentaires, au frais de lord Baelish, et vingt hommes de sa garde personnelle. Devant la lassitude de la Main du Roi concernant ce tournoi, Varys et Baelish expliquent que c’est un bienfait pour la population et la prospérité de la capitale. Après avoir mis fin à la réunion, Ned demande à parler en tête-à-tête avec mestre Pycelle. Ned souhaite lui parler de Jon Arryn et connaître le sujet de préoccupation de l’ancienne Main la nuit avant sa mort soudaine. Pycelle lui indique que lord Arryn était intéressé par un certain livre...

… Dans le bureau du grand mestre, le livre se révèle être « Lignées & Histoires des Grandes Maisons des Sept Couronnes ». L’ouvrage s’avère particulièrement volumineux et rébarbatif... Ned demande alors au mestre si Jon Arryn a dit quelque chose avant de mourir. Pycelle se souvient qu’Arryn répétait souvent « la graine est vigoureuse ! » mais explique que cette phrase mystérieuse était certainement causée par le délire. Ned suggère qu’Arryn a pu être empoisonné, mais Pycelle rejette cette idée, tout en reconnaissant que le poison est une arme d’eunuque... ce qui est le cas de Lord Varys.

De retour vers ses appartements, Ned croise Arya qui s’entraîne à rester en équilibre sur un orteil, sur les conseils de Syrio... la prochaine étape consistera à attraper des chats. La jeune fille demande ensuite si Bran va venir à Port-Réal, lui qui rêvait de faire partie de la Garde du Roi avant son accident. Ned avoue à sa fille que, même si Bran ne peut plus être chevalier, il pourra toujours faire de grandes choses pour le royaume; Arya, quant à elle, deviendra épouse d’un grand seigneur. Cette dernière ne voit pas son avenir de cette façon et reprend son entraînement de « danseur de l’eau ».

En haut du Mur, Jon fait le guet lorsque Sam se présente. Celui-ci vient faire équipe avec le bâtard des Stark, sur les ordres de Thorne, mais avoue que sa vue est plutôt mauvaise... et en plus, il a peur du vide. Compte-tenu de toutes ces inaptitudes, Jon demande alors à son camarade les raisons de sa venue au Mur. Sam explique que son père l’y a obligé afin qu’il ne puisse prétendre à aucun héritage de la noble maison Tarly, le menaçant de mort en cas de refus.

Dans les jardins du palais royal, Baelish informe Ned de l’existence de ser Hugh du Val, ancien écuyer de Jon Arryn et récemment adoubé par le roi Robert, sans motif légitime. Lorsque Ned envisage d’interroger ser Hugh, Baelish l’en dissuade en désignant tous les espions qui les entourent dans le jardin, ceux de Varys, ceux de la reine... et ceux de Baelish. Littlefinger conseille à Ned d’envoyer plutôt un homme de confiance interroger ser Hugh à sa place et l’invite à rendre visite à un certain armurier dans la ville. Alors que Ned commence à regretter de s’être méfié de Baelish, ce dernier lui affirme que c’est ce qu’il a fait de plus avisé depuis son arrivée à la capitale.

Un peu plus tard, Jory interpelle ser Hugh sur l’aire du tournoi alors que ce dernier est en train de prendre des mesures. Lorsque Jory informe son interlocuteur qu’il est envoyé par la Main, tout en précisant qu’il n’est pas chevalier, ser Hugh rétorque que lui l’est, avant de continuer à prendre ses mesures, tournant le dos au capitaine de la garde des Starks.

Alors qu’il chevauche en ville, Jory informe donc Ned que le jeune chevalier, en vertu de son statut, ne parlera qu’à la Main du Roi directement. Les deux compagnons descendent ensuite de leur cheval et entre dans l’armurerie indiquée par lord Baelish... Sur place, l’armurier informe Ned que lord Arryn lui rendait souvent visite pour voir son apprenti, Gendry. Ned fait appeler le jeune homme qui, sur la demande de son maître, présente à Ned le heaume en forme de tête de taureau qu’il s’est lui-même forgé, tout en précisant qu’il n’est pas à vendre. lord Stark demande à Gendry pourquoi Jon Arryn venait le voir, ce à quoi le jeune forgeron répond que l’ancienne Main du Roi l’a d’abord interrogé sur son travail, avant de lui poser des questions sur sa mère. Après avoir attentivement observé le jeune homme, Ned avoue à Jory, en sortant de l’armurerie, que Gendry est le fils bâtard du roi Robert.

Tandis que Jaime monte la garde devant la porte, la présence de prostituées se fait entendre dans la chambre du Roi. Alors que Jory vient apporter un message, Jaime l’interrompt pour l’informer que le roi aime humilier Cersei quand son frère est de garde. Jory remémore à Jaime que, par le passé, ils ont combattu ensemble, au côté de Thoros de Myr, lors de la rébellion des Greyjoys. La conversation est interrompue par quelques catins qui sortent de la chambre du Roi. Jory tente alors de remettre le message de Ned à Jaime, mais ce dernier refuse de transmettre la missive au Roi, en prétextant qu’il n’est pas au service de lord Stark.

A la cantine de Châteaunoir, Jon incite Pyp et Grenn à stopper les moqueries sur Sam et demande à ses frères d’armes de pas lui faire de mal lors de l’entraînement, mais Le Rat ne veut en faire qu’à sa tête. Plus tard dans la nuit, Jon, Grenn, Pyp ordonnent au Rat de ne pas toucher à Sam, sous la menace de se faire croquer par Ghost. Le lendemain matin, Le Rat porte des touches insignifiantes à Sam, avant que Thorne ne décide de le remplacer par Grenn, qui tombe au sol dès la première attaque de Sam. Thorne, comprenant le manège orchestré par Jon, prévient les frères de la Garde qu’il vaut mieux avoir un vrai combattant à leurs côtés plutôt qu’un couard, lorsqu’ils se rendront au nord du Mur.

A Vaes Dothrak, Viserys traîne de force Doreah sous la tente de Daenerys, au prétexte que la servante lui a transmis des « ordres » de la Khaleesi. Daenerys tente de calmer son frère en lui précisant qu’elle ne souhaitait que l’inviter à partager son repas. Après avoir remarqué une tenue dothraki que sa sœur a fait faire pour lui, Viserys l’insulte et la frappe. Daenerys réplique et menace son frère de lui faire couper les mains s’il s’avisait de la frapper à nouveau.

A la cantine de Châteaunoir, Jon et Sam nettoient les tables. Sam critique les officiers de la Garde qui fréquentent assidûment les bordels de La Mole malgré les vœux qu’ils ont prononcés. Au fil de la discussion, Sam avoue qu’il n’a jamais touché une fille, ce qui, d’après lui, ne doit pas être le cas de Jon. Au grand étonnement de son ami, lord Snow reconnaît que, lui non plus, n’a jamais couché avec une fille, bien qu’il en ait eu l’occasion une fois avec Ros. En tant que bâtard de Ned Stark, il ne voulait pas prendre le risque, à son tour, d’engendrer un bâtard qui connaisse la même vie que lui. Les deux amis commencent à se chamailler lorsque se présente Thorne, qui leur reproche de s’amuser bien à l’abri, au coin du feu. Il raconte aux deux hommes que lors du précédent hiver, il devait partir en patrouille pendant deux semaines au-delà du Mur, afin de trouver Mance Rayder et ses hommes, mais il n’est finalement revenu qu’au bout de six mois. Confrontés au froid et à l’orage, lui et les autres patrouilleurs ont été obligés de manger les chevaux et les frères morts. Thorne regrette que Sam n’ait pas fait partie de la patrouille : il aurait pu servir de repas aux survivants pendant deux semaines au moins. Thorne affirme que ; lorsque le prochain hiver viendra, Jon et Sam ne survivront pas, car ils ne sont que des morveux qui n’ont aucune idée de ce qu’est vraiment le froid.

Sous sa tente, Daenerys confie à ser Jorah qu’elle regrette d’avoir frappé son frère, car il est le dernier dragon, l’héritier légitime du trône de fer dont le peuple attend impatiemment le retour. Jorah la dément en lui affirmant que le peuple a des préoccupations plus prosaïques que les jeux de pouvoirs. Pressée par son conseiller, Daenerys finit par se rendre à l’évidence que Viserys est incapable de diriger l’armée que pourrait lui offrir Drogo et qu’il n’a aucune chance de reconquérir Westeros.

Au tournoi, le roi s’ennuie ferme en attendant le début des festivités. Alors que Joffrey tente de fuir le regard de Sansa, Baelish vient se présenter à la jeune fille. Pour répondre à la curiosité d’Arya, Il lui explique d’où lui vient son surnom de « Littlefinger ». Les deux premiers adversaires se présentent et Baelish explique à Sansa qu’il s’agit de ser Gregor Clegane, surnommé « La Montagne » et frère du Limier, et de ser Hugh du Val, l’ancien écuyer de Jon Arryn. La première joute se passe sans incident, mais au second passage, ser Hugh est désarçonné de son cheval, la gorge transpercée par la lance de ser Gregor, et meurt après une courte agonie. Baelish raconte ensuite à Sansa l’histoire de La Montagne et du Limier : Alors qu’ils n’étaient que deux enfants, Gregor a maintenu le visage de son jeune frère Sandor dans la braise incandescente, afin de le punir pour avoir volé un de ses jouets, un chevalier articulé en bois. C’est depuis ce jour que Le Limier est à moitié défiguré.

Pendant ce temps, dans le bureau de la Main, Cersei vient s’entretenir avec Ned et tente de faire table rase de l’incident de la route royale, avouant à Ned qu’elle n’aurait pas dû lui demander de tuer la louve de Sansa. Elle s’interroge ensuite sur la venue de Ned à Port-Réal. Celui-ci déclare alors qu’il est venu aider Robert du mieux qu’il le peut, pour servir le royaume.

Sur la route vers Winterfell, Catelyn et Rodrick font une halte dans une auberge où ils sont interrompus par un ménestrel. Quelques instants plus tard, Tyrion se présente dans la même auberge, accompagné par Yoren, et demande une chambre. Étant donné qu’il n’y a plus de disponibilité, le gnome monnaye d’une pièce d’or la chambre de Bronn, un mercenaire client de l’auberge, juste avant de s’apercevoir de la présence de lady Stark. Ainsi découverte, Catelyn interpelle alors les chevaliers présents sur place, qui servent les bannerets de son père, le seigneur du Conflans, et leur demande de capturer Tyrion, afin qu’il soit jugé à Winterfell pour répondre de son crime envers Bran.

WINTERFELL.
Dans la chambre de Bran.

La vieille Nan : Mon jeune seigneur a encore rêvé ?

Theon : Nous avons des visiteurs.

Bran : Je ne veux voir personne.

Theon : Ah bon ? Si je passais mes journées, enfermé avec cette vieille chouette, je deviendrais fou. De toute façon, tu n’as pas le choix. Robb attend.

Bran : Je n’ai pas envie de les voir.

Theon : Moi non plus. Robb est seigneur de Winterfell, ce qui signifie que je fais ce qu’il me dit et toi, tu fais ce que je dis. Hodor ! Aide Bran à descendre.

 

Dans la grande salle.

Tyrion : Je dois dire que j’ai reçu un accueil plus chaleureux lors de ma dernière visite.

Robb : Tout homme de la Garde de Nuit est le bienvenu à Winterfell.

Tyrion : Si j’entends bien, la Garde de Nuit mais pas moi, mon garçon ?

Robb : Je ne suis pas votre garçon, Lannister. Je suis seigneur de Winterfell en l’absence de mon père.

Tyrion : Dans ce cas, apprends à avoir la courtoisie d’un seigneur... Alors c’était donc vrai ! Bonjour Bran. Te rappelles-tu quelque chose de ce qui s’est passé ?

Mestre Luwin : Il ne garde aucun souvenir de ce jour-là.

Tyrion : C’est curieux.

Robb : Que faites-vous ici ?

Tyrion : Ton charmant compagnon aurait-il la bonté de s’agenouiller ? Mon cou commence à me faire souffrir.

Bran : A genoux, Hodor.

Tyrion : Bran ? Aimes-tu monter à cheval ?

Bran : Bien sûr. Enfin, j’aimais cela avant.

Mestre Luwin : Il a perdu l’usage de ses jambes.

Tyrion : Et alors ? Avec un cheval et une selle adéquats, même un infirme peu monter à cheval.

Bran : Je ne suis pas un infirme !

Tyrion : Et moi, je ne suis pas un nain. Mon père se réjouirait tant de cette nouvelle. Je vais t’offrir quelque chose. Donne ceci au sellier. Il s’occupera du reste. Il vous faut accommoder le cheval au cavalier. Prenez un jeune poulain et enseignez-lui à obéir aux rênes et à la voix du garçon.

Bran : Je vais vraiment pouvoir remonter à cheval ?

Tyrion : Certainement. Et à cheval, tu marcheras aussi bien que les autres.

Robb : Est-ce là une ruse, Lannister ? Pourquoi voulez-vous aider mon frère ?

Tyrion : Curieusement, j’ai un faible pour les infirmes, les bâtards et les choses brisées.

Robb : C’est là une bonté que vous faites à mon frère. L’hospitalité de Winterfell vous est acquise.

Tyrion : Épargnez-moi vos gracieusetés hypocrites, lord Stark. Il y a un bordel sous vos murs. J’y trouverai un lit sans nul doute. Nous n’en dormirons que mieux l’un et l’autre.

 

Dans la cour du château.

Theon : On ne saurait résister aux appâts du Nord. Si vous aimez les rousses, demandez Ros.

Tyrion : Tu viens me faire tes adieux, Greyjoy ? C’est aimable. Ton maître n’a pas l’air de beaucoup aimer les Lannisters.

Theon : Ce n’est pas mon maître.

Tyrion : Non, bien sûr que non. Que se passe-t-il ? Où est donc Lady Stark ? Pourquoi ne m’a-t-elle pas accueilli ?

Theon : Elle est souffrante.

Tyrion : Elle n’est pas à Winterfell, n’est-ce pas ? Alors où est-elle allée ?

Theon : Ce que fait madame ne vous regarde...

Tyrion : Madame ? Que ta loyauté envers tes geôliers est touchante. Dis-moi, que crois-tu que penserait Balon Greyjoy s’il voyait que son fils unique est devenu laquais ? Aujourd’hui, je revois encore la flotte de mon père brûler à Lannisport. Du fait de tes oncles, d’après mon souvenir ?

Theon : Sublime spectacle, sans doute ?

Tyrion : Rien de plus sublime que de voir des marins brûler vifs, en effet... Oui, une grande victoire pour ton peuple. Et pourtant, quelle issue terrible.

Theon : Nous nous battions à dix contre un.

Tyrion : Une bien stupide rébellion, alors ! Ton père a dû réaliser l’ineptie de la chose en voyant tes frères morts sur le champ de bataille. Et maintenant, te voilà devenu l’écuyer de ton ennemi.

Theon : Attention, gnome !

Tyrion : Je t’ai offensé ? Pardonne-moi. La matinée a été rude. Quoi qu’il en soit, garde l’espoir. Je suis une déception constante pour mon père, mais j’ai appris à vivre avec. Je t’offre tes prochaines galipettes avec Ros. J’essaierai de ne pas l’épuiser.

 

LE MUR.
Dans la cour de Châteaunoir.

Jon : Jambe, épaule, jambe. Pied gauche en avant. Bien. Tu pivotes quand tu portes le coup. Mets tout ton poids dans le geste.

Grenn : Par les sept enfers, qu’est-ce que c’est que ça ?

Pyp : Il faudrait un huitième enfer pour lui tout seul.

Thorne : Dis leur ton nom.

Sam : Samwell Tarly, de Corcolline. Enfin, j’étais de Corcolline, mais... je suis venu prendre l’habit noir.

Le Rat : Venu prendre le boudin noir, oui.

Thorne : Tu ne peux pas être pire au moral qu’au physique. Le Rat... Voyons voir ce qu’il sait faire.

Sam : Je me rends. Je me rends ! Pitié, ne me battez plus !

Thorne : Debout. Ramasse ton épée. (au Rat) Frappe-le jusqu’à ce qu’il se remette sur ses pieds... Ils doivent être à court de braconniers et de voleurs dans le sud pour nous envoyer des porcs qui couinent.

Pyp : (à Jon) Arrête ! Ne te mêle pas de cela.

Thorne : Encore, plus fort.

Jon : Ca suffit ! Il s’est rendu.

Thorne : Tiens donc, le bâtard est amoureux ! Comme il te plaira, lord Snow. Si tu tiens à défendre ta gente dame, profitons-en pour nous entraîner. (à Grenn et Pyp) Allons, vous deux ! Cela fera trois et ça devrait suffire à faire piailler dame truie. Il vous faut seulement passer sur le corps du bâtard.

Jon : Tu es sûr de vouloir le faire ?

Grenn : Non... Je me rends, je me rends !... Je me rends.

Thorne : C’est terminé pour aujourd’hui. (à Jon) Va nettoyer l’armurerie. C’est tout ce que tu sais faire.

Pyp : Tu t’es bien battu !

Grenn : Va au diable !

Sam : Il t’a fait mal ?

Jon : J’ai connu pire.

Sam : Tu peux m’appeler Sam... si tu veux. Ma mère m’appelle Sam.

Jon : La vie est dure ici, n’ait aucune illusion. Il faut que tu apprennes à te défendre.

Grenn : Tu aurais dû te remettre debout pour te battre.

Sam : J’aurais bien voulu... je n’ai pas pu.

Grenn : Et pourquoi ?

Sam : Je ne suis qu’un lâche. Mon père le dit tout le temps.

Jon : Le Mur n’est pas un endroit pour les lâches.

Sam : Tu as raison, je suis désolé. Sois sûr... que je te suis reconnaissant.

Grenn : Sale engeance que les lâches. Maintenant que les autres nous ont vus lui parler, ils vont nous prendre pour des lâches aussi.

Pyp : Tu es trop bête pour être un lâche.

Grenn : Eh bien toi, tu es bien trop bête pour...

Pyp : Attaque-moi ! Allons, vite, avant la fin de l’été !

Grenn : Reviens ici !

 

MER DOTHRAKI.
A l’entrée de Vaes Dothrak.

Jorah : Vaes Dothrak. La ville des seigneurs du cheval.

Viserys : Un monticule de boue. De la boue, de la merde et des branches. C’est tout ce que savent faire ces sauvages.

Daenerys : C’est de mon peuple que tu parles. Tu as tort de les appeler des sauvages.

Viserys : Je les appelle comme je veux, ils sont mon peuple ! C’est mon armée ! Khal Drogo emmène mon armée dans la mauvaise direction.

Daenerys : Si mon frère disposait d’une armée de dothrakis, seriez-vous capable de reconquérir les sept couronnes ?

Jorah : Les dothrakis n’ont jamais traversé le Détroit. Ils craignent toute eau que ne peuvent boire leurs chevaux.

Daenerys : Oui, mais s’ils traversaient ?

Jorah : Le roi Robert est certes assez stupide pour les affronter, mais ceux qui le conseillent sont différents.

Daenerys : Vous connaissez ceux qui le conseillent ?

Jorah : J’ai combattu à leurs côtés, une fois, il y a longtemps. Maintenant, Ned Stark veut ma tête. Il m’a chassé de mes terres.

Daenerys : Vous aviez vendu des esclaves.

Jorah : Certes.

Daenerys : Pourquoi ?

Jorah : Je n’avais pas d’argent et une femme qui me coûtait cher.

Daenerys : Où est-elle maintenant ?

Jorah : Dans une autre contrée, avec un autre homme.

 

Sous la tente de Viserys.

Doreah : Votre majesté?

Viserys : Oui, ma chère ?

Doreah : Les gens vous nomment « le dernier dragon »...

Viserys : En effet.

Doreah : Le sang des dragons doit couler dans vos veines.

Viserys : Tu as raison, c’est tout à fait possible.

Doreah : Que leur est-il arrivé, aux dragons ? On m’a dit qu’ils avaient tous été tués par des hommes courageux.

Viserys : Les hommes courageux n’ont pas tué les dragons. Les hommes courageux les ont montés. Les emmenant loin de Valyria pour construire la plus grande civilisation que ce monde ait jamais connu. C’est le souffle du plus grand des dragons qui a forgé le trône de fer, que l’usurpateur réchauffe pour moi. Les épées des vaincus, un millier d’épées... que l’on a fait fondre comme autant de chandelles.

Doreah : J’ai toujours rêvé de voir des dragons. Il n’y a rien au monde qui me fasse plus rêver.

Viserys : C’est vrai ? Pourquoi les dragons ?

Doreah : Les dragons volent. Où qu’ils soient, un simple battement d’ailes les emmène ailleurs. Très très loin... Ils tuent aussi. N’importe quel être, homme ou bête, qui tente de leur faire du mal. Leur souffle brûlant le réduit en cendres, consumé comme une chandelle... Oh oui. Voir un dragon me comblerait de bonheur.

Viserys : Après quinze ans passés dans un bordel, la simple vue du ciel doit te combler de bonheur.

Doreah : J’avais le droit de sortir ! J’ai vu toute sorte de choses.

Viserys : Qu’as-tu vu, alors ?

Doreah : J’ai vu... un homme qui venait d’Asshai. Il avait une dague faite en vrai verre de dragon. J’ai vu un homme capable de changer de visage comme on change de vêtements. Et j’ai vu un pirate qui portait son poids d’or et dont le vaisseau avait des voiles faites de soie couleur arc-en-ciel. Vous avez... Vous en avez vu un ?

Viserys : Quoi ? Un vaisseau pirate ?

Doreah : Un dragon.

Viserys : Non, le dernier dragon est mort longtemps avant ma naissance... Je vais te dire ce que j’’ai vu : leur crâne. Ils décoraient la salle du trône dans le donjon rouge. Quand j’étais très jeune, j’avais trois ou quatre ans, mon père me les montrait un par un, Je lui récitais leur nom et si je ne faisais pas d’erreurs, il me donnait une dragée. Ceux qui étaient près de la porte étaient les derniers qui purent éclore. Ils étaient rabougris et difformes. Leur crâne n’était pas plus grand que celui d’un chien. Mais à mesure que l’on se rapprochait du trône de fer, ils devenaient plus grands... encore plus grands... et encore plus grands. Il y avait Ghiscar et Valryon, Vermithrax, Essovius, Archonel, Meraxes, Vhagar... et Balerion la terreur noire... dont le feu forgea les sept couronnes pour ne faire qu’un seul royaume.

Doreah : Que sont devenus les crânes ?

Viserys : Je n’en sais rien. L’usurpateur les a sûrement faits réduire en poussière et semer aux quatre vents.

Doreah : C’est très triste.

Viserys : Oui, c’est triste... Pourquoi t’ai-je donc achetée ? Pour me rendre triste ?

Doreah : Non, votre altesse. Pour... apprendre à votre sœur.

Viserys : Apprendre à ma sœur à être une meilleure amante ? Crois-tu que je t’ai achetée pour que Khal Drogo ait du plaisir ? Quelle jolie petite idiote !... Eh bien, allons ! Continue !

 

PORT-REAL.
Dans la salle du trône.

Septa Mordane : Un jour, ton mari siégera la-haut. Toi, tu seras assise à son côté. Puis le jour viendra, dans un futur proche, où tu présenteras ton fils à la cour. Tous les seigneurs de Westeros se rassembleront ici pour voir le petit prince...

Sansa : Et si j’ai une fille.

Septa Mordane : Que les dieux m’entendent ! Tu auras des fils et des filles, et j’espère bien qu’ils seront nombreux.

Sansa : Mais si je n’avais que des filles ?

Septa Mordane : Je ne m’en inquiéterais pas, si j’étais toi.

Sansa : La mère de Jeyne Poole a eu cinq enfants. Il y a eu seulement des filles.

Septa Mordane : Oui, mais c’est très rare que cela arrive.

Sansa : Mais si cela m’arrivait ?

Septa Mordane : Eh bien, si tu ne donnais naissance qu’à des filles, je suppose que le trône irait alors au frère cadet du prince Joffrey...

Sansa : … et tout le monde me détesterait.

Septa Mordane : Personne ne pourrait jamais te détester.

Sansa : Si ! Joffrey.

Septa Mordane : Balivernes ! Pourquoi dis-tu de pareilles choses ?... Cette affaire à propos des loups !? Sansa, je te l’ai répété des centaines de fois ! Un loup géant n’est pas...

Sansa : Ne parlez plus jamais de cela !.

Septa Mordane : Te rappelles-tu tes leçons ? Qui a bâti le trône de fer ?

Sansa : Aegon le Conquérant.

Septa Mordane : Qui a bâti le donjon rouge ?

Sansa : Maegor le Cruel.

Septa Mordane : Combien d’années a-t-il fallu pour le bâtir ?...

Sansa : C’est ici que mon grand-père et mon oncle ont été assassinés, n’est-ce pas ?

Septa Mordane : Ils ont été tués sur ordre du roi Aerys, oui.

Sansa : Le Roi Fou.

Septa Mordane : … communément nommé le Roi Fou.

Sansa : Pourquoi les a-t-il tués ?

Septa Mordane : Tu devrais parler à ton père de sujets comme ceux-là.

Sansa : Je ne parlerai plus à mon père. Jamais.

Septa Mordane : Sansa, tu trouveras au fond de ton cœur la clémence pour pardonner à ton père.

Sansa : Sûrement pas.

 

Dans la salle du conseil.

Janos Slynt : Le tournoi de la Main est la cause de ces désordres, mes seigneurs.

Ned : C’est le tournoi du Roi. J’insiste. La Main n’en veut aucune part.

Slynt : Appelez-le comme il vous plaira, monseigneur. La ville se remplit de nouveaux arrivants de jour en jour. La nuit dernière, nous avons eu une rixe dans une taverne, un incendie au bordel, trois bagarres au couteau et une course d’ivrognes à cheval.

Varys : Lamentable.

Renly : Si vous ne pouvez maintenir la paix du Roi, peut-être le Guet devrait-il être commandé par quelqu’un qui le peut.

Slynt : Il me faut des hommes en plus.

Ned : Vous en aurez cinquante. Lord Baelish verra à ce qu’ils soient payés.

Baelish : Je ferai cela ?

Ned : Vous avez trouvé de quoi payer ce tournoi, vous trouverez bien quelques pièces pour maintenir la paix. (à Slynt) Je vous donne aussi vingt des gardes de ma maison jusqu’au départ de la foule.

Slynt : Merci, monseigneur Main. Ils seront utilisés à bon escient.

Ned : Plus tôt nous en aurons fini avec cela, mieux ce sera.

Varys : La prospérité du royaume repose sur ce genre d’événements, monseigneur. Les grands peuvent s’y couvrir de gloire et les petites gens y trouvent une trêve dans leurs malheurs.

Baelish : Chaque auberge de la ville affiche complet et les putains ne marchent plus que les jambes arquées.

Ned : Je suis sûr que le tournoi fait sonner des pièces dans plus d’une poche... Maintenant, s’il n’y a rien d’autre, mes bons seigneurs...

Pycelle : Oh, quelle chaleur ! Des jours comme celui-ci, j’envie aux gens du Nord leurs neiges d’été. A demain, monseigneur.

Ned : J’espérais pouvoir vous parler de Jon Arryn.

Pycelle : Lord Arryn ? Sa disparition nous a tous profondément affligés. Je me suis moi-même employé à prendre soin de lui, mais je n’ai pas pu le sauver. Son mal l’a frappé de façon très violente et très soudaine. Je l’ai vu dans mes appartements la nuit qui a précédé sa mort. Lord Jon venait souvent me demander des conseils.

Ned : Pourquoi ?

Pycelle : J’ai été fait Grand Mestre il y a bien des années. Les rois et les mains se tournent vers moi pour les conseiller depuis...

Ned : La nuit avant sa mort, que vous voulait Jon ?

Pycelle : Il était venu s’enquérir d’un certain livre.

Ned : D’un livre ? Quel genre de livre ?

Pycelle : Je crains qu’il ne présente que peu d’intérêt pour vous, monseigneur. Un bien pesant volume.

Ned : Non... J’aimerais le lire.

 

Dans le bureau de Pycelle.

Pycelle : … « Lignées & Histoires des grandes Maisons des Sept Couronnes », contenant des descriptions de maints puissants seigneurs et de maintes nobles dames, ainsi que de leurs enfants.

Ned : « Harkon Omble, premier du nom, né de lord Hother Omble et de dame Amaryllis Omble en l’an 183 après la conquête d’Aegon, à Atre-les-Confins. Yeux bleus, cheveux bruns, clair de teint. Mort dans sa quatorzième année d’une blessure survenue au cours d’une chasse à l’ours. »

Pycelle : Ainsi que je l’avais dit, monseigneur, pesant tout autant que rébarbatif.

Ned : Jon Arryn vous a-t-il dit ce qu’il cherchait dans ce livre ?

Pycelle : Que nenni, monseigneur, et je n’ai pas pris la liberté de le lui demander.

Ned : Et la mort de Jon ?

Pycelle : Quelle tragédie.

Ned : Vous a-t-il dit quelque chose durant ses dernières heures.

Pycelle : Rien qui fut important, seigneur. Il y a bien une phrase qu’il répétait souvent : « La graine est vigoureuse ! ». Je crois que c’était cela.

Ned : « La graine est vigoureuse » ? Qu’entendait-il par là ?

Pycelle : L’esprit de celui qui se meurt sombre dans la folie, lord Stark. Malgré l’importance qu’on leur donne, les derniers mots ont souvent la même pertinence que les premiers.

Ned : Et vous êtes persuadé qu’il a succombé à une maladie naturelle ?

Pycelle : Si ce n’est la maladie, quoi d’autre ?

Ned : Le poison ?

Pycelle : Voilà qui est déconcertant. Non, non, non... Ça, c’est trop difficile à croire. La Main était aimée de tous. Quel sorte d’homme aurait osé...

Ned : J’ai entendu dire que le poison était une arme de femmes.

Pycelle : On le prétend. De femmes, de couards... et d’eunuques. Saviez-vous que lord Varys est un eunuque ?

Ned : Tout le monde sait cela.

Pycelle : Oui, oui, oui... Bien entendu. Comment ce genre de personnage en arrive à siéger au Conseil du Roi, je ne le saurai jamais.

Ned : J’ai assez abusé de votre temps.

Pycelle : Je suis là pour vous servir, monseigneur. C’est un grand honneur.

Ned : Je vous remercie. Ne me raccompagnez pas.

Pycelle : A votre guise.

 

A l’intérieur du palais.

Arya : Syrio dit qu’un danseur d’eau peut rester des heures entières sur un orteil.

Ned : La chute sera rude si tu tombes.

Arya : Syrio dit que chaque douleur est une leçon et chaque leçon vous fait progresser. Demain, je dois aller attraper des chats.

Ned : Des chats ? Syrio dit…

Arya : Il dit que tout bretteur devrait étudier les chats. Ils sont silencieux comme une ombre, légers comme une plume et Il faut être leste pour les attraper.

Ned : En cela, il a raison.

Arya : Maintenant que Bran s’est réveillé, va-t-il venir vivre avec nous ?

Ned : Eh bien, il lui faut tout d’abord recouvrer ses forces.

Arya : Il veut devenir chevalier de la Garde du Roi. Il ne le peut plus maintenant ?

Ned : Non. Mais il pourrait, un jour, devenir seigneur d’une place forte ou siéger au Conseil du Roi. Il pourrait faire construire des châteaux, comme Brandon le bâtisseur.

Arya : Je pourrais, moi aussi, être seigneur d’une place forte ?

Ned : Toi, tu épouseras un grand seigneur, tu régneras sur son château. Et tes fils seront chevaliers, princes et seigneurs.

Arya : Non. Ce n’est pas pour moi.

 

LE MUR.
En haut du Mur.

Sam : Bonsoir. Ser Alliser dit que je suis ton équipier pour monter la garde. Autant te prévenir, j’ai une assez mauvaise vue.

Jon : Viens te mettre près du feu. Il y fait plus chaud.

Sam : Non merci. Je vais très bien.

Jon : Ce n’est pas vrai. Tu es mort de froid.

Sam : Je n’aime pas les endroits en hauteur.

Jon : Tu ne sais pas te battre. Tu n’y vois rien. Tu as peur du vide et probablement d’une foule d’autres choses. Qu’es-tu venu faire ici, Sam ?

Sam : Le matin de mon 18e anniversaire, mon père est venu me trouver. « Te voilà presque un homme. » m’a-t-il dit, « mais tu n’es digne ni mes terres, ni mon titre. Demain, tu prendras l’habit noir, tu renonceras à toute prétention sur ma succession et tu te dirigeras vers le Nord. Si tu refuses... » a-t-il dit « Une chasse aura lieu. Quelque part dans ces bois, ton cheval trébuchera. Et tu feras une chute mortelle... C’est ce que je dirai à ta mère. Rien ne me réjouirait davantage. »... Ser Alliser va encore m’obliger à me battre demain ?

Jon : Certainement.

Sam : Je n’en deviendrai pas meilleur pour autant.

Jon : Peut-être... mais tu ne seras pas pire.

 

PORT-REAL.
Dans les jardins du palais.

Baelish : On dit que vous lisez un livre bien ennuyeux.

Ned : Pycelle est un peu trop bavard.

Baelish : Oh, il parle sans cesse. Connaissez-vous ser Hugh du Val ? Je n’en suis pas surpris. Jusqu’à ces derniers temps, il n’était qu’écuyer... L’écuyer de Jon Arryn. Le roi l’a fait chevalier immédiatement après la mort prématurée de son maître.

Ned : Pourquoi le faire chevalier ? Pourquoi me dites-vous cela ?

Baelish : J’ai promis à Cat de vous apporter mon aide.

Ned : Où est ser Hugh ? Je vais lui parler.

Baelish : Que voilà une singulière mauvaise idée ! Vous voyez ce garçon ? Celui-là. L’une des mouches de Varys. L’araignée s’intéresse prodigieusement à vos faits et gestes. Regardez, là ! Celui-ci est à la reine. Et vous voyez cette septa, absorbée par son livre ?

Ned : Varys ou la reine ?

Baelish : Non. C’est l’une des miennes. Avez-vous à votre service un homme en qui vous avez une confiance absolue ?

Ned : Oui.

Baelish : Il eut été plus sage de répondre « Non », monseigneur. Faites passer un message à votre parangon de loyauté... et en toute discrétion. Envoyez-le interroger ser Hugh. A la suite de quoi, vous pourriez lui ordonner de rendre visite à un certain armurier dans la ville. Il habite une grande maison en haut de la Rue d’Acier.

Ned : Pourquoi ?

Baelish : Comme je vous l’ai dit, j’ai mes observateurs. Il est possible qu’ils aient vu lord Arryn entrer chez cet armurier plusieurs fois durant les semaines qui ont précédé sa mort.

Ned : Lord Baelish, peut-être ai-je eu tort de me garder de vous.

Baelish : Vous garder de moi est sans doute ce que vous avez fait de plus sage depuis votre descente de cheval.

 

Sur l'aire de tournoi.

Jory : Ser Hugh ? Ser Hugh !

Hugh du Val : Comme vous le voyez, je suis occupé.

Jory : Je viens de la part de lord Eddard Stark, Main du Roi. Je suis capitaine de sa garde.

Hugh du Val : Pardonnez-moi. Je n’ai pas saisi votre nom, ser...

Jory : Pas de ser. Je ne suis pas chevalier.

Hugh du Val : Ah, je vois. Eh bien, il se trouve que moi, je suis chevalier.

 

Dans les rues de la ville.

Jory : … Il dit qu’il parlerait volontiers, mais à la Main. C’est qu’il est chevalier.

Ned : Ah, chevalier ! Ce sont des coqs qui se pavanent, dans cette ville. Même ceux qui n’ont jamais vu une flèche voler vers eux.

Jory : Vous ne devriez pas être là, seigneur. Qui sait à qui appartiennent les yeux qui nous regardent.

Ned : Eh bien qu’ils regardent.

 

Dans l’armurerie de Tobho Mott.

Tobho, l’armurier : L’ancienne Main est bien venue me voir... et plus d’une fois. J’ai le regret de dire qu’il ne m’a point honoré d’une commande.

Ned : Que voulait lord Arryn ?

Tobho : Il venait toujours voir le garçon.

Ned : Je voudrais le voir aussi.

Tobho : Comme vous le désirez, excellence. Gendry !... Le voici. Il est fort pour son âge. Il travaille dur. Montre à la Main le heaume que tu as forgé, garçon.

Ned : Un bien beau travail.

Gendry : Il n’est pas à vendre.

Tobho : Mon garçon, c’est la Main du Roi ! Si son excellence veut ce heaume...

Gendry : Non, je l’ai fait pour moi.

Tobho : Pardonnez-lui, monseigneur.

Ned : Il n’y a commis aucune faute. Quand lord Arryn venait te rendre visite, de quoi parliez-vous ?

Gendry : Il me posait seulement des questions, monseigneur.

Ned : Des questions ? De quelle sorte ?

Gendry : Sur mon travail, au début. Si les gens me traitaient bien. Si je me plaisais ici... Et puis il a voulu savoir des choses sur ma mère.

Ned : Ta mère ?

Gendry : Qui c’était, à quoi elle ressemblait...

Ned : Que lui as -tu répondu ?

Gendry : Qu’elle est morte quand j’étais petit... Qu’elle avait des cheveux jaunes... Que parfois, elle chantait pour moi.

Ned : Regarde-moi... Remets-toi au travail. (à Tobho) S’il advenait que ce garçon préfère un jour manier l’épée plutôt que d’en forger, envoyez-le-moi.

Jory : Vous avez trouvé quelque chose ?

Ned : Le bâtard du roi Robert.

 

Devant la chambre du Roi.

Jory : Ceci est pour le roi, de la part de lord Stark. Je vous confie le me-...

Jaime : Chut ! Écoute. Les entends-tu ? Combien crois-tu qu’il en ait avec lui, hein ? Devine.

Jory : Je dirais trois... ou quatre.

Jaime : Il lui plaît de faire cela quand je suis de garde... Il m’oblige à l’écouter insulter ma sœur.

Jory : Pardonnez-moi, monseigneur...

Jaime : Qu’as-tu donc à te faire pardonner ? Tu m’as causé du tort ?

Jory : Nos chemins se sont déjà croisés, vous savez ?

Jaime : Tiens donc ? Je n’en ai aucun souvenir.

Jory : Au siège de Pyke. Nous avons combattu côte-à-côte un après-midi.

Jaime : Aah... C’est de là que te vient ta cicatrice ?

Jory : Oui, en effet. L’un des Greyjoys a failli me prendre un œil.

Jaime : Ils sont vicieux, ces fils de putains.

Jory : Ils aiment les bains de sang.

Jaime : A la fin, Ils les aimaient moins. Ce fut une bien belle bataille. Te souviens-tu de Thoros de Myr chargeant à travers la brèche ?

Jory : Oui, avec son épée enflammée. Je m’en souviendrai jusqu’à mon dernier souffle.

Jaime : J’ai aperçu le cadet des Greyjoys à Winterfell. C’était comme de voir un requin au sommet d’une montagne.

Jory : Theon. Un bon garçon.

Jaime : Ça, j’en doute.

Robert : (à une putain) Je parie que tu sens la confiture de cassis. Je veux te sentir, viens ici !

Jory : Je peux vous confier ceci ? C’est le message de lord Stark.

Jaime : Je ne suis pas au service de lord Stark.

 

LE MUR.
A la cantine de Châteaunoir.

Grenn : Où étais-tu passé, toi ?

Jon : Tour de garde... Avec Sam.

Pyp : Oh, le prince Jambonneau. Où est-il ?

Jon : Il n’avait pas faim.

Pyp : Impossible !

Jon : Ça suffit ! Sam n’est en rien différent de nous tous. N’ayant pas sa place dans le monde, il est venu ici. Vous ne chercherez plus à lui faire mal sur le terrain d’entraînement. Plus jamais, et peu importe ce que dit Thorne. Maintenant, c’est notre frère et nous le protégerons.

Le Rat : Tu es amoureux, lord Snow. Vous, les filles, faites comme vous voulez. Mais si Thorne me met en face de dame Truie, c’est une belle tranche de lard que je vais me découper.

 

Dans le dortoir de Châteaunoir.

Jon : Personne ne touche à Sam.

 

Dans la cour de Châteaunoir.

Thorne : (au Rat) Qu’est-ce que tu attends ?... Attaque-le !... (à Grenn) Toi. Vas-y !

Grenn : Frappe-moi ! Allez, lève ton épée !... Je me rends ! Je me rends. Je me rends.

Thorne : (à Jon) Tu trouves cela amusant ? (aux frères de la Garde) Quand vous serez dehors, au-delà du Mur, que le soleil sera en train de se coucher, c’est un homme que vous voulez à vos côtés ou un chiard qui pleurniche ?

 

VAES DOTHRAK.
Sous la tente de Daenerys.

Viserys : Tu as envoyé cette catin pour me donner des ordres ! J’aurais dû te renvoyer sa tête !

Doreah : Pardonnez-moi, Khaleesi. J’ai fait ce que vous m’aviez dit.

Daenerys : Va, ne crains rien... Irri ? Emmène-la et laisse-nous... Pourquoi l’as-tu frappée ?!

Viserys : Combien de fois faut-il que je te dise que je t’interdis de me commander ?

Daenerys : Loin de moi l’idée de faire une telle chose. Je voulais seulement t’inviter à souper.

Viserys : Qu’est-ce donc là ?

Daenerys : Un cadeau. Je l’ai fait faire pour toi.

Viserys : Des guenilles dothraki !? Tu veux m’habiller maintenant ? Cela empeste le fumier. Comme tout le reste, d’ailleurs !

Daenerys : Arrête ! Calme-toi, je te le demande.

Viserys : Tu voudrais que je devienne l’un d’entre eux, n’est-ce pas ? Bientôt, tu me demanderas de tresser mes cheveux.

Daenerys : Une tresse se mérite par des victoires au combat. Tu n’en as aucune, que je sache.

Viserys : Comment oses-tu être d’une telle insolence avec moi !? Tu n’es que la putain d’un chef des sauvages, et maintenant tu as réveillé le dragon.

Daenerys : Je suis la Khaleesi des dothrakis ! Je suis l’épouse du très grand Khal et je porte son fils dans mon ventre. Si tu t’avisais de porte encore une fois la main sur moi, ces mains plus jamais tu ne les reverras.

 

LE MUR.
A la cantine de Châteaunoir.

Sam : Je sais très bien que certains des officiers vont au bordel à La Mole.

Jon : Ça ne m’étonnerait pas.

Sam : Tu ne trouves pas que c’est un peu injuste ? Ils nous obligent à prononcer nos vœux tandis qu’ils se permettent des frasques en cachette.

Jon : Des frasques en cachette ?

Sam : Tout cela est d’une sottise ! Quoi ? Nous ne saurions défendre le Mur que si nous sommes chastes ? C’est absurde.

Jon : Je ne pensais pas que cela te perturberait autant.

Sam : Et pourquoi donc ? Parce que je suis gros ?

Jon : Non.

Sam : Tu sais, j’aime les filles tout autant que toi. Elles ne m’aiment peut-être pas autant, mais... je n’ai jamais... eu de femme. Tu en as probablement culbuté des centaines.

Jon : Non. Pour dire la vérité... je suis comme toi.

Sam : Ouais ? C’est vraiment difficile à croire.

Jon : J’ai bien failli, une fois. J’étais seul dans une pièce, avec une fille nue, mais...

Sam : … Tu n’as pas su où la mettre ?

Jon : Je savais où la mettre !

Sam : Était-elle... vieille et laide ?

Jon : Jeune et ravissante. Une putain qui s’appelait Ros.

Sam : Les cheveux de quelle couleur ?

Jon : Roux.

Sam : Hou, j’adore les rousses. Et sa... ? Ses... ?

Jon : J’aime mieux ne pas te le dire.

Sam : Quoi ? Si beaux que cela ?

Jon : Mieux encore.

Sam : Oh non. Alors, pour quelle raison n’as-tu pas fait l’amour à Ros, qui avait de si beaux... ?

Jon : Quel est mon nom ?

Sam : Jon Snow ?

Jon : Pourquoi Snow, qui veut dire Neige ?

Sam : Parce que... tu es un bâtard qui vient du Nord.

Jon : Je n’ai jamais vu ma mère. Mon père n’a jamais voulu me dire comment elle s’appelait. Je ne sais pas si elle est morte ou vivante. Je ne sais pas si elle est de famille noble, femme de pêcheur ou... putain. Alors je suis resté assis là, dans le bordel, tandis que Ros retirait ses vêtements. Mais je n’ai rien pu faire. Je n’avais qu’une idée en tête : Et si elle tombait enceinte ? Et si elle avait un enfant ? Un autre bâtard nommé Snow... Ne souhaite pas cette vie à un enfant.

Sam : En fait... Tu ne savais pas où la mettre.

Thorne : Vous vous amusez, je vois ? Vous avez l’air d’avoir froid, tous les deux.

Sam : Il fait un peu frisquet, oui..

Thorne : Un peu frisquet, oui... près du feu... à l’intérieur. C’est encore l’été. L’hiver, en avez-vous même un vague souvenir ? Quand était le dernier ? Quoi, il y a dix ans ?

Jon : Je m’en souviens.

Thorne : Winterfell était-il inconfortable ? Y avait-il des jours où tu n’arrivais pas à te réchauffer, quel que soit le nombre de feux que t’allumaient tes domestiques ?

Jon : Je les allumais moi-même.

Thorne : C’est admirable. J’ai passé six mois dehors, au-delà du Mur, pendant l’hiver précédent. La mission devait durer deux semaines. On nous avait dit que Mance Rayder projetait d’attaquer Fort-Levant. Nous avons fait une sortie pour trouver quelques-uns de ses hommes, les capturer et obtenir d’eux des informations. Les sauvageons qui combattent avec Mance Rayder sont des hommes durs. Plus dur que vous ne le serez jamais. Ils connaissent leur pays mieux que nous. Ils savaient qu’un orage se préparait. Ils se sont cachés dans leur caverne, attendant qu’il passe. Nous étions à découvert quand il a frappé. Des vents si forts qu’ils déracinèrent des arbres de cent pieds de haut en une seule bourrasque. Si tu enlevais un gant pour sortir ton dard pour pisser, tu perdais un doigt à cause du gel. Et tout cela dans le noir... Vous ignorez ce qu’est le froid. Tous autant que vous êtes... Les chevaux sont morts, d’abord. Nous n’avions pas de quoi les nourrir pour les réchauffer. Manger les chevaux, c’était facile. Plus tard, quand ce furent les hommes qui s’effondrèrent, ce fut moins facile. Dommage que nous n’ayons pas emmené deux gars comme vous... tout tendre et bien gars. Tu nous aurais au moins duré deux semaines et il nous serait encore restés des os pour la soupe... De nouvelles recrues arriveront bientôt. Vous serez alors remis entre les mains du Lord Commandant. Il décidera de vos affectations. On vous appellera alors « les hommes de la Garde de Nuit », mais vous seriez bien bêtes de le croire. Vous n’êtes encore que des morveux. Quand viendra l’hiver, vous mourrez... tels des insectes.

 

VAES DOTHRAK.
Sous la tente de Daenerys.

Daenerys : Je l’ai frappé. J’ai frappé le dragon.

Jorah : C’est votre frère Rhaegar qui était le dernier dragon. Viserys est moins que l’ombre d’un serpent.

Daenerys : Il est le roi légitime.

Jorah : Dites la vérité : voulez-vous voir votre frère assis sur le trône de fer ?

Daenerys : Non. Mais les gens du petit peuple l’attendent. Illyrio dit qu’ils cousent des étendards à son emblème et prient pour qu’il revienne.

Jorah : Les gens du petit peuple prient pour la pluie, pour leur santé, pour un été sans fin. Ils se moquent bien des jeux auxquels se livrent les grands seigneurs.

Daenerys : Pour quoi priez-vous, ser Jorah ?

Jorah : Mon pays.

Daenerys : Je prie aussi pour mon pays. Jamais mon frère ne reprendra les sept couronnes. Il ne saurait commander à une armée, même si mon mari lui en offrait une. Il ne nous ramènera jamais chez nous.

 

PORT-REAL.
Au tournoi du Roi.

Baelish : Querelle d’amoureux ?

Sansa : Pardonnez-moi. Je vous connais ?

Septa Mordane : Sansa chérie, c’est lord Baelish. Il est connu...

Baelish : Je suis un vieil ami de la famille. Je connais votre mère depuis de nombreuses années.

Arya : Pourquoi vous appelle-t-on Littlefinger ?

Sansa : Arya !

Septa Mordane : Ne sois pas insolente !

Baelish : Non, ce n’est rien, laissez ! Quand j’étais enfant, j’étais tout petit et je viens d’une région de presqu’îles appelées Les Fingers, alors vous voyez... le surnom est tout à fait bien trouvé.

Robert : (à l’assistance) J’attends depuis des siècles ! Que les joutes commencent, avant que je me pisse dessus !

Sansa : Par tous les dieux, qui est-ce ?

Baelish : Ser Gregor Clegane. On l’appelle La Montagne. C’est le frère aîné du Limier.

Sansa : Qui est son adversaire ?

Baelish : Ser Hugh du Val. Il était l’écuyer de Jon Arryn. Il en a fait du chemin.

Robert : (aux combattants) Oui, oui. Épargnez-moi vos simagrées. Battez-vous ! Allez !

Baelish : Vous ne vous attendiez pas à cela ? Vous a-t-on déjà conté l’histoire de La Montagne et du Limier ? Un touchant récit d’amour fraternel... Le Limier n’était qu’un jeune chiot, il avait six ans tout au plus. Gregor était un peu plus âgé. Déjà imposant, il s’était vite taillé une réputation, comme certains garçons qui ont la chance de voir le jour doté d’un talent pour la violence. Un soir, Gregor surprit son petit frère jouant avec un pantin près du feu. Le jouet était celui de Gregor, un chevalier articulé. Gregor ne dît pas un mot. Il souleva seulement son petit frère par la peau du cou, lui plongea le visage dans les braises incandescentes et l’y garda. L’enfant hurlait, tandis que fondait son visage... Ils sont peu nombreux, ceux qui connaissent cette histoire.

Sansa : Je garderai le secret, je vous le promets.

Baelish : Surtout pas un mot, je vous prie. Si Le Limier vous entendait y faire ne serait-ce qu’une allusion, j’ai peur que tous les chevaliers de Port-Réal soient impuissants à vous sauver.

 

Dans le bureau de la Main.

Jory : Messire, sa majesté la reine.

Ned : Majesté.

Cersei : Vous n’êtes pas à votre tournoi ?

Ned : Lui donner mon nom n’en fait pas mon tournoi.

Cersei : Nous devrions passer outre la malheureuse affaire de la route royale. Cette horreur avec les loups... Il était excessif de vous forcer à tuer cette bête. Il est vrai que l’on tombe facilement dans l’excès lorsqu’il s’agit de nos enfants... Comment va Sansa ?

Ned : Oh, elle se plaît ici.

Cersei : C’est bien la seule des Starks. Elle tient de sa mère, elle n’a pas le tempérament du Nord.

Ned : Que venez vous faire ici ?

Cersei : Je vous pose la même question. Que croyez-vous accomplir ?

Ned : Le roi m’a fait venir auprès de lui pour servir le royaume. Ce que je ferai jusqu’à ce qu’il m’ordonne autre chose.

Cersei : Vous ne l’aiderez, ni ne changerez l’homme. Il fera ce qu’il veut ainsi qu’il l’a toujours fait... Vous ferez de votre mieux pour ramasser les morceaux.

Ned : Si c’est cela qu’on attend de moi, alors je m’y emploierai.

Cersei : Il est vrai que vous n’êtes qu’un soldat. On vous donne des ordres et vous y obéissez. Après tout, c’est adéquat : on a préparé votre frère aîné à mener et vous, à suivre.

Ned : On m’a aussi préparé à tuer mes ennemis, Majesté.

Cersei : Moi aussi.

 

LA ROUTE ROYALE.
Dans une taverne.

Un ménestrel : Que sept bienfaits vous soient offerts, braves gens !

Cat : A vous aussi.

Rodrick : Petit ! Du pain, de la viande et de la bière. Vite !

Le ménestrel : Riche idée, grand-père ! Je meurs de faim. Une chanson pendant qu’on attend ou.. ?

Rodrick : Plutôt me jeter dans un puits.

Le ménestrel : Allons, grand-père ! Ce sera peut-être la dernière que vous entendrez si vous allez vers le Nord. Ces gens-là ne connaissent en guise de musique que le hurlement des loups.

L’aubergiste : Pardonnez-moi, messire. Toutes nos chambres sont occupées.

Tyrion : Mes hommes peuvent dormir à l’écurie. Quant à moi, une petite chambre me suffira.

L’aubergiste : Je vous assure, messire. Nous n’avons plus rien.

Tyrion : Puis-je faire quelque chose... pour remédier à cela ?

Bronn : Vous pouvez prendre ma chambre.

Tyrion : Mais que voilà un homme intelligent ! Vous pourrez nous trouver de la nourriture, tout de même ? Yoren, vous soupez avec moi.

Yoren : Oui, messire.

Le ménestrel : Monseigneur Lannister, je serais honoré de vous divertir pendant votre repas. Laissez-moi vous chanter la victoire de votre père à Port-Réal.

Tyrion : Rien au monde ne saurait mieux gâter mon souper... Lady Stark ! Quel plaisir inattendu. J’étais navré de vous avoir manquée à Winterfell.

L’aubergiste : Lady Stark.

Cat : J’étais encore Catelyn Tully la dernière fois que je me suis arrêtée ici. Vous, Ser... Est-ce bien la chauve-souris noire d’Harrenhal que je vois brodée sur votre sur-cotte ?

Le chevalier de la maison Whent : Oui, Madame.

Cat : Et Lady Whent est-elle une sincère et loyale amie de mon père... Lord Hoster Tully de Vivesaigues ?

Le chevalier de la maison Whent : Elle l’est.

Cat : L’étalon rouge a toujours été un blason qui était le bienvenu à Vivesaigues. Mon père compte Jonas Bracken parmi ses plus vieux et plus loyaux bannerets.

Le chevalier de la maison Bracken : Sa confiance honore notre maître.

Tyrion : J’envie à votre père tous ses amis si distingués, lady Stark, mais je vois mal le propos de tout ceci.

Cat : Je connais aussi votre emblème... Les tours jumelles de Frey. Comment se porte votre maître, Ser ?

Le chevalier de la maison Frey : Lord Walder va bien, Madame. Il a prié votre père d’honorer de sa présence son 90e anniversaire. Il compte se remarier ce jour-là.

Cat : Vous voyez cet homme ? Il a été accueilli en hôte dans ma maison, et c’est là qu’il a manigancé le meurtre de mon fils. Un garçon de dix ans... Au nom du roi Robert et des nobles seigneurs que vous servez, je vous demande de vous saisir de sa personne et de m’aider à le ramener à Winterfell, où s’exercera la justice du roi.

Old Nan : The little Lord's been dreaming again.

Theon Greyjoy : We have visitors.

Bran Stark : I don't want to see anyone.

Theon Greyjoy : Really ? If I was cooped up all day with no one but this old bat for company, I'd go mad. Anyway, you don't have a choice. Robb's waiting.

Bran Stark : I don't want to go.

Theon Greyjoy : Neither do I. But Robb's Lord of Winterfell, which means I do what he says and you do what I say. Hodor ! Help Bran down the hall.

 

Tyrion Lannister : I must say I received a slightly warmer welcome on my last visit.

Robb Stark : Any man of the Night's Watch is welcome at Winterfell.

Tyrion Lannister : Any man of the Night's Watch, but not I, eh, boy ?

Robb Stark : I'm not your boy, Lannister. I'm Lord of Winterfell while my father is away.

Tyrion Lannister : Then you might learn a lord's courtesy. So it's true. Hello Bran. Do you remember anything about what happened ?

Maester Luwin : He has no memory of that day.

Tyrion Lannister : Curious.

Robb Stark : Why are you here ?

Tyrion Lannister : Would your charming companion be so kind as to kneel ? My neck is beginning to hurt.

Bran Stark : Kneel, Hodor.

Tyrion Lannister : Do you like to ride, Bran ?

Bran Stark : Yes. Well, I mean I did like to.

Maester Luwin : The boy has lost the use of his legs.

Tyrion Lannister : What of it ? With the right horse and saddle, even a cripple can ride.

Bran Stark : I'm not a cripple.

Tyrion Lannister : Then I'm not a dwarf. My father will rejoice to hear it. I have a gift for you. Give that to your saddler. He'll provide the rest. You must shape the horse to the rider. Start with a yearling and teach it to respond to the reins and to the boy's voice.

Bran Stark : Will I really be able to ride ?

Tyrion Lannister : You will. On horseback you will be as tall as any of them.

Robb Stark : Is this some kind of trick ? Why do you want to help him ?

Tyrion Lannister : I have a tender spot in my heart for cripples, bastards and broken things.

Robb Stark : You've done my brother a kindness. The hospitality of Winterfell is yours.

Tyrion Lannister : Spare me your false courtesies, Lord Stark. There's a brothel outside your walls. There I'll find a bed and both of us can sleep easier.

 

Theon Greyjoy : Couldn't resist some northern ass ? If you like redheads, ask for Ros.

Tyrion Lannister : Come to see me off, Greyjoy ? Kind of you. Your master doesn't seem to like Lannisters.

Theon Greyjoy : He's not my master.

Tyrion Lannister : No, of course not. What happened here ? Where is lady Stark ? Why didn't she receive me ?

Theon Greyjoy : She wasn't feeling well.

Tyrion Lannister : She's not in Winterfell, is she ? Where did she go ?

Theon Greyjoy : My lady's whereabouts...

Tyrion Lannister : My lady ? Your loyalty to your captors is touching. Tell me, how do you think Balon Greyjoy would feel if he could see his only surviving son has turned lackey ? I still remember seeing my father's fleet burn in Lannisport. I believe your uncles were responsible ?

Theon Greyjoy : Must have been a pretty sight.

Tyrion Lannister : Nothing prettier than watching sailors burn alive. Yes, a great victory for your people. Shame how it all turned out.

Theon Greyjoy : We were outnumbered 10 to one.

Tyrion Lannister : A stupid rebellion then. I suppose your father realized that when your brothers died in battle. Now here you are, your enemy's squire.

Theon Greyjoy : Careful, Imp.

Tyrion Lannister : I've offended you. Forgive me, it's been a rough morning. Anyway, don't despair. I'm a constant disappointment to my own father and I've learned to live with it. Your next tumble with Ros is on me. I'll try not to wear her out.

 

Jon Snow : Leg, shoulder, leg. Left foot forward. Good. Now pivot as you deliver the stroke. Put all your weight behind it.

Grenn : What in seven hells is that ?

Pyp : They'll need an eighth hell to fit him in.

Alliser Thorne : Tell them your name.

Samwell Tarly : Samwell Tarly, of Horn Hill. I mean, I was of Horn Hill. I've come to take the black.

Rast : Come to take the black pudding.

Alliser Thorne : Well, you couldn't be any worse than you look. See what he can do.

Samwell Tarly : I yield. Please, no more.

Alliser Thorne : On your feet. Pick up your sword. Hit him till he finds his feet. It seems they've run short of poachers and thieves down south. Now they send us squealing bloody pigs. Again, harder.

Jon Snow : Enough ! He yielded.

Alliser Thorne : Looks like the bastard's in love. All right then, lord Snow, you wish to defend your lady love, let's make it an exercise. You two. Three of you ought to be sufficient to make lady piggy squeal. All you've got to do is get past the bastard.

Jon Snow : Are you sure you want to do this ?

Grenn : No. Yield yield yield ! I yield.

Alliser Thorne : We're done for today. Go clean the armory. That's all you're good for.

Pyp : Well fought !

Grenn : Piss off.

Samwell Tarly : Did he hurt you ?

Jon Snow : I've had worse.

Samwell Tarly : You can call me Sam... If you want. My mother calls me Sam.

Jon Snow : It's not going to get any easier, you know ? You'll have to defend yourself.

Grenn : Why didn't you get up and fight ?

Samwell Tarly : I wanted to. I just couldn't.

Grenn : Why not ?

Samwell Tarly : I'm a coward. My father always says so.

Jon Snow : The Wall's no place for cowards.

Samwell Tarly : You're right. I'm sorry. I just... Wanted to thank you.

Grenn : A bloody coward. People saw us talking to him. Now they'll think we're cowards too.

Pyp : You're too stupid to be a coward.

Grenn : You're too stupid to be a...

Pyp : Quick now, before summer's over.

Grenn : Come on here !

 

Jorah Mormont : Vaes Dothrak. The city of the horselords.

Viserys Targaryen : A pile of mud. Mud and shit and twigs - best these savages can do.

Daenerys Targaryen : These are my people now. You shouldn't call them savages.

Viserys Targaryen : I'll call them what I like, because they're my people. This is my army. Khal Drogo is marching the wrong way with my army.

Daenerys Targaryen : If my brother was given an army of Dothraki, could you conquer the Seven Kingdoms ?

Jorah Mormont : The Dothraki have never crossed the Narrow Sea. They fear any water their horses can't drink.

Daenerys Targaryen : But if they did ?

Jorah Mormont : King Robert is fool enough to meet them in open battle, but the men advising him are different.

Daenerys Targaryen : And you know these men ?

Jorah Mormont : I fought beside them once, long ago. Now Ned Stark wants my head. He drove me from my land.

Daenerys Targaryen : You sold slaves. Why ?

Jorah Mormont : I had no money and an expensive wife.

Daenerys Targaryen : And where is she now ?

Jorah Mormont : In another place, with another man.

 

Doreah : Your Grace ?

Viserys Targaryen : Yes, my dear ?

Doreah : They call you the last dragon...

Viserys Targaryen : They do.

Doreah : You have dragon's blood in your veins ?

Viserys Targaryen : It's entirely possible.

Doreah : What happened to the dragons ? I was told that brave men killed them all.

Viserys Targaryen : The brave men didn't kill dragons. The brave men rode them. Rode them from Valyria to build the greatest civilization this world has ever seen. The breath of the greatest dragon forged the Iron Throne, which the Usurper is keeping warm for me. The swords of the vanquished, a thousand of them... melted together like so many candles.

Doreah : I have always wanted to see a dragon. There is nothing in the world that I would rather see.

Viserys Targaryen : Really ? Why dragons ?

Doreah : They can fly. And wherever they are, just a few flaps of their wings and they're somewhere else... Far away. And they can kill. Anyone or anything that tries to hurt them gets burned away to nothing... melted... like so many candles. Seeing a dragon would make me very happy.

Viserys Targaryen : Well, after 15 years in a pleasure house, I imagine just seeing the sky makes you happy.

Doreah : I was not locked in. I have seen things.

Viserys Targaryen : What have you seen ?

Doreah : I've seen... A man from Asshai with a dagger of real dragonglass. I've seen a man who could change his face the way that other men change their clothes. And I've seen a pirate who wore his weight in gold and whose ship had sails of colored silk. So... Have you seen one ?

Viserys Targaryen : A pirate ship ?

Doreah : A dragon.

Viserys Targaryen : No, the last one died many years before I was born. I'll tell you what I have seen : their skulls. They used to decorate the throne room in the Red Keep. When I was very young, just 3 or 4, my father used to walk me down the rows and I'd recite their names for him. When I got them all right, he'd give me a sweet. The ones closest to the door were the last ones they were able to hatch and they were all stunted and wrong. Skulls no bigger than dog skulls. But as you got closer to the Iron Throne... They got bigger and bigger and bigger. There was Ghiscar and Valryon, Vermithrax, Essovius, Archonel, Meraxes, Vhagar... And Balerion the Dread... whose fire forged the Seven Kingdoms into one.

Doreah : What happened to the skulls ?

Viserys Targaryen : I don't know. The Usurper had them smashed to powder, I expect. Scattered to the wind.

Doreah : That's very sad.

Viserys Targaryen : Yes, it is. What did I buy you for ? To make me sad ?

Doreah : No, your Grace. To teach your sister.

Viserys Targaryen : To teach my sister how to be a better lover ? You think I bought you to make Khal Drogo happy ? You pretty little idiot. Go on then. Get on with it.

 

Septa Mordane : Someday your husband will sit there and you will sit by his side. And one day, before too long, you will present your son to the court. All the lords of Westeros will gather here to see the little prince...

Sansa Stark : What if I have a girl ?

Septa Mordane : Gods be good, you'll have boys and girls and plenty of them.

Sansa Stark : What if I only have girls ?

Septa Mordane : I wouldn't worry about that.

Sansa Stark : Jeyne Poole's mother had five children, all of them girls.

Septa Mordane : Yes, but it's highly unlikely.

Sansa Stark : But what if ?

Septa Mordane : If you only had girls, I suppose the throne would pass to Prince Joffrey's little brother.

Sansa Stark : And everyone would hate me.

Septa Mordane : Nobody could ever hate you.

Sansa Stark : Joffrey does.

Septa Mordane : Nonsense. Why would you say such a thing ? That business with the wolves ? I've told you a hundred times... A direwolf is not...

Sansa Stark : Please shut up about it.

Septa Mordane : Do you remember your lessons ? Who built the Iron Throne ?

Sansa Stark : Aegon the Conqueror.

Septa Mordane : And who built the Red Keep ?

Sansa Stark : Maegor the Cruel.

Septa Mordane : And how many years did it take to build...

Sansa Stark : My grandfather and uncle were murdered here, weren't they ?

Septa Mordane : They were killed on the orders of King Aerys, yes.

Sansa Stark : The Mad King.

Septa Mordane : Commonly known as the Mad King.

Sansa Stark : Why were they killed ?

Septa Mordane : You should be speak to your father about these matters.

Sansa Stark : I don't want to speak to my father, ever.

Septa Mordane : You will find it in your heart to forgive your father.

Sansa Stark : No, I won't.

 

Janos Slynt : It's the Hand's tournament that's causing all this trouble, my Lords.

Eddard Stark : The King's tournament. I assure you the Hand wants no part of it.

Janos Slynt : Call it what you will, Lord Stark Ser, the city is packed with people and more flooding in every day. Last night we had a tavern riot, a brothel fire, three stabbings and a drunken horse race down the Street of Sisters.

Varys : Dreadful.

Renly Baratheon : If you can't keep the King's peace, perhaps the City Watch should be commanded by someone who can.

Janos Slynt : I need more men.

Eddard Stark : You'll get 50. Lord Baelish will see it paid for.

Petyr Baelish : I will ?

Eddard Stark : You found money for a champion's purse, you can find money to keep the peace. I'll also give you 20 of my household guards till the crowds have left.

Janos Slynt : Thank you, my Lord Hand Ser. They will be put to good use.

Eddard Stark : The sooner this is over, the better.

Varys : The realm prospers from such events, my Lord. They give the great a chance at glory, and the lowly a respite from their woes.

Petyr Baelish : And every inn in the city is full and the whores are walking bow-legged.

Eddard Stark : I'm sure the tourney puts coins in many a pocket. Now... If there's nothing else, my Lords ?

Grand Maester Pycelle : This heat. On days like this, I envy you northerners your summer snows. Until tomorrow my Lord.

Eddard Stark : I've been hoping to talk to you about Jon Arryn.

Grand Maester Pycelle : Lord Arryn ? His death was a great sadness to all of us. I took personal charge of his care, but I could not save him. His sickness struck him very hard and very fast. I saw him in my chambers just the night before he passed. Lord Jon often came to me for counsel.

Eddard Stark : Why ?

Grand Maester Pycelle : I have been Grand Maester for many years. Kings and Hands have come to me for advice since...

Eddard Stark : What did Jon want the night before he died ?

Grand Maester Pycelle : He came inquiring after a book.

Eddard Stark : A book ? What book ?

Grand Maester Pycelle : I fear it would be of little interest to you, my Lord. A ponderous tome.

Eddard Stark : I'd like to read it.

Grand Maester Pycelle : "The lineages and histories of the great houses of the Seven Kingdoms, with descriptions of many high lords and noble ladies and their children."

Eddard Stark : "Harkon Umber, first of his name, born to lord Hother Umber and lady Amaryllis Umber in the 183rd year after Aegon's landing, at the last hearth. Blue of eye, brown of hair and fair complected, died in his 14th year of a wound sustained
in a bear hunt."

Grand Maester Pycelle : As I said, my Lord, a ponderous read.

Eddard Stark : Did Jon Arryn tell you what he wanted with it ?

Grand Maester Pycelle : He did not, my Lord. And I did not presume to ask.

Eddard Stark : Jon's death...

Grand Maester Pycelle : Such a tragedy.

Eddard Stark : Did he say anything to you during his final hours ?

Grand Maester Pycelle : Nothing of import, my Lord. There was one phrase he kept repeating : "The seed is strong," I think it was.

Eddard Stark : "The seed is strong" ? What does that mean ?

Grand Maester Pycelle : The dying mind is a demented mind, Lord Stark. For all the weight they're given, last words are usually as significant as first words.

Eddard Stark : And you're quite certain he died of a natural illness ?

Grand Maester Pycelle : What else could it be ?

Eddard Stark : Poison.

Grand Maester Pycelle : A disturbing thought. I don't think it likely. The Hand was loved by all. What sort of man would dare...

Eddard Stark : I've heard it said that poison is a woman's weapon.

Grand Maester Pycelle : Yes. Women, cravens... and eunuchs. Did you know that lord Varys is a eunuch ?

Eddard Stark : Everybody knows that.

Grand Maester Pycelle : Of course. How that sort of person found himself on the King's Council, I will never know.

Eddard Stark : I've taken enough of your time.

Grand Maester Pycelle : No trouble at all, my Lord. It's a great honor...

Eddard Stark : Thank you. I'll find my own way out.

 

Arya Stark : Syrio says a water dancer can stand on one toe for hours.

Eddard Stark : It's a hard fall down these steps.

Arya Stark : Syrio says every hurt is a lesson and every lesson makes you better. Tomorrow I'm going to be chasing cats.

Eddard Stark : Cats ? Syrio says…

Arya Stark : He says every swordsman should study cats. They're quiet as shadows and as light as feathers. You have to be quick to catch them.

Eddard Stark : He's right about that.

Arya Stark : Now that Bran's awake will he come live with us ?

Eddard Stark : He needs to get his strength back first.

Arya Stark : He wants to be a knight of the King’s Guard. He can't be one now, can he ?

Eddard Stark : No. But someday he could be Lord of a holdfast or sit on the King's Council. Or he might raise castles like Brandon the Builder.

Arya Stark : Can I be Lord of a holdfast ?

Eddard Stark : You will marry a high Lord and rule his castle. And your sons shall be knights and princes and lords.

Arya Stark : No. That's not me.

 

Samwell Tarly : Hello. Ser Alliser said I'm to be your new watch partner. I should warn you, I don't see all that well.

Jon Snow : Come stand by the fire. It's warmer.

Samwell Tarly : No, that's all right. I'm fine.

Jon Snow : You're not. You're freezing.

Samwell Tarly : I don't like high places.

Jon Snow : You can't fight. You can't see. You're afraid of heights and almost everything else probably. What are you doing here, Sam ?

Samwell Tarly : On the morning of my 18th nameday, my father came to me. "You're almost a man now," he said, "but you're not worthy of my land and title. Tomorrow, you're going to take the black, forsake all claim to your inheritance and start north. If you do not," he said, "then we'll have a hunt and somewhere in these woods your horse will stumble and you'll be thrown from your saddle to die. Or so I'll tell your mother. Nothing would please me more." Ser Alliser's going to make me fight again tomorrow, isn't he ?

Jon Snow : Yes, he is.

Samwell Tarly : I'm not going to get any better, you know ?

Jon Snow : Well… You can't get any worse.

 

Petyr Baelish : I hear you're reading a boring book.

Eddard Stark : Pycelle talks too much.

Petyr Baelish : He never stops. Do you know Ser Hugh of the Vale ? Not surprising. Until recently, he was only a squire... Jon Arryn's squire. He was knighted almost immediately after his master's untimely death.

Eddard Stark : Knighted for what ? Why are you telling me this ?

Petyr Baelish : I promised Cat that I'd help you.

Eddard Stark : Where is Ser Hugh ? I'll speak to him.

Petyr Baelish : A singularly bad idea. Do you see that boy there ? One of Varys's little birds. The Spider has taken a great interest in your comings and goings. Now look there. That one belongs to the Queen. And do you see that Septa pretending to read her book ?

Eddard Stark : Varys or the Queen ?

Petyr Baelish : No. She's one of mine. Is there someone in your service whom you trust completely ?

Eddard Stark : Yes.

Petyr Baelish : The wiser answer was no, my Lord. Get a message to this paragon of yours... Discreetly. Send him to question Ser Hugh. After that, you might want him to visit a certain armorer in the city. He lives in a large house at the top of the street of Steel.

Eddard Stark : Why ?

Petyr Baelish : I have my observers, as I said, and it's possible that they saw Lord Arryn visit this armorer several times in the weeks before his death.

Eddard Stark : Lord Baelish, perhaps I was wrong to distrust you.

Petyr Baelish : Distrusting me was the wisest thing you've done since you climbed off your horse.

 

Jory Cassel : Ser Hugh ? Ser Hugh !

Hugh of the Vale : As you can see, I'm busy.

Jory Cassel : I'm here on behalf of Lord Eddard Stark, the Hand of the king. I'm the captain of his guard.

Hugh of the Vale : I'm sorry. I didn't catch your name, Ser...

Jory Cassel : No "ser." I'm not a knight.

Hugh of the Vale : I see. Well, it just so happens that I am.

 

Jory Cassel : He said he'd be glad to talk to the Hand himself. He's a knight, you see.

Eddard Stark : A knight. They strut around like roosters down here. Even the ones who've never seen an arrow coming their way.

Jory Cassel : You shouldn't be out here, my Lord. There's no telling who has eyes where.

Eddard Stark : Let them look.

Tobho Mott : The former Hand did call on me, my Lord, several times. I regret to say he did not honor me with his patronage.

Eddard Stark : What did Lord Arryn want ?

Tobho Mott : He always came to see the boy.

Eddard Stark : I'd like to see him as well.

Tobho Mott : As you wish, my Lord. Gendry ! Here he is. Strong for his age. He works hard. Show the Hand the helmet you made, lad.

Eddard Stark : This is fine work.

Gendry : It's not for sale.

Tobho Mott : Boy, this is the King's Hand ! If his lordship wants the helmet...

Gendry : I made it for me.

Tobho Mott : Forgive him, my Lord.

Eddard Stark : There's nothing to forgive. When Lord Arryn came to visit you, what would you talk about ?

Gendry : He just asked me questions is all, my Lord.

Eddard Stark : What kind of questions ?

Gendry : About my work at first, if I was being treated well, if I liked it here. But then he started asking me about my mother.

Eddard Stark : Your mother ?

Gendry : Who she was, what she looked like.

Eddard Stark : What did you tell him ?

Gendry : She died when I was little. She had yellow hair. She'd sing to me sometimes.

Eddard Stark : Look at me. Get back to work, lad. If the day ever comes when that boy'd rather wield a sword than forge one, you send him to me.

Jory Cassel : Find anything ?

Eddard Stark : King Robert's bastard son.

 

Jory Cassel : This is for the King from Lord Stark.

Jaime Lannister : Listen. Do you hear them ? How many do you think are in there with him ? Guess.

Jory Cassel : Three ? Four ?

Jaime Lannister : He likes to do this when I'm on duty... He makes me listen as he insults my sister.

Jory Cassel : Forgive me, my Lord...

Jaime Lannister : Why do I have to forgive you ? Have you wronged me ?

Jory Cassel : We've met before, you know.

Jaime Lannister : Have we ? Strange, I've forgotten.

Jory Cassel : The siege of Pyke. We fought side by side one afternoon.

Jaime Lannister : That's where you got your scar ?

Jory Cassel : Aye. One of the Greyjoys nearly took my eye.

Jaime Lannister : Vicious sons of whores.

Jory Cassel : They like their bloodshed.

Jaime Lannister : They stopped liking it at the end. That was a proper battle. D'you remember Thoros of Myr charging through the breach ?

Jory Cassel : With his burning sword ? I'll remember that till the day I die.

Jaime Lannister : I saw the youngest of the Greyjoy lads at Winterfell. It was like seeing a shark on a mountaintop.

Jory Cassel : Theon ? He's a good lad.

Jaime Lannister : I doubt it.

Robert Baratheon : I'll bet you smell of blackberry jam ! Let me smell it. Come here.

Jory Cassel : Can I leave this with you ? The message from Lord Stark.

Jaime Lannister : I don't serve Lord Stark.

 

Grenn : Where have you been ?

Jon Snow : Watch duty. With Sam.

Pyp : Prince Porkchop. Where is he ?

Jon Snow : He wasn't hungry.

Pyp : Impossible !

Jon Snow : That's enough. Sam's no different from the rest of us. There was no place for him in the world, so he's come here. We're not going to hurt him in the training yard anymore. Never again, no matter what Thorne says. He's our brother now and we're going to protect him.

Rast : You are in love, Lord Snow. You girls can do as you please. But if Thorne puts me up against Lady Piggy, I'm gonna slice me off a side of bacon.

 

Jon Snow : No one touches Sam.

 

Alliser Thorne : What are you waiting for ? Attack him ! You, get in there.

Grenn : Hit me. Go on, hit me ! I yield ! Yield yield. I yield.

Alliser Thorne : You think this is funny, do you ? When you're out there beyond the Wall with the sun going down, do you want a man at your back ? Or a sniveling boy ?

 

Viserys Targaryen : You send this whore to give me commands ? I should have sent you back her head !

Doreah : Forgive me, Khaleesi. I did as you asked.

Daenerys Targaryen : Hush now. It's all right. Irri, take her and leave us.

Irri : Yes, Khaleesi.

Daenerys Targaryen : Why did you hit her ?!

Viserys Targaryen : How many times do I have to tell you ? You do not command me.

Daenerys Targaryen : I wasn't commanding you. I just wanted to invite you to supper.

Viserys Targaryen : What's this ?

Daenerys Targaryen : It's a gift. I had it made for you.

Viserys Targaryen : Dothraki rags ? Are you going to dress me now ?

Daenerys Targaryen : Please.

Viserys Targaryen : This stinks of manure. All of it.

Daenerys Targaryen : Stop - stop it.

Viserys Targaryen : You would turn me into one of them, wouldn't you ? Next you'll want to braid my hair.

Daenerys Targaryen : You've no right to a braid. You've won no victories yet.

Viserys Targaryen : You do not talk back to me ! You are a horselord's slut. And now you've woken the dragon...

Daenerys Targaryen : I am a Khaleesi of the Dothraki ! I am the wife of the great Khal and I carry his son inside me. The next time you raise a hand to me will be the last time you have hands.

 

Samwell Tarly : I know for a fact that some of the officers go to that brothel in Mole's Town.

Jon Snow : I wouldn't doubt it.

Samwell Tarly : Don't you think it's a little bit unfair ? Making us take our vows while they sneak off for a little sally on the side ?

Jon Snow : Sally on the side ?

Samwell Tarly : It's silly, isn't it ? What, we can't defend the Wall unless we're celibate ? It's absurd.

Jon Snow : I didn't think you'd be so upset about it.

Samwell Tarly : Why not ? Because I'm fat ? But I like girls just as much as you do. They might not like me as much. I've never... been with one. You've probably had hundreds.

Jon Snow : As a matter of fact, I'm the same as you.

Samwell Tarly : I find that hard to believe.

Jon Snow : I came very close once. I was alone in a room with a naked girl, but...

Samwell Tarly : You didn't know where to put it ?

Jon Snow : I know where to put it.

Samwell Tarly : Was she... Old and ugly ?

Jon Snow : Young and gorgeous. A whore named Ros.

Samwell Tarly : What color hair ?

Jon Snow : Red.

Samwell Tarly : I like red hair. And her... Her...

Jon Snow : You don't want to know.

Samwell Tarly : That good ?

Jon Snow : Better.

Samwell Tarly : Oh no. So why exactly did you not make love to Ros with the perfect...

Jon Snow : What's my name ?

Samwell Tarly : Jon Snow ?

Jon Snow : And why is my surname Snow ?

Samwell Tarly : Because... You're a bastard from the north.

Jon Snow : I never met my mother. My father wouldn't even tell me her name. I don't know if she's living or dead. I don't know if she's a noblewoman or a fisherman's wife... Or a whore. So I sat there in the brothel as Ros took off her clothes. But I couldn't do it. Because all I could think was what if I got her pregnant and she had a child, another bastard named Snow ? It's not a good life for a child.

Samwell Tarly : So... You didn't know where to put it ?

Alliser Thorne : Enjoying yourselves ? You look cold, boys.

Samwell Tarly : It is a bit nippy.

Alliser Thorne : A bit nippy, yeah, by the fire, indoors. It's still summer. Do you boys even remember the last winter ? How long has it been now ? What, 10 years ? I remember. Was it uncomfortable at Winterfell ? Were there days when you just couldn't get warm, never mind how many fires your servants built ?

Jon Snow : I build my own fires.

Alliser Thorne : That's admirable. I spent six months out there, beyond the Wall during the last winter. It was supposed to be a two-week mission. We heard a rumor Mance Rayder was planning to attack Eastwatch. So we went out to look for some of his men... Capture them, gather some knowledge. The Wildlings who fight for Mance Rayder are hard men. Harder than you'll ever be. They know their country better than we do. They knew there was a storm coming in. So they hid in their caves and waited for it to pass. And we got caught in the open. Wind so strong it yanked 100-foot trees straight from the ground, roots and all. If you took your gloves off to find your cock to have a piss, you lost a finger to the frost. And all in darkness. You don't know cold. Neither of you do. The horses died first. We didn't have enough to feed them, to keep them warm. Eating the horses was easy. But later when we started to fall... That wasn't easy. We should have had a couple of boys like you along, shouldn't we ? Soft, fat boys like you. We'd have lasted a fortnight on you and still had bones leftover for soup. Soon we'll have new recruits and you lot will be passed along to the Lord Commander for assignment and they will call you men of the Night's Watch, but you'd be fools to believe it. You're boys still. And come the winter you will die... Like flies.

 

Daenerys Targaryen : I hit him. I hit the dragon.

Jorah Mormont : Your brother Rhaegar was the last dragon. Viserys is less than the shadow of a snake.

Daenerys Targaryen : He is still the true King.

Jorah Mormont : The truth now : do you want to see your brother sitting on the Iron Throne ?

Daenerys Targaryen : No. But the common people are waiting for him. Illyrio said they're sewing dragon banners and praying for his return.

Jorah Mormont : The common people pray for rain, health and a summer that never ends. They don't care what games the high Lords play.

Daenerys Targaryen : What do you pray for, Ser Jorah ?

Jorah Mormont : Home.

Daenerys Targaryen : I pray for home too. My brother will never take back the Seven Kingdoms. He couldn't lead an army even if my husband gave him one. He'll never take us home.

 

Petyr Baelish : Lover's quarrel ?

Sansa Stark : I'm sorry. Do I... ?

Septa Mordane : Sansa dear, this is Lord Baelish. He's known...

Petyr Baelish : An old friend of the family. I've known your mother a long long time.

Arya Stark : Why do they call you Littlefinger ?

Sansa Stark : Arya !

Septa Mordane : Don't be rude !

Petyr Baelish : No, it's quite all right. When I was a child I was very small and I come from a little spit of land called The Fingers, so you see, it's an exceedingly clever nickname.

Robert Baratheon : I've been sitting here for days ! Start the damn joust before I piss myself !

Sansa Stark : Gods, who is that ?

Petyr Baelish : Ser Gregor Clegane. They call him the Mountain. The Hound's older brother.

Sansa Stark : And his opponent ?

Petyr Baelish : Ser Hugh of the Vale. He was Jon Arryn's squire. Look how far he's come.

Robert Baratheon : Yes, yes. Enough of the bloody pomp. Have at it !

Petyr Baelish : Not what you were expecting ? Has anyone ever told you the story of the Mountain and the Hound ? Lovely little tale of brotherly love. The Hound was just a pup, six years old maybe. Gregor a few years older, already a big lad, already getting a bit of a reputation. Some lucky boys just born with a talent for violence. One evening... Gregor found his little brother playing with a toy by the fire... Gregor's toy, a wooden knight. Gregor never said a word, he just grabbed his brother by the scruff of his neck and shoved his face into the burning coals. Held him there while the boy screamed, while his face melted. There aren't very many people who know that story.

Sansa Stark : I won't tell anyone. I promise.

Petyr Baelish : No, please don't. If the Hound so much as heard you mention it, I'm afraid all the knights in King's Landing would not be able to save you.

 

Jory Cassel : My Lord, Her Grace the Queen.

Eddard Stark : Your Grace.

Cersei Baratheon : You're missing your tournament.

Eddard Stark : Putting my name on it doesn't make it mine.

Cersei Baratheon : I thought we might put what happened on the Kingsroad behind us – the ugliness with the wolves. And forcing you to kill the beast was extreme. Though sometimes we go to extremes where our children are concerned. How is Sansa ?

Eddard Stark : She likes it here.

Cersei Baratheon : The only Stark who does. Favors her mother, not much of the north in her.

Eddard Stark : What are you doing here ?

Cersei Baratheon : I might ask the same of you. What is it you hope to accomplish ?

Eddard Stark : The King called on me to serve him and the realm, and that's what I'll do until he tells me otherwise.

Cersei Baratheon : You can't change him. You can't help him. He'll do what he wants, which is all he's ever done. You'll try your best to pick up the pieces.

Eddard Stark : If that's my job, then so be it.

Cersei Baratheon : You're just a soldier, aren't you ? You take your orders and you carry on. I suppose it makes sense. Your older brother was trained to lead and you were trained to follow.

Eddard Stark : I was also trained to kill my enemies, Your Grace.

Cersei Baratheon : As was I.

 

Marillion : Seven blessings to you, goodfolk !

Catelyn Stark : And to you.

Rodrick Cassel : Boy ! Bread, meat and beer, quickly.

Marillion : Good idea, grandfather. I'm starving. A song while we wait or ?

Rodrick Cassel : I'd rather throw myself down a well.

Marillion : Grandfather, may be your last chance if you're heading north. The only music the northerners know is the howling of wolves !

Masha Heddle : I'm sorry, my Lord, we're full up. Every room.

Tyrion Lannister : My men can sleep in the stable. As for myself, I don't require a large room.

Masha Heddle : Truly, my lord, we have nothing.

Tyrion Lannister : Is there nothing I can do... to remedy this ?

Bronn : You can have my room.

Tyrion Lannister : There's a clever man. You can manage food, I trust ? Yoren, dine with me.

Yoren : Aye, my Lord.

Marillion : My Lord of Lannister ! Might I entertain you while you eat ? I can sing of your father's victory at King's Landing !

Tyrion Lannister : Nothing would more likely ruin my supper. Lady Stark ! What an unexpected pleasure. I was sorry to have missed you at Winterfell.

Masha Heddle : Lady Stark.

Catelyn Stark : I was still Catelyn Tully the last time I stayed here. You, Ser... Is that the black bat of Harrenhal I see embroidered on your coat ?

Knight of House Whent : It is, my Lady.

Catelyn Stark : And is Lady Whent a true and honest friend to my father... Lord Hoster Tully of Riverrun ?

Knight of House Whent : She is.

Catelyn Stark : The Red Stallion was always a welcome sight at Riverrun. My father counts Jonas Bracken amongst his oldest and most loyal bannermen.

Knight of House Bracken : Our lord is honored by his trust.

Tyrion Lannister : I envy your father all his fine friends... but I don't quite see the purpose of this.

Catelyn Stark : I know your sigil as well... The twin towers of Frey. How fares your Lord, Ser ?

Knight of House Frey : Lord Walder is well, my Lady. He has asked your father for the honor of his presence on his 90th nameday. He plans to take another wife.

Catelyn Stark : This man... came into my house as a guest and there conspired to murder my son, a boy of 10. In the name of King Robert and the good Lords you serve, I call upon you to seize him and help me return him to Winterfell to await the King's justice.

 

 

Script VO issu des sous-titres réalisés par [email protected] (merci à eux).

Disponible sur www.seriessub.com

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Bonjour, je cherche un ou des volontaires pour les calendriers Avril pour les quartiers Suits & Outlander, contactez moi ^^ Stay Safe !!!

SeySey, Hier à 11:24

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quimper, Hier à 17:01

@SeySey : Outlander a déjà son calendrier d'avril depuis quelques jours. Sauf si tu en veux un second ?

SeySey, Hier à 17:17

Ohhh quelle bourde, j'ai besoin de dormir ^^ Merci quimper

quimper, Hier à 22:10

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