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#103 : Lord Snow

A Port-Réal, Ned se joint au Conseil Restreint du Roi et découvre que, malgré les conseils avisés de Jon Arryn, l’état des finances du royaume est aussi pitoyable que la capacité de Robert à gouverner.

De son côté, Catelyn se rend incognito à la capitale, pour prévenir Ned du danger que représentent les Lannister. Mais aux portes de la ville, elle est interceptée par les émissaires d’un de ses anciens prétendants : Petyr Baelish, le Grand Argentier et membre du Conseil Restreint, surnommé Littlefinger.

A Winterfell, Bran est sorti du coma, mais apprend qu’il ne pourra plus jamais marcher. Il ne semble pas se souvenir d’avoir été poussé dans le vide par ser Jaime…

A Châteaunoir, Jon a commencé sa formation avec d’autres recrues, qui sont loin de posséder les connaissances martiales du jeune bâtard. Frustré par ses conditions de vie au pied du Mur, Jon s’attire rapidement la haine de ses nouveaux frères d'armes. De son côté, Lord Mormont, le commandant de la Garde de Nuit, demande à Tyrion de faire part au Roi et à la Reine du manque d’effectif de la Garde.

Sur le Continent de l’Est, Daenerys, qui commence à avoir un minimum d’emprise sur son époux, ose enfin s’opposer à son frère Viserys...

Popularité


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Titre VO
Lord Snow

Titre VF
Lord Snow

Première diffusion
01.05.2011

Première diffusion en France
19.06.2011

Vidéos

103- Sneak Preview Clip 1

103- Sneak Preview Clip 1

  

103- Sneak Preview Clip 2

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Photos promo

Jon Snow

Jon Snow

Catelyn Stark

Catelyn Stark

Jon Snow combat contre Grenn

Jon Snow combat contre Grenn

Catelyn et Rodrik arrivent à Port-Réal

Catelyn et Rodrik arrivent à Port-Réal

Jaime Lannister et Barristan Selmy

Jaime Lannister et Barristan Selmy

Petyr Baelish et ses prostituées

Petyr Baelish et ses prostituées

Jory Cassel

Jory Cassel

Jon Snow s'entraine à Chateaunoir

Jon Snow s'entraine à Chateaunoir

Ned Stark dans la salle du trône

Ned Stark dans la salle du trône

Jamie Lannister dans la salle du trône

Jamie Lannister dans la salle du trône

Jon Snow à Chateaunoir

Jon Snow à Chateaunoir

Cersei Lannister

Cersei Lannister

Lord Varys

Lord Varys

Arya et Sansa dans les appartements de la Main du Roi

Arya et Sansa dans les appartements de la Main du Roi

Jaime Lannister confronte Ned Stark dans la salle du trône

Jaime Lannister confronte Ned Stark dans la salle du trône

Sansa dans les appartements de la Main du Roi

Sansa dans les appartements de la Main du Roi

Lord Varys

Lord Varys

Ned Stark

Ned Stark

Grand Mestre Pycelle

Grand Mestre Pycelle

Jaime et Cersei Lannister

Jaime et Cersei Lannister

Cersei Lannister dans sa chambre

Cersei Lannister dans sa chambre

Daenerys Targaryen

Daenerys Targaryen

Daenerys et Jorah chevauchent ensemble

Daenerys et Jorah chevauchent ensemble

Syrio Forel entraîne Arya à l'épée

Syrio Forel entraîne Arya à l'épée

Robb Stark dans la chambre de Bran

Robb Stark dans la chambre de Bran

Rakharo retient Viserys avec son fouet

Rakharo retient Viserys avec son fouet

Robb Stark dans la chambre de Bran

Robb Stark dans la chambre de Bran

Ned Stark s'en prend à Petyr Baelish

Ned Stark s'en prend à Petyr Baelish

Sansa Stark

Sansa Stark

Viserys Targaryen

Viserys Targaryen

Ned retrouve Catelyn à Port-Réal

Ned retrouve Catelyn à Port-Réal

Catelyn et Rodrik arrivent à Port-Réal

Catelyn et Rodrik arrivent à Port-Réal

Catelyn Stark chez Petyr Baelish

Catelyn Stark chez Petyr Baelish

Syrio et Arya s'entrainent à l'épée

Syrio et Arya s'entrainent à l'épée

Daenerys Targaryen

Daenerys Targaryen

Ned assiste à l'entrainement entre Syrio et Arya

Ned assiste à l'entrainement entre Syrio et Arya

Ned Stark retrouve Catelyn à Port-Réal

Ned Stark retrouve Catelyn à Port-Réal

Petyr Baelish dit Littlefinger

Petyr Baelish dit Littlefinger

Septa Mordane et les filles Stark arrivent à Port-Réal

Septa Mordane et les filles Stark arrivent à Port-Réal

La vieille Nan raconte une histoire à Bran

La vieille Nan raconte une histoire à Bran

Plus de détails

Scénario: David Benioff & D.B. Weiss

Réalisation: Brian Kirk

Durée: 00h57m00s

Audiences US: 2.244 M

Audiences FR:

Ned et les membres de la maison Stark qui l’accompagnent arrivent enfin à Port-Réal. Il est immédiatement convié à une réunion du conseil restreint. Il envoie alors ses filles rejoindre leurs nouveaux appartements, sous l’escorte de Jory. Alors que Ned pénètre dans la salle du trône, il retrouve Jaime Lannister qui l’attendait assis au pied du trône de fer. Après que Ned l’ait piqué au vif à propos de sa belle armure rutilante, Jaime réplique en évoquant la mort des Stark, brûlés vifs sur ordre du roi fou Aerys. Ned met fin à la discussion en précisant au Régicide qu’il était un très bon serviteur du roi fou... aussi longtemps qu’il n’y avait rien à craindre à le servir.

Arrivé dans la salle du conseil restreint, la nouvelle Main du Roi est apostrophée par lord Varys, qui se lamente de l’incident survenu entre Joffrey et Arya sur la route royale (voir épisode 1#02). Ned se félicite ensuite de revoir Renly en bonne santé, avant d’être interrompu par lord Baelish. Ce dernier évoque alors le duel qu’il a perdu autrefois contre le fils aîné des Stark pour la main de Catelyn et la cicatrice qu’il en garde. mestre Pycelle prend alors la parole, avant de remettre son insigne de Main du Roi à Ned, puis demande à commencer la réunion malgré l’absence du roi. En l’honneur de sa nouvelle Main, le roi Robert a décidé d’organiser un tournoi qui coûtera une fortune à la couronne. Ned découvre alors que les caprices de Robert mettent le royaume en faillite, malgré les conseils avisés de feu Jon Arryn. Après avoir passés ses nerfs sur Baelish, Ned demande alors à parler du problème financier avec le roi et met fin à la réunion.

Pendant ce temps, dans ses appartements, la reine soigne la blessure de Joffrey, tandis qu’ils reparlent de l’incident de la route royale. Après avoir évoqué son avenir auprès de Sansa, Joffrey avoue son mépris pour les gens du nord et, une fois devenu roi, envisage de les contrôler plus sévèrement. Cersei pense que les projets de son fils sont irréalisables et lui indique comment un "bon roi" doit traiter ses ennemis.

Dans les appartements de la Main du Roi, les filles Stark et leur septa prennent leur repas. Arya et Sansa se disputent toujours à propos du comportement de Joffrey et de la mort du fils du boucher, lorsque Ned arrive. Après avoir entendu les explications de septa Mordane, Ned envoie Arya dans sa chambre et offre une poupée à Sansa. Celle-ci dénigre ce cadeau paternel avant de quitter la table.

Plus tard, Ned se présente à la chambre d’Arya alors que celle-ci manie Aiguille. Devant l’étonnement de son père, la jeune fille avoue que, contrairement à Sansa, elle ne souhaite pas devenir une dame et qu’elle déteste le roi et son entourage. Elle en veut également à sa sœur d’avoir menti pour protéger Joffrey. Ned lui explique que Sansa se doit d’être fidèle envers son futur mari, et de le soutenir quelle que soit la situation. L’hiver arrivant et la capitale se révélant un endroit particulièrement hostile, Ned invite Arya à ne pas rester fâchée avec sa sœur. Lui rendant Aiguille, il lui conseille de prendre des leçons pour utiliser efficacement son arme.

Pendant ce temps, à Winterfell, un corbeau arrive à la fenêtre de la chambre de Bran. La vieille Nan raconte au jeune seigneur des histoires sur les longs hivers d’antan, les marcheurs blancs et la peur qu’ils inspirent à la population du nord. Robb arrive, s’enquiert de la santé de son frère et s’étonne que celui-ci ait pu chuter de la vieille tour. Bran demande s’il est vrai qu’il ne pourra plus marcher. Robb acquiesce...

A Port-Réal, lady Stark franchit les portes de la capitale, accompagnée de ser Rodrick. Ils sont aussitôt interceptés par des soldats du Guet qui ont pour instruction de les mener dans un bordel appartenant à lord Baelish. Sur place, après avoir reproché à Littlefinger de l’avoir faite venir dans un endroit si débauché, Catelyn rencontre Varys et lui demande s’il connaît la provenance du poignard utilisé contre Bran. Alors que Varys est incapable de répondre, Littlefinger avoue que cette arme lui appartenait jusqu’à ce qu’il la perde lors d’un pari... avec Tyrion Lannister !

A Châteaunoir, Jon croise le fer avec ses nouveaux frères d’armes, sous le regard de Tyrion et du lord commandeur Mormont. Malgré les insultes de Thorne, "lord Snow" se révèle bien meilleur que les autres. Alors que Thorne met fin à l’entraînement, Mormont informe le gnome qu’un message est arrivé pour Jon...

Dans la salle du trône, Ned reçoit le même message des mains de mestre Pycelle. Littlefinger arrive ensuite et informe Ned que sa femme est à Port-Réal... Plus tard, lord Stark se présente au bordel et manque d’étrangler Baelish pour son comportement bizarre, avant d’être interrompu par Catelyn.

A Châteaunoir, Jon range des épées lorsque ses adversaires malheureux envisagent de lui faire passer un mauvais quart d’heure, avant d’être interrompus par l’arrivée de Tyrion qui menace d’utiliser leur tête au bout d’une pique comme décoration à Port-Réal. Jon commence à se plaindre d’être venu pourrir au Mur, s’estimant meilleur que les autres recrues de la Garde de Nuit. Tyrion lui précise qu’il n’est pas plus à plaindre que les autres, qui, eux, n’ont pas eu la chance d’avoir un maître d’armes comme ser Rodrick. Avant de partir, le gnome remet à Jon le message annonçant le réveil de Bran.

Au bordel de Littlefinger, les époux Stark discutent de la culpabilité de Tyrion. Catelyn s’en remet à Baelish pour découvrir la vérité et pour protéger Ned, si la reine venait à apprendre que son frère est la cible des Stark. Pendant ce temps, Jaime arrive dans la chambre de sa sœur paniquée à l’idée que Bran puisse révéler leur secret. Jaime la rassure et lui déclare qu’il est prêt à tuer n’importe qui, d’un gamin de 10 ans jusqu’au roi, qui l’éloignerait de sa sœur.
Au moment de quitter Port-Réal, Catelyn rediscute avec Ned de la conduite à tenir envers les Lannister si leur culpabilité est avérée. Ned évoque également l’amour que Baelish porte à Catelyn, avant de faire ses adieux à sa femme.

Dans la chambre du roi, ce dernier discute de son premier combat, contre un garçon de la famille Tarly, avec ser Barristan. Au moment de réclamer du vin à son écuyer, le roi ne manque pas de ridiculiser le jeune homme, Lancel Lannister, et l’envoie chercher son cousin Jaime, qui monte la garde derrière la porte de la chambre. A son tour, Jaime est invité par Robert à parler de son premier combat, ainsi que du meurtre et des dernières paroles du roi fou Aerys. Froidement, le Régicide informe Robert qu’avant de mourir, Aerys répétait la même chose depuis des heures : « Brûlez-les tous ! »

Pendant ce temps sur le continent de l’Est, alors que le khalasar est en mouvement, ser Jorah apprend à Daenerys le concept de l’esclavage selon les Dothrakis. La khaleesi demande ensuite à toute la horde de s’arrêter, pour marcher un peu dans la forêt de bambous qui les entoure. Viserys s’en prend à sa jeune sœur, lui reprochant de le traiter comme un de ses sujets. L’héritier des Targaryen est interrompu par Rakharo, qui propose de trancher une oreille à Viserys pour lui apprendre le respect dû à la khaleesi. Bien que Daenerys parvienne à protéger l’intégrité physique de son frère, celui-ci doit, pour expier sa faute, poursuivre la route à pied...

A Châteaunoir, Jon décide de se rendre au sommet du Mur. Sur place, il retrouve son oncle Benjen qui fait le guet auprès du feu. Jon découvre alors ce qui se cache de l’autre côté de la muraille. Le chef des patrouilleurs informe son neveu qu’il se rend au nord du Mur dès le lendemain. Un peu plus tard à la cantine, Tyrion et Yoren discute joyeusement lorsque Benjen se présente. Après que Benjen l’ait informé des dangers surnaturels qui rôdent au-delà du Mur et des risques que prend la Garde de Nuit pour garantir son confort personnel, Tyrion décide de repartir vers Port-Réal en compagnie de Yoren.

Alors que le khalasar a installé son campement pour la nuit, Daenerys se familiarise avec la langue des Dothrakis tout en se faisant coiffer par sa servante. Cette dernière fait alors remarquer à sa khaleesi qu’elle est enceinte. La nuit tombée, Jorah et Rakharo parlent armement et stratégie guerrière près du feu de camp, lorsque la servante vient leur apprendre la nouvelle de la grossesse de Daenerys. Ser Jorah doit alors s’absenter rapidement...

A Châteaunoir, Jon commence à donner des leçons de combat à ses camarades. Au même moment, lord Mormont et mestre Aemon demandent à Tyrion de plaider la cause de la Garde de Nuit auprès de sa sœur la reine, afin que celle-ci envoie des renforts au Mur avant l’arrivée de l’hiver et des ténèbres qui l’accompagne.

Dans le camp Dothraki, Daenerys et Drogo sont allongés sur leur couche. La khaleesi annonce à son époux que leur enfant sera un fils, pour le plus grand plaisir de Drogo.

De retour de nuit à Châteaunoir, Tyrion réalise son rêve en pissant depuis le haut du Mur, sous le regard de Jon. Les adieux entre les deux hommes sont chaleureux, tandis que Jon charge le gnome, qui envisage de s’arrêter à Winterfell, d’un message pour Bran.

A Port-Réal, Arya fait la rencontre de son "maître à danser" Syrio Forel, et prend sa première leçon de maniement de l’épée, la "danse de l’eau". Alors que la jeune fille et son maître commencent leurs passes d’armes, Ned se présente discrètement à la porte. D’abord ému par l’enthousiasme de sa fille, la Main du Roi repense à ses combats passés et semble s’inquiéter des batailles à venir...

PORT-REAL.
Aux portes du palais royal.

Le page : Bienvenue à vous, Lord Stark ! Le grand mestre Pycelle a convoqué une session du conseil restreint. Vous êtes prié de l’honorer de votre présence.

Ned : Installez les filles dans leur chambre, je serai de retour pour le dîner... et Jory, accompagne-les.

Jory : Bien, Messire.

Le page : Si vous souhaitez revêtir une tenue plus appropriée...

 

Dans la salle du trône.

Jaime : Par les dieux, heureusement que vous êtes là, Stark. Il était grand temps que nous ayons pour chef un austère homme du Nord.

Ned : Content de voir que vous protégez le trône.

Jaime : Un fauteuil très solide. Combien de culs royaux l’ont poli ? Je me le demande. Et que dit le proverbe ?... Le roi chie et la Main essuie.

Ned : Quelle superbe armure !... Pas la moindre éraflure.

Jaime : Je sais. Les gens cherchent à m’atteindre depuis des années, mais aucun d’eux n’a jamais réussi.

Ned : Vous avez bien choisi vos adversaires, alors.

Jaime : J’ai un don pour ça. Ça doit vous faire un drôle d’effet, de vous retrouver dans ce lieu. Je me tiens à l’endroit même où ça s’est passé. Votre frère a été très courageux et votre père aussi. Ils ne méritaient pas de mourir de la sorte. Aucune personne ne mérite une telle mort.

Ned : Mais vous vous êtes contenté de regarder.

Jaime : Les 500 hommes qui étaient là se sont contentés de regarder. Tous les grands chevaliers des sept couronnes. Vous croyez que quelqu’un a dit un mot ou levé le petit doigt ? Non, Lord Stark. 500 hommes étaient là et cette salle était silencieuse comme une crypte, sauf qu’on entendait leurs cris, bien sûr, et les éclats de rire du Roi fou. Et plus tard, quand j’ai regardé mourir ce roi, je me suis souvenu de son rire pendant que votre père brûlait. J’ai eu l’impression de faire justice.

Ned : C’est ce que vous vous dîtes pendant la nuit ? Que vous êtes un serviteur de la justice ? Que vous vengiez mon père, quand vous avez plongé votre épée dans le dos d’Aerys Targaryen ?

Jaime : Dites-moi... Si j’avais frappé le Roi fou dans le ventre et non dans le dos, seriez-vous plus admiratif ?

Ned : Vous le serviez fort bien... quand on ne risquait rien à le servir.

 

Dans la salle du conseil.

Varys : Lord Stark.

Ned : Lord Varys.

Varys : J’ai été fort consterné d’apprendre les ennuis que vous avez eu sur la route royale. Nous faisons tous des prières pour que le prince Joffrey se rétablisse pleinement.

Ned : Quel dommage que vous n’ayez pas prié pour le fils du boucher... Renly ! Vous avez l’air en forme.

Renly : Et vous, vous avez l’air fatigué du voyage. Je leur ai dit de remettre cette réunion à un autre jour, mais...

Baelish : … mais nous avons un royaume à gouverner. Voilà quelque temps que j’espérais vous rencontrer, Lord Stark. Lady Catelyn vous a sans nul doute parlé de moi ?

Ned : En effet, Lord Baelish. Je crois savoir que vous avez aussi connu mon frère Brandon.

Baelish : Oui, et que trop bien. Je porte encore un gage de son estime, du nombril jusqu’à la clavicule.

Ned : Peut-être aviez-vous choisi le mauvais homme pour un duel ?

Baelish : Eh bien, ce n’était pas un homme que j’avais choisi, Messire. J’avais choisi Catelyn Tully, une femme qui vaut la peine qu’on se batte pour elle, vous en conviendrez.

Pycelle : Je vous prie humblement de m’excuser, mon cher Lord Stark.

Ned : Grand mestre...

Pycelle : Combien d’années se sont écoulées ? Vous étiez un jeune homme...

Ned : Et vous serviez un autre roi.

Pycelle : Oh ! Dire que j’ai failli oublier... Attendez. Ceci vous appartient, à présent. Si nous commencions ?

Ned : Sans le roi ?

Renly : Il se peut que l’hiver vienne, mais je crains que l’on ne puisse pas dire la même chose de mon frère.

Varys : Hum, hum. Sa majesté a de nombreuses responsabilités. Il nous confie le soin de certaines affaires secondaires pour que nous puissions alléger son fardeau.

Baelish : Nous sommes les seigneurs des affaires mineures.

Renly : Mon frère nous enjoint d’organiser un tournoi en l’honneur de la nomination de Lord Stark comme Main du roi.

Baelish : Hmm, combien ?

Ned : 40 000 dragons d’or pour le champion, 20 000 pour le second et 20 000 pour le meilleur archer.

Pycelle : Est-ce que le trésor peut supporter une aussi grande dépense ?

Baelish : Je vais devoir emprunter, les Lannister nous prêteront de l’argent. Nous devons déjà à Lord Tywin trois millions de dragons d’or, qu’importent 80 000 de plus ?

Ned : Est-ce que vous me dites que la couronne a trois millions de dettes ?

Baelish : Je vous dis que la couronne a six millions de dettes...

Ned : Comment avez-vous pu laisser cela se produire ?

Baelish : Le Grand Argentier trouve des fonds, le roi et sa Main les dépensent.

Ned : Je refuse de croire que Jon Arryn ait laissé Robert mettre en faillite le royaume.

Pycelle : Lord Arryn a donné des conseils fort prudents et avisés, mais je crains que sa majesté n’écoute pas toujours.

Renly : Il appelle ça « compter de la menue monnaie ».

Ned : Je lui parlerai demain. Ce tournoi est une extravagance que nous ne pouvons pas nous permettre.

Baelish : Comme vous voulez, mais vaut mieux quand même établir nos plans...

Ned : Il n’y aura pas de plan à ce sujet ! Tant que je n’aurai pas parlé à Robert !... Pardonnez-moi, fils de mon maître, j’ai fait une longue chevauchée.

Varys : Vous êtes la Main du roi, Lord Stark. Nous agissons selon votre bon plaisir.

 

Dans les appartements royaux.

Joffrey : Aie !

Cersei : Je t’en prie. C’est presque cicatrisé.

Joffrey : C’est très vilain.

Cersei : Un roi doit avoir des cicatrices. Tu as réussi à repousser un loup. Tu es un guerrier, comme ton père.

Joffrey : Je ne suis pas comme lui. Je n’ai rien repoussé du tout. Il m’a mordu et tout ce que j’ai fait, c’est crier... et les filles Stark l’ont vu toutes les deux.

Cersei : Ce n’est pas vrai. Tu as tué cette bête et tu n’as épargné la fille qu’à cause de l’affection que ton père porte à son père.

Joffrey : Pas du tout ! Je...

Cersei : Quand Aerys Targaryen siégeait sur le trône de fer, ton père était un rebelle et un traître. Un jour, tu siégeras sur le trône et la vérité sera ce que tu en feras.

Joffrey : Je suis obligé de l’épouser ?

Cersei : Oui. Elle est très belle et elle est jeune. Et si tu ne l’aimes pas, tu ne devras la voir que dans les occasions officielles et le moment venu, tu devras lui faire des petits princes et des petites princesses... Et si tu préfères baiser des putains fardées, tu baiseras des putains fardées... Et si tu préfères coucher avec des vierges nobles, c’est parfait. Tu es mon garçon adoré et le monde sera exactement comme tu veux qu’il soit... Fais un geste gentil pour la fille Stark.

Joffrey : J’en ai pas envie.

Cersei : Tu le feras quand même. Cette gentillesse occasionnelle t’épargnera toute sorte d’ennuis à l’avenir.

Joffrey : Nous accordons aux nordiens trop de pouvoir. Ils se considèrent comme nos égaux.

Cersei : Comment les traiterais-tu ?

Joffrey : Je doublerais leurs taxes... et je leur ordonnerais de fournir 10 000 hommes à l’armée royale.

Cersei : A l’armée royale ?

Joffrey : Pourquoi chaque seigneur devrait-il commander ses propres hommes ? C’est primitif, pas mieux que les tribus des collines. Il nous faut une armée permanente d’hommes dévoués à la couronne, entraînés par des soldats expérimentés, au lieu d’une bande de paysans qui n’ont jamais tenu une pique de toute leur vie.

Cersei : Et si les nordiens se rebellent ?

Joffrey : Je les écraserai. Je prendrai Winterfell et je choisirai un homme loyal à la couronne comme gouverneur du Nord... L’oncle Kevan, peut-être.

Cersei : Et ces 10 000 soldats du Nord, ils vont se battre pour toi ou pour leur seigneur ?

Joffrey : Pour moi. Je suis leur roi.

Cersei : Mais tu viens d’envahir leur patrie, tu leur as demandé de tuer leurs frères.

Joffrey : Je ne demande jamais.

Cersei : Le Nord ne peut être contrôlé. Pas par un étranger, il est trop vaste et trop sauvage. Et quand l’hiver viendra, les sept dieux réunis ne te sauveront pas, ni toi, ni ton armée royale. Un bon roi sait quand il faut économiser ses forces... et quand il faut anéantir ses ennemis.

Joffrey : Donc, vous êtes d’accord... Les Stark sont nos ennemis.

Cersei : Tous ceux qui ne sont pas nous, sont nos ennemis.

 

Dans les appartements de la Main.

Septa Mordane : Ca suffit, ma petite dame ! Mange ton repas !

Arya : Je m’entraîne.

Sansa : Tu t’entraînes pour quoi ?

Arya : Le prince !

Septa Mordane : Arya Stark !

Arya : C’est un menteur et un lâche ! Il a tué mon ami.

Sansa : C’est le Limier qui a tué ton ami.

Arya : Le Limier fait ce que le prince lui dit de faire !

Sansa : Tu es une idiote.

Arya : Tu es une menteuse ! Et si tu lui avais dit la vérité, Micah serait encore en vie.

Septa Mordane : Assez !

Ned : Qu’est-ce qui se passe ?

Septa Mordane : Arya préfère se conduire comme une mal-élevée que comme une dame.

Ned : (à Arya) Va dans ta chambre, nous parlerons plus tard. (à Sansa) C’est pour toi, ma chérie. C’est le même fabricant de poupées qui fait tous les jouets de la princesse Myrcella. Tu ne l’aimes pas ?

Sansa : Je n’ai plus joué à la poupée depuis l’âge de huit ans. Puis-je sortir de table ?

Septa Mordane : Tu n’as pratiquement rien mangé.

Ned : (à Sansa) Ca n’est pas grave. Vas-y ! (à Septa) Plus facile de guerroyer que d’élever ses filles.

 

Dans la chambre d’Arya.

Arya : Allez-vous-en !

Ned : Arya. Ouvre la porte !... Je peux entrer ?... A qui est cette épée ?

Arya : A moi.

Ned : Donne-la-moi ! Je reconnais la marque de l’armurier, c’est l’œuvre de Mikken. Où te l’es-tu procurée ? Ce n’est pas un jouet... Les jeunes dames ne doivent pas jouer avec des épées.

Arya : Je n’étais pas en train de jouer... et je ne veux pas devenir une dame !

Ned : Viens t’asseoir ! Qu’est-ce que tu veux faire avec ça ?

Arya : Elle s’appelle Aiguille.

Ned :Oh, oh. Une épée qui a un nom !? Et qui tu espères transpercer avec ton Aiguille, ta sœur ? Sais-tu qu’elle est la première règle du maniement de l’épée ?

Arya : On plante le bout pointu dans l’adversaire.

Ned : Ha, ha, ha, ha, ha ! Oui, c’est le point essentiel.

Arya : J’ai essayé d’apprendre. J’ai demandé à Micah de s’entraîner avec moi. C’est moi qui lui ai demandé. Tout ceci est ma faute.

Ned : Non, ma douce enfant. Non, non. Tu n’as pas tué le fils du boucher.

Arya : Je les déteste ! Je les déteste, toute la bande ! Le Limier, la reine et le roi... et Joffrey... et Sansa !

Ned : Sansa a comparu devant le roi et la reine, et on lui a demandé de traiter le prince de menteur.

Arya : Et à moi aussi !? Et c’est un menteur !

Ned : Ma chérie, écoute-moi. Sansa sera un jour mariée à Joffrey, elle ne peut pas le trahir. Elle doit prendre son parti, même quand il a tort.

Arya : Mais comment peux-tu la laisser épouser quelqu’un comme ça ?

Ned : Hum... Regarde-moi. Tu es une Stark de Winterfell, tu connais notre devise.

Arya : Oui, c’est « l’hiver vient ! ».

Ned : Tu es née durant le long été, tu n’as jamais rien connu d’autre. Mais maintenant, l’hiver arrive réellement et en hiver, il faut nous protéger les uns les autres, prendre soin les uns des autres. Sansa est ta sœur.

Arya : Je ne la déteste pas... pas vraiment.

Ned : Je ne veux pas te faire peur, mais je ne vais pas te mentir non plus. Nous sommes venus dans un endroit plein de dangers. Nous ne pouvons pas nous faire la guerre entre nous... Non. Reprends-la, elle est à toi.

Arya : Je peux la garder ?

Ned : Tâche de ne pas embrocher ta sœur... Si tu veux posséder une épée, tu ferais mieux de savoir t’en servir.

 

WINTERFELL.
Dans la chambre de Bran.

La vieille Nan : Ne l’écoute pas. Les corbeaux sont tous des menteurs. Je connais une histoire de corbeaux...

Bran : Je déteste vos histoires.

La vieille Nan : Je connais une histoire sur un garçon qui détestait les histoires. Je pourrais te raconter celle du chevalier Duncan le grand, ses histoires ont toujours été tes préférées.

Bran : Ce n’était pas mes préférées. Mes préférées, c’était celles qui faisaient peur.

La vieille Nan : Oh mon doux enfant de l’été, que sais-tu donc de la peur ? La peur, c’est pour l’hiver, quand la neige recouvre tout d’une épaisse couche de trois mètres. La peur, c’est pour la longue nuit, quand le soleil reste caché pendant des années et que des enfants naissent, vivent et meurent sans rien voir d’autre que les ténèbres. Le voilà le temps pour la peur, mon jeune seigneur, quand les marcheurs blancs rôdent dans les forêts... Il y a des milliers d’années, on a connu une nuit qui a duré toute une génération. Les rois mourraient de froid dans leur château comme les pauvres bergers dans leur masure et les femmes étouffaient leurs bébés plutôt que de les voir périr de faim et elles pleuraient et elles sentaient les larmes geler sur leurs joues. Alors c’est ça le genre d’histoires qui te plaît ?... C’est dans ces ténèbres que les marcheurs blancs sont arrivés pour la première fois. Ils ont dévasté les villes et les royaumes, galopant sur leurs chevaux morts, chassant avec leurs bandes de pâles araignées plus grandes que des limiers...

Robb : Que lui racontez-vous encore ?

La vieille Nan : Seulement ce que le jeune seigneur a envie d’entendre.

Robb : Allez dîner. Je veux rester seul avec lui. (à Bran) Elle m’a dit une fois que le ciel est bleu parce que nous vivons à l’intérieur de l’œil d’un géant aux yeux bleus nommé Macomber.

Bran : C’est peut-être vrai.

Robb : Comment te sens-tu ? Tu ne te souviens toujours de rien ? Bran, je t’ai vu grimper au moins mille fois, dans le vent, dans la pluie... un millier de fois. Tu n’es jamais tombé.

Bran : Mais je suis tombé. C’est vrai, n’est-ce pas ? Ce que mestre Luwyn dit pour mes jambes... J’aimerais mieux être mort.

Robb : Ne dis jamais ça.

Bran : J’aimerais mieux être mort.

 

PORT-REAL.
Aux portes de la ville.

Rodrick : Moins de regards curieux par ici, Madame, mais il y en a encore bien trop.

Cat : Voilà neuf ans que je n’ai plus mis les pieds dans la capitale et personne n’a su qui j’étais cette fois-là non plus.

Rodrick : Madame...

Le 1er soldat du Guet : Bienvenue à Port-Réal, Lady Stark. Cela vous ennuierait-il de nous suivre ?

Cat : Oui, cela m’ennuierait. Nous n’avons rien fait de mal

Le 2e soldat du Guet : Nous avons des instructions pour vous escorter jusque dans la ville.

Cat : Des instructions ? Je ne sais pas de qui vous avez reçu ces instructions, mais sachez...

Le 1er soldat du Guet : Suivez-moi, Lady Stark !

 

Au bordel de Littlefinger.

Baelish : Cat ! (aux putains) Allez-vous-en !... à l’étage.

Cat : Espèce de petit ver de terre ! Est-ce que vous me prenez pour une putain de bas étage que vous pouvez traîner dans ce...

Baelish : Je ne voulais pas vous manquer de respect, surtout pas à quelqu’un comme vous.

Cat : Comment avez-vous osé m’amener ici ? Avez-vous perdu la tête ??

Baelish : Personne ne viendra vous chercher ici, n’est-ce pas ce que vous souhaitiez ? Je suis sincèrement navré en ce qui concerne le cadre.

Cat : Comment saviez-vous que j’allais venir à Port-Réal ?

Baelish : Un ami très cher m’a informé...

Varys : Lady Stark.

Cat : Lord Varys ?

Varys : Vous revoir après tellement d’années est une bénédiction. Vos pauvres mains...

Cat : Comment avez-vous su que j’allais venir ?

Varys : Tout savoir est mon métier, Madame... Est-ce que par hasard, vous avez apporté le poignard avec vous ? Mes petits oiseaux sont partout. Ils sont là-bas, dans le Nord. Ils me chuchotent à l’oreille des histoires bien étranges... De l’acier valyrien ?

Cat : Savez-vous à qui appartient ce poignard ?

Varys : Je dois avouer que je l’ignore.

Baelish : Eh bien, on peut dire que c’est aujourd’hui un jour historique... Quelque chose que vous ne savez pas et que je sais. Il n’existe qu’un seul poignard comme celui-ci dans l’ensemble des sept couronnes... Il est à moi.

Cat : A vous ,

Baelish : Du moins, il était à moi jusqu’au tournoi donné pour l’anniversaire du prince Joffrey. J’ai parié que Ser Jaime remporterait la joute, comme l’aurait fait tout homme sain d’esprit. Quand le Chevalier des fleurs l’a désarçonné, j’ai perdu ce poignard.

Cat : Et qui l’a gagné ?

Baelish : Tyrion Lannister. Le Gnome.

 

LE MUR.
A Châteaunoir.

Thorne : Allez ! Montre-lui de quoi est capable un garçon de ferme. Si c’était une vrai épée, tu serais mort... Lord Snow, que voici, a grandi dans un château en crachant sur les paysans comme toi. Pyp ? Est-ce que tu crois que le bâtard de Ned Stark peut saigner tout comme nous autres ?... Suivant !... Suivant !!... Eh bien, Lord Snow, il semble que tu sois ici la personne la moins incapable... Allez tous vous laver ! J’en ai assez vu pour la journée.

Tyrion : Quel homme charmant !

Jeor Mormont : Je n’ai nul besoin qu’il soit charmant. J’ai besoin qu’il transforme cette bande de voleurs et de fugitifs en hommes de la Garde de nuit.

Tyrion : Et comment cela se passe-t-il, Commandant Mormont ?

Mormont : Lentement... Un corbeau est arrivé. Pour le fils de Ned Stark.

Tyrion : Bonne nouvelle ou mauvaise nouvelle ?

Mormont : Les deux.

 

PORT-REAL.
Dans la salle du trône.

Pycelle : Lord Stark ! J’ai oublié de vous donner ceci tout à l’heure. Je deviens très étourdi ces temps-ci... Un corbeau de Winterfell, ce matin.

Baelish : De bonnes nouvelles ? Peut-être aimeriez-vous les partager avec votre femme.

Ned : Ma femme est à Winterfell.

Baelish : Vous croyez ?

 

Au bordel de Littlefinger.

Baelish : Je me suis dit qu’elle serait plus en sécurité ici. L’un des quelques établissements de ce genre que je possède...

Ned : Vous êtes un type bizarre. Un type très, très bizarre.

Cat : Ned !

Baelish : Les Stark !... sang vif, esprit lent.

 

LE MUR.
A l’armurerie de Châteaunoir.

Grenn : Tu m’as cassé le nez, bâtard !

Jon : Je te trouve mieux comme ça.

Grenn : Et si on te balance du haut du Mur, combien de temps mettras-tu à tomber ?

Pyp : Je me demande s’ils te trouveront avant que les loups ne te dévorent.

Le Rat : Qu’est-ce que tu regardes, demi-portion ?

Tyrion : C’est toi que je regarde... Oui. Tu as un visage intéressant. Des visages très caractéristiques, tous autant que vous êtes.

Le Rat : Et pourquoi nos visages t’intéressent-ils ?

Tyrion : C’est simplement qu’ils feraient des décorations merveilleuses sur les piques qui sont à l’entrée de Port-Réal. Je vais peut-être écrire à ma sœur, la reine, pour lui en parler.

Grenn : Nous causerons plus tard, Lord Snow.

Jon : Tout le monde savait ce qu’était cet endroit et personne ne me l’a dit. Personne, à part vous. Mon père savait et il m’a quand même laissé pourrir ici, au Mur.

Tyrion : Le père de Grenn l’a aussi laissé pourrir. Il l’a abandonné près d’une ferme à l’age de trois ans. Pyp s’est fait prendre alors qu’il volait une roue de fromage. Sa petite sœur n’avait rien mangé depuis trois jours. On l’a laissé choisir, sa main droite ou le Mur. J’ai interrogé le commandant à leur sujet. Des histoires fascinantes...

Jon : Ils me haïssent parce que je suis meilleur que tous !

Tyrion : Une chance qu’aucun d’eux n’ait été formé par un maître d’armes comme ton Ser Rodrick. Je ne puis imaginer qu’un seul d’entre eux ait tenu une vraie épée avant son arrivée ici... Oh ! Ton frère Bran... est revenu à lui.

 

PORT-REAL.
Au bordel de Littlefinger.

Baelish : Le simple de fait de suggérer que le frère de la reine a tenté de tuer votre fils serait considéré comme une trahison.

Cat : Nous avons la preuve. Nous avons le poignard !

Baelish : Ce à quoi Lord Tyrion répondra qu’on le lui a volé. Le seul homme qui pourrait le démentir a été égorgé, grâce au loup de votre fils.

Cat : Petyr a promis de nous aider à découvrir la vérité. Il est comme un petit frère pour moi, Ned. Pour rien au monde il ne trahirait ma confiance.

Baelish : Je vais m’efforcer de vous maintenir en vie, par égard pour elle. Un travail dément, j’en conviens, mais je n’ai jamais rien pu refuser à votre femme.

Cat : Je n’oublierai pas ce geste. Vous êtes un véritable ami.

Baelish : Ne le dites à personne. J’ai une réputation à tenir.

 

Dans les appartements royaux.

Cersei : Comment tu as pu être aussi stupide ?

Jaime : Calme-toi !

Cersei : C’est un enfant, âgé de dix ans. A quoi tu pensais ?

Jaime : Je pensais à nous. Il est peut-être un peu tard pour commencer à te plaindre... Qu’est-ce qu’il leur a dit ?

Cersei : Rien. Il n’a rien dit. Il ne se souvient de rien.

Jaime : Alors pourquoi tu te mets dans des états pareils ?

Cersei : Et si ça lui revient ? S’il dit à son père ce qu’il a vu ?

Jaime : On dira qu’il a menti, on dira qu’il a rêvé, on dira tout ce qui nous plaira. On peut être plus malin qu’un gamin de dix ans.

Cersei : Plus malin que mon mari ?

Jaime : J’entrerai en guerre contre lui si c’est nécessaire. On pourra écrire une balade sur notre histoire : « La guerre pour le con de Cersei ».

Cersei : Lâche-moi, je t’en prie !

Jaime : Jamais.

Cersei : Lâche-moi, je t’en prie.

Jaime : Le gamin ne parlera pas. Et s’il parle, je le tuerai. Lui et puis Ned Stark, le roi et toute leur bande de tarés jusqu’à ce que toi et moi soyons les seules personnes qui restent en ce monde.

 

Aux portes de la ville.

Cat : J’aimerais bien voir nos filles.

Ned : C’est trop dangereux.

Cat : Seulement quelques instants...

Ned : Jusqu’à ce que nous sachions qui sont nos ennemis...

Cat : Je sais que ce sont eux, Ned. Les Lannister, je le sens, je le sais.

Ned : Si Littlefinger a raison, je ne peux rien faire sans une preuve.

Cat : Et si tu trouves la preuve ?

Ned : Je la porterai à Robert, en espérant qu’il est resté l’homme que j’ai connu jadis. Prends-garde à toi sur la route, promets-moi. Tes accès de colère sont une chose dangereuse.

Cat : Mes accès de colère ? Que les dieux nous gardent ! Hier, tu as bien failli tuer ce pauvre Littlefinger.

Ned : Cet homme t’aime encore.

Cat : Crois-tu ?

Ned : Allez, va-t’en.

 

Dans les appartements royaux.

Robert :Oui, cela fait bien longtemps, mais je me souviens encore de chaque combat. Vous souvenez vous de votre premier combat ?

Barristan : Bien entendu, Majesté.

Robert : C’était contre qui ?

Barristan : Un citoyen de Tirosh. Je n’ai jamais su son nom.

Robert : Hmm. Comment avez-vous fait ?

Barristan : Un coup de lance en plein cœur.

Robert : Un combat rapide. Une chance pour vous. Le mien, ça a été contre un garçon de la maison Tarly, à la bataille de Lestival. Mon cheval avait reçu une flèche, alors j’étais à pied, je pataugeais dans la boue. Il s’est précipité vers moi, ce jeune gaillard bien charpenté à l’air crétin, en croyant qu’il pouvait mettre un terme à la rébellion d’un seul coup d’épée. Je l’ai étalé à terre avec mon marteau. Par les dieux, ce que j’avais de la force en ce temps-là. Je lui ai défoncé le plastron de sa cuirasse. J’ai sans doute réduit en miettes chacune de ses côtes. Je me suis dressé au-dessus de lui en brandissant mon marteau. Juste au moment où j’allais le frapper, il a crié « Attendez ! Attendez ! ». Ha ! Ils ne vous disent jamais combien ils chient tous dans leur froc. Ils oublient de parler de ça dans leurs chansons... Quel gamin stupide ! Maintenant, la maison Tarly s’est mise à genoux comme toutes les autres. Il aurait pu rester traîner à l’écart de la bataille avec tous les petits malins et aujourd’hui, sa femme lui mènerait la vie dure, ses fils seraient des ingrats et il se réveillerait trois fois par nuit pour pisser dans un bassin... Du vin !!... Lancel ! Par les dieux, quel prénom réellement stupide. Lancel Lannister. Qui t’a appelé ainsi ? Je-ne-sais-quel débile mental atteint de bégaiement... Qu’est-ce que tu fabriques ?

Lancel : La cruche est vide, Majesté.

Robert : Que veux-tu dire, « elle est vide » ?

Lancel : Il n’y a plus de vin.

Robert : C’est ça que veut dire le mot « vide » ? Alors va en chercher d’autres... Dit à ton cousin d’entrer. (à Jaime) Régicide ! Allez, entrez !... Entouré par des Lannister. Chaque fois que je ferme les yeux, je vois leurs cheveux blonds et leur visage suffisant et satisfait. Cela doit rabaisser votre orgueil, hein, de devoir vous tenir là dehors comme une vulgaire sentinelle ? Jaime Lannister, fils du tyran tout puissant, forcé de monter la garde pendant que votre roi mange, qu’il boit, qu’il chie et qu’il baise. Allez, à votre tour ! Racontons-nous des histoires de guerre. Qui a été votre première victime, sans prendre en compte les vieillards ?

Jaime : L’un des hors-la-loi de la Fraternité.

Barristan : J’étais là, ce jour-là. Vous n’étiez qu’un écuyer. Vous aviez tout juste seize ans.

Jaime : Vous avez tué Simon Toyne d’une contre-riposte. Le meilleur coup que j’ai jamais vu.

Barristan : Un bon combattant, ce Toyne, mais il manquait d’endurance.

Robert : Votre hors-la-loi, des dernières paroles ?

Jaime : Je lui ai tranché la tête, alors non.

Robert : Et en ce qui concerne Aerys Targaryen ? Qu’est-ce qu’il a dit, le Roi fou, quand vous lui avez planté votre épée dans le dos ? Je ne vous l’ai jamais demandé. Vous a-t-il traité de parjure ? A-t-il imploré à grands cris votre grâce ?

Jaime : Il a dit la même phrase qu’il disait depuis des heures... « Brûlez-les tous ! ». Si c’est tout, Majesté... ?

 

MER DOTHRAKI.

Daenerys : Est-ce que les dothrakis achètent leurs esclaves ?

Jorah : Les dothrakis ne croient pas en l’argent. La plupart de leurs esclaves leur ont été offerts en cadeau.

Daenerys : De la part de qui ?

Jorah : Si vous gouvernez une cité et que vous voyez approcher une horde, vous avez deux solutions : payer un tribut ou combattre. Pour la plupart, le choix est facile. Bien sûr, parfois, ce n’est pas suffisant. Il arrive qu’un khal se sente insulté par le peu d’esclaves qu’on lui donne. Il peut juger que les hommes sont trop faibles ou les femmes trop laides. Quelquefois, un khal décide que ses cavaliers n’ont pas eu de vrai combat depuis des mois et qu’ils ont besoin de s’entraîner.

Daenerys : Dites leur à tous de s’arrêter !

Jorah : Vous voulez que toute la horde s’arrête ? Combien de temps ?

Daenerys : Jusqu’à ce que je donne un ordre différent.

Jorah : Vous apprenez à parler comme une reine.

Daenerys : Pas une reine. Une khaleesi.

~~~~

Viserys : Comment oses-tu ? Tu oses me donner des ordres, à moi ? Tu ne donnes pas d’ordre au Dragon, je suis le maître des sept couronnes. Je ne reçois pas d’ordre d’une bande de sauvages, ni de leur putain. Tu m’as entendu ?

Rakharo : {dothraki}

Irri : Rakharo demande si vous voulez qu’il meure, Khaleesi.

Daenerys : Non !

Rakharo : {dothraki}

Irri : Il dit qu’il faut couper l’oreille pour lui apprendre le respect.

Daenerys : Je vous en prie, je vous en prie. Surtout, ne lui faites aucun mal. Dis-lui que je ne veux pas qu’on fasse de mal à mon frère.

Irri : {dothraki}

Rakharo : {dothraki}

Viserys : Mormont ! Tuez ces chiens de dothrakis !... Je suis votre roi !

Jorah : Si nous retournions au khalasar, Khaleesi ?

Rakharo : Toi... marche !

 

LE MUR.
Au sommet du Mur.

Benjen : Je tenais à être là quand tu verrais ça pour la première fois. Je m’en vais ce matin.

Jon : Tu t’en vas ?

Benjen : Je suis le premier patrouilleur. Mon travail est sur le terrain. On nous a signalé des choses inquiétantes.

Jon : Des choses de quel genre ?

Benjen : Du genre que je n’ai pas envie de croire.

Jon : Je suis prêt à y aller. Je ne te laisserai pas tomber.

Benjen : Tu n’y vas pas. Tu n’es pas un patrouilleur, Jon.

Jon : Mais je suis meilleur que tous les autres !

Benjen : Tu n’es meilleur que personne. Ici, un homme obtient ce qu’il gagne, quand il le gagne. On parlera à mon retour.

 

A la cantine de Châteaunoir.

Yoren : Des couilles d’ours !

Tyrion : Vous plaisantez ?

Yoren : … Et sa cervelle. Et ses tripes, ses poumons et son cœur. Tous frits dans sa propre graisse. C’est vrai ! Quand vous êtes à cent-cinquante kilomètres au nord du Mur et que votre dernier repas date d’une semaine, vous ne laissez rien pour les loups.

Tyrion : Et vos couilles d’ours, avaient-elles bon goût ?

Yoren : Un peu dures à mâcher. Et vous alors, Messire ? Quelle est la chose la plus étrange que vous ayez mangée ?

Tyrion : Des filles dorniennes, ça peut compter ?... Ainsi donc, vous parcourez les sept couronnes pour arrêter les détrousseurs et les voleurs de chevaux et vous les amenez ici en tant que recrues enthousiastes ?

Yoren : Eh oui. À vrai dire, ils n’ont pas tous fait de vilaines choses. Certains sont justes des pauvres garçons qui veulent manger tous les jours. Certains sont des garçons de haute naissance à la recherche de la gloire.

Tyrion : Ils trouveront plus facilement de la mangeaille que la gloire.

Benjen : La Garde de nuit est pour vous une blague, n’est-ce pas ? C’est ce que nous sommes, Lannister ? Une armée de plaisantins en noir ?

Tyrion : Vous n’êtes pas assez pour former une armée, et à part notre ami Yoren, aucun de vous n’est particulièrement drôle.

Benjen : J’espère que nous vous avons fourni quelques bonnes histoires à raconter lors de votre retour à Port-Réal, mais voici de quoi réfléchir quand vous boirez votre vin là-bas, en traînant dans vos bordels. La moitié des garçons que vous avez vus s’entraîner mourront au nord du Mur. Ça pourra être un coup de hache d’un sauvageon, ça pourra être la maladie, ça pourra être simplement le froid. Ils crèvent dans la douleur et ils le font pour que des petits seigneurs rondouillards comme vous puissent profiter de leurs après-midis d’été dans la paix et le confort.

Tyrion : Vous me trouvez rondouillard ? Écoutez Benjen... Je peux vous appeler Benjen ?

Benjen : Appelez-moi comme vous voulez.

Tyrion : Je me demande ce que j’ai fait pour vous offenser. J’ai une grande admiration pour la Garde de nuit, j’ai une grande admiration pour vous comme chef des patrouilleurs...

Benjen : Écoutez. Mon frère m’a appris un jour que rien de ce qu’on dit avant le mot « mais » ne compte vraiment.

Tyrion : … mais je ne crois pas qu’il y ait des géants, des goules et des marcheurs blancs qui rôdent au-delà du Mur. Je crois que la seule différence entre nous et les sauvageons, c’est que quand le Mur a été érigé, nos ancêtres ont eu la bonne fortune de se trouver du bon côté.

Benjen : Vous avez raison. Les sauvageons ne sont pas différents de nous. Un peu plus brutaux peut-être, mais ils sont faits de chair et d’os. Je sais comment les pister et comment les tuer. Ce ne sont pas les sauvageons qui me donnent des insomnies la nuit. Vous n’êtes jamais allé au nord du Mur, alors ne me dites pas ce qu’il y a là-bas.

Yoren : Tu descends au niveau inférieur ? Prends soin de toi. Ne prends pas froid.

Benjen : Profite bien de la capitale, mon frère.

Yoren : J’en profite toujours.

Tyrion : Je crois qu’il commence à bien m’aimer... Au niveau inférieur ?

Yoren : Eh oui. On entre dans le tunnel et on sort de l’autre côté. Il restera au nord du Mur pendant un mois ou deux.

Tyrion : Alors, vous aussi vous descendez vers Port-Réal ?

Yoren : Eh oui. Je pars après-demain. Je trouve environ la moitié de mes recrues dans leurs cachots.

Tyrion : Faisons la route ensemble. Ça me plairait bien d’avoir une compagnie agréable.

Yoren : C’est-à-dire que j’ai coutume de loger dans des endroits un peu sordides, Messire.

Tyrion : Pas cette fois-ci. Les plus beaux châteaux et les meilleures auberges nous accueilleront. Personne ne ferme sa porte à un Lannister.

 

MER DOTHRAKI.

Irri : Oui, Khaleesi.

Daenerys : Oh ! Qu’est-ce que tu fais ?

Irri : Quand avez-vous saigné pour la dernière fois ? Vous avez changé, Khaleesi. {dothraki : C’est une bénédiction du Grand Etalon.}

~~~~

Jorah : Oui. Pour un homme qui est à cheval, une lame incurvée est une bonne chose. Plus facile à manier. Pour un dothraki, c’est une bonne arme. Mais si un homme porte un plastron, cet arakh ne traversera pas l’acier. Et c’est là que l’épée à double tranchant a l’avantage. Conçue pour percer des plastrons

Rakharo : {dothraki : les dothrakis ne portent pas de robes d’acier.}

Jorah : D’armures.

Rakharo : D’armures. L’armure, ça rend un combattant... vroz ?

Jorah : Lent.

Rakharo : Lent.

Jorah : C’est vrai. Ca lui permet aussi de rester en vie.

Rakharo : {Mon père m’appris à me battre. Il m’a appris que la vitesse l’emportait sur la taille.}

Jorah : { J’ai entendu dire que ton père était un grand guerrier.}

Rakharo : {C’était un cavalier de Khal Bharbo. Et votre père, Jorah l’Andal ? C’était un guerrier aussi ?}

Jorah : Il l’est toujours. Un homme de grand honneur... et je l’ai trahi.

Irri : {La Khaleesi veut manger quelque chose d’autre ce soir. Va tuer des lapins.}

Rakharo : {Il n’y a pas de lapins.}

Irri : {Trouve des canards. Elle aime le canard.}

Rakharo : {Est-ce que tu as vu des canards, femme ? Il n’y a ni lapin, ni canard. Tu as des yeux, non!?}

Irri : {Du chien, alors ! J’ai vu plein de chiens.}

Jorah : Je ne crois pas qu’elle ait envie de manger du chien.

Irri : La khaleesi a un bébé dans son ventre. C’est la vérité ! Cela fait deux lunes qu’elle a pas saigné. Son ventre commence à grossir.

Rakharo : {C’est une bénédiction du Grand Etalon.}

Irri : Elle veut pas manger du cheval.

Jorah : Je vais demander aux garçons de tuer une chèvre pour le dîner... Je dois partir pour Qohor.

Rhakaro : Nous... Nous allons vers Vaes Dothrak !?

Jorah : Soyez sans crainte, je vous rattraperai. La horde est facile à trouver.

 

LE MUR.
Dans la cour de Châteaunoir.

Jon : Ne reste pas immobile ! Il est plus difficile d’atteindre une cible mouvante... Toi, c’est le contraire. Tu bouges trop. Je pourrais tendre mon épée et te laisser faire le travail pour moi.

 

A l'intérieur du château.

Mestre Aemon : Combien d’hivers avez-vous vu, Lord Tyrion ?

Tyrion : Huit... non, neuf !

Mestre Aemon : Ils ont tous été brefs ?

Tyrion : Oh, il paraît que l’hiver de ma naissance a duré trois années, mestre Aemon.

Mestre Aemon : Cet été a duré neuf années, mais d’après les informations de la citadelle, les jours raccourcissent. Les Starks ont toujours raison en fin de compte. C’est vrai, l’hiver vient. Celui-ci sera long et des choses sinistres viendront avec lui.

Mormont : Nous avons capturé des sauvageons. Tous les mois un peu plus. Et ils fuient vers le sud. Et ceux qui fuient disent qu’ils ont vu les marcheurs blancs.

Tyrion : Oui et les pêcheurs de Port-Lannis disent qu’ils ont vu des sirènes.

Mormont : L’un de nos patrouilleurs a juré qu’il les a vus tuer ses compagnons... Et il l’a juré jusqu’à l’instant où Ned Stark lui a tranché la tête.

Mestre Aemon : La Garde de nuit est la seule chose qui se dresse entre le royaume et ce qui se trouve par-delà. Elle est devenue une armée de jeunes garçons indisciplinés et de vieillards fatigués. Nous sommes aujourd’hui moins d’un millier. Nous ne pouvons pas défendre les autres châteaux du Mur. Nous ne pouvons pas surveiller correctement les régions sauvages. Nous avons à peine assez de ressources pour armer nous garçons et pour les nourrir.

Mormont : Votre sœur siège au côté du roi. Dites-lui que nous avons besoin d’aide.

Mestre Aemon : Quand l’hiver viendra effectivement, que les dieux nous viennent en aide si nous ne sommes pas prêts.

 

MER DOTHRAKI.

Daenerys : {C’est un garçon.}

Drogo : {Comment le sais-tu ?}

Daenerys : {Je le sais.}

 

LE MUR.
Au sommet du Mur.

Jon : Je suis désolé de vous voir partir, Lannister.

Tyrion : Entre le froid et moi, l’un de nous est de trop, et lui ne semble pas décider à s’en aller.

Jon : Vous vous arrêterez à Winterfell en descendant vers le sud ?

Tyrion : Je crois bien, oui. Les dieux savent qu’il n’y a pas beaucoup de lits de plumes entre ici et Port-Réal.

Jon : Si vous voyez mon frère Bran, dites-lui qu’il me manque. Dites-lui que je lui rendrais visite si je le pouvais.

Tyrion : Oui, bien sûr.

Jon : Plus jamais il ne marchera.

Tyrion : Si on doit être un invalide, mieux vaut être un invalide riche. Prends soin de toi, Snow.

Jon : Au revoir, Messire.

 

PORT-REAL.
Dans la salle d’escrime.

Syrio Forel : Tu es en retard, mon garçon. Demain, tu seras ici à midi.

Arya : Qui êtes-vous ?

Syrio Forel : Ton maître à danser. Syrio Forel... Demain, tu l’attraperas. Maintenant, ramasse-la. Ce n’est pas la bonne manière, mon garçon. Ce n’est pas une grande épée pour laquelle on a besoin des deux mains.

Arya : Elle est trop lourde.

Syrio Forel : Elle est lourde comme il faut qu’elle le soit, pour te rendre fort. On fait comme ceci. Une main, c’est tout ce qu’il te faut. Maintenant, tu te tiens tout de travers. Tourne-toi de profil. Oui, comme ceci. Tu es plutôt maigre, c’est une bonne chose. La cible est plus petite. Montre-moi comment tu tiens l’épée. Tu dois la tenir avec délicatesse.

Arya : Et si je la laisse tomber ?

Syrio Forel : L’acier doit faire partie de ton bras. Peux-tu laisser tomber une partie de ton bras ? Non ! Pendant neuf ans, Syrio Forel a été première épée du seigneur de la mer de Braavos. Il connaît ces choses-là. Tu dois m’écouter, mon garçon.

Arya : Je suis une fille.

Syrio Forel : Garçon, fille... Tu es une épée, voilà tout. Voilà comment on la tient. Tu ne tiens pas une hache d’armes, tu tiens...

Arya : … une aiguille !

Syrio Forel : Ah, ah ! Très juste. Maintenant, nous allons commencer la danse. Souviens-toi, mon enfant, ce n’est pas la danse de Westeros que nous allons apprendre... la danse de chevalier où on taillade, où on martèle. Ceci est la danse de Braavos... la danse de l’eau. Elle est rapide, soudaine. Tous les hommes sont composés d’eau, est-ce que tu le sais ? Si on les perce, toute l’eau s’échappe et ils meurent. Maintenant, à toi d’essayer de me toucher... Debout !... Morte !... Morte !... Très morte !... Encore. Vite !

KING'S LANDING.

King’s Landing Page : Welcome, Lord Stark. Grand Maester Pycelle has called a meeting of the Small Council. The honor of your presence is requested.

Eddard Stark : Get the girls settled in. I'll be back in time for supper. And, Jory, you go with them.

Jory Cassel : Yes, my Lord.

King’s Landing Page : If you'd like to change into something more appropriate...

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Jaime Lannister : Thank the gods you're here, Stark. About time we had some stern northern leadership.

Eddard Stark : Glad to see you're protecting the throne.

Jaime : Sturdy old thing. How many kings' asses have polished it, I wonder ? What's the line ? The King shits and the Hand wipes.

Eddard : Very handsome armor. Not a scratch on it.

Jaime : I know. People have been swinging at me for years, but they always seem to miss.

Eddard : You've chosen your opponents wisely then.

Jaime : I have a knack for it. It must be strange for you coming into this room. I was standing right here when it happened. He was very brave, your brother. Your father too. They didn't deserve to die like that. Nobody deserves to die like that.

Eddard : But you just stood there and watched.

Jaime : 500 men just stood there and watched. All the great knights of the Seven Kingdoms. You think anyone said a word, lifted a finger ? No, Lord Stark. 500 men and this room was silent as a crypt. Except for the screams, of course, and the Mad King laughing. And later... When I watched the Mad King die, I remembered him laughing as your father burned... It felt like justice.

Eddard : Is that what you tell yourself at night ? You're a servant of justice ? That you were avenging my father when you shoved your sword in Aerys Targaryen's back ?

Jaime : Tell me... If I'd stabbed the Mad King in the belly instead of the back, would you admire me more ?

Eddard : You served him well when serving was safe.

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Varys : Lord Stark.

Eddard : Lord Varys.

Varys : I was grievously sorry to hear of your troubles on the Kingsroad. We are all praying for Prince Joffrey's full recovery.

Eddard : A shame you didn't say a prayer for the butcher's son. Renly ! You're looking well.

Renly Baratheon : And you look tired from the road. I told them this meeting could wait another day, but...

Petyr Baelish : But we have a Kingdom to look after. I've hoped to meet you for some time, Lord Stark. No doubt Lady Catelyn has mentioned me.

Eddard : She has, Lord Baelish. I understand you knew my brother Brandon as well.

Baelish : All too well. I still carry a token of his esteem from navel to collarbone.

Eddard : Perhaps you chose the wrong man to duel with.

Baelish : It wasn't the man that I chose, my Lord. It was Catelyn Tully. A woman worth fighting for, I'm sure you'll agree.

Grand Maester Pycelle : I humbly beg your pardon, my Lord Stark.

Eddard : Grand Maester.

Pycelle : How many years has it been ? You were a young man.

Eddard : And you served another King.

Pycelle : How forgetful of me. This belongs to you, now. Should we begin ?

Eddard : Without the King ?

Renly : Winter may be coming, but I'm afraid the same cannot be said for my brother.

Varys : His Grace has many cares. He entrusts some small matters to us that we might lighten the load.

Baelish : We are the lords of small matters here.

Renly : My brother instructs us to stage a tournament in honor of Lord Stark's appointment as Hand of the King.

Baelish : Mmm, how much ?

Eddard : 40 000 gold dragons to the champion, 20 000 to the runner-up, 20 000 to the winning archer.

Pycelle : Can the treasury bear such expense ?

Baelish : I'll have to borrow it. The Lannisters will accommodate, I expect. We already owe Lord Tywin 3 million gold. What's another 80 000 ?

Eddard : Are you telling me the Crown is three million in debt ?

Baelish : I'm telling you the Crown is six million in debt.

Eddard : How could you let this happen ?

Baelish : The Master of Coin finds the money. The King and the Hand spend it.

Eddard : I will not believe Jon Arryn allowed Robert to bankrupt the realm.

Pycelle : Lord Arryn gave wise and prudent advice, but I fear His Grace doesn't always listen.

Renly : "Counting coppers," he calls it.

Eddard : I'll speak to him tomorrow. This tournament is an extravagance we cannot afford.

Baelish : As you will. But still, we'd best make our plans.

Eddard : There will be no plans until I speak to Robert. Forgive me, my Lords. I had a long ride.

Varys : You are the King's Hand, Lord Stark, we serve at your pleasure.

~~~~

Cersei Baratheon : Please, it's nearly healed.

Joffrey Baratheon : It's ugly.

Cersei : A King should have scars, you fought off a direwolf. You're a warrior like your father.

Joffrey : I'm not like him. I didn't fight off anything. It bit me and all I did was scream. And the two Stark girls saw it, both of them.

Cersei : That's not true. You killed the beast. You only spared the girl because of the love your father bears her father. When Aerys Targaryen sat on the Iron Throne, your father was a rebel and a traitor. Someday you'll sit on the throne and the truth will be what you make it.

Joffrey : Do I have to marry her ?

Cersei : Yes. She's very beautiful and young. If you don't like her, you only need to see her on formal occasions and when the time comes, to make little princes and princesses. And if you'd rather fuck painted whores, you'll fuck painted whores. And if you'd rather lie with noble virgins, so be it. You are my darling boy and the world will be exactly as you want it to be. Do something nice for the Stark girl.

Joffrey : I don't want to.

Cersei : No, but you will. The occasional kindness will spare you all sorts of trouble down the road.

Joffrey : We allow the northerners too much power. They consider themselves our equals.

Cersei : How would you handle them ?

Joffrey : I'd double their taxes and command them to supply 10 000 men to the royal army.

Cersei : A royal army ?

Joffrey : Why should every lord command his own men ? It's primitive, no better than the hill tribes. We should have a standing army of men loyal to the Crown, trained by experienced soldiers... Instead of a mob of peasants who've never held pikes in their lives.

Cersei : And if the northerners rebel ?

Joffrey : I'd crush them. Seize Winterfell and install someone loyal to the realm as Warden of the North. Uncle Kevan, maybe.

Cersei : And these 10 000 northern troops, would they fight for you or their lord ?

Joffrey : For me. I'm their King.

Cersei : But you've just invaded their homeland, asked them to kill their brothers.

Joffrey : I'm not asking.

Cersei : The North cannot be held... not by an outsider. It's too big and too wild. When the winter comes, the Seven gods together couldn't save you and your royal army. A good King knows when to save his strength... And when to destroy his enemies.

Joffrey : So you agree... The Starks are enemies ?

Cersei : Everyone who isn't us is an enemy.

~~~~

Septa Mordane : Enough of that, young lady. Eat your food.

Arya Stark : I'm practicing.

Sansa Stark : Practicing for what ?

Arya : The Prince.

Mordane : Arya, stop !

Arya : He's a liar and a coward and he killed my friend.

Sansa : The Hound killed your friend.

Arya : The Hound does whatever the Prince tells him to do.

Sansa : You're an idiot.

Arya : You're a liar. And if you told the truth, Mycah would be alive.

Mordane : Enough !

Eddard : What's happening here ?

Mordane : Arya would rather act like a beast than a lady.

Eddard : Go to your room. We'll speak later. That's for you, love. The same dollmaker makes all of Princess Myrcella's toys. Don't you like it ?

Sansa : I haven't played with dolls since I was eight. May I be excused ?

Mordane : You've barely eaten a thing.

Eddard : It's all right. Go on. War was easier than daughters.

~~~~

Arya : Go away !

Eddard : Arya, open the door. May I come in ? Whose sword is that ?

Arya : Mine.

Eddard : Give it to me. I know this maker's mark. This is Mikken's work. Where did you get this ? This is no toy. Little ladies shouldn't play with swords.

Arya : I wasn't playing. And I don't want to be a lady.

Eddard : Come here. Now what do you want with this ?

Arya : It's called Needle.

Eddard : A blade with a name. And who were you hoping to skewer with Needle ? Your sister ? Do you know the first thing about sword fighting ?

Arya : Stick 'em with the pointy end.

Eddard : That's the essence of it.

Arya : I was trying to learn. I asked Mycah to practice with me. I asked him. It was my fault.

Eddard : No, sweet girl. You didn't kill the butcher's boy.

Arya : I hate them ! I hate all of them. The Hound, the Queen and the King and Joffrey and Sansa.

Eddard : Sansa was dragged before the King and Queen... And asked to call the Prince a liar.

Arya : So was I ! He is a liar.

Eddard : Darling, listen to me. Sansa will be married to Joffrey someday. She cannot betray him. She must take his side even when he's wrong.

Arya : But how you can let her marry someone like that ?

Eddard : Look at me. You're a Stark of Winterfell. You know our words.

Arya : Winter is coming.

Eddard : You were born in the long summer. You've never known anything else. But now winter is truly coming. And in the winter, we must protect ourselves, look after one another. Sansa is your sister.

Arya : I don't hate her. Not really.

Eddard : I don't want to frighten you, but I won't lie to you either. We've come to a dangerous place. We cannot fight a war amongst ourselves. All right ? Go on. It's yours.

Arya : I can keep it ?

Eddard : Try not to stab your sister with it. If you're going to own a sword, you'd better know how to use it.

 

WINTERFELL.

Old Nan : Don't listen to it. Crows are all liars. I know a story about a crow.

Bran Stark : I hate your stories.

Old Nan : I know a story about a boy who hated stories. I could tell you about Ser Duncan the Tall. Those were always your favorites.

Bran : Those weren't my favorites. My favorites were the scary ones.

Old Nan : Oh, my sweet summer child. What do you know about fear ? Fear is for the winter, when the snows fall a hundred feet deep. Fear is for the long night, when the sun hides for years and children are born and live and die all in darkness. That is the time for fear, my little Lord, when the White Walkers move through the woods. Thousands of years ago there came a night that lasted a generation. Kings froze to death in their castles, same as the shepherds in their huts. And women smothered their babies rather than see them starve, and wept and felt the tears freeze on their cheeks. So is this the sort of story that you like ? In that darkness, the White Walkers came for the first time. They swept through cities and kingdoms, riding their dead horses, hunting with their packs of pale spiders big as hounds...

Robb Stark : What are you telling him now ?

Old Nan : Only what the little Lord wants to hear.

Robb : Get your supper. I want some time with him. One time she told me the sky is blue because we live inside the eye of a blue-eyed giant named Macomber.

Bran : Maybe we do.

Robb : How do you feel ? You still don't remember anything ? I've seen you climb a thousand times. In the wind, in the rain... A thousand times. You never fall.

Bran : I did though. It's true, isn't it... what Maester Luwin says about my legs ? I'd rather be dead.

Robb : Don't ever say that.

Bran : I'd rather be dead.

 

KING'S LANDING.

Rodrick Cassel : Fewer eyes back here, my Lady. But still too many.

Catelyn Stark : It's nine years since I've set foot in the capital. And no one knew who I was the last time I came either.

Rodrick : My Lady.

Guard : Welcome to King's Landing, Lady Stark. Would you mind following us ?

Catelyn : I would. We've done nothing wrong.

Guard : We've been instructed to escort you into the city.

Catelyn : Instructed ? I don't know who's providing your instructions, but...

Guard : Follow me, Lady Stark.

~~~~

Petyr Baelish : Cat ! Go on. Go upstairs.

Catelyn Stark : You little worm ! You take me for some back-alley Sally you can drag into a...

Baelish : I meant no disrespect to you of all people.

Catelyn : How dare you bring me here ! Have you lost your mind ?

Baelish : No one will come looking for you here. Isn't that what like you wanted ? I'm truly sorry... about the locale.

Catelyn : How did you know I was coming to King's Landing ?

Baelish : A dear friend told me.

Varys : Lady Stark.

Catelyn : Lord Varys.

Varys : To see you again after so many years is a blessing. Your poor hands.

Catelyn : How did you know I was coming ?

Varys : Knowledge is my trade, my Lady. Did you bring the dagger with you, by any chance ? My little birds are everywhere. Even in the north. They whisper to me the strangest stories. Valyrian steel.

Catelyn : Do you know whose dagger this is ?

Varys : I must admit I do not.

Baelish : Well well, this is an historic day. Something you don't know that I do. There's only one dagger like this in all of the Seven Kingdoms. It's mine.

Catelyn : Yours ?

Baelish : At least it was, until the tournament on Prince Joffrey's last nameday. I bet on Ser Jaime in the jousting, as any sane man would. When the Knight of the Flowers unseated him, I lost this dagger.

Catelyn : To whom ?

Baelish : Tyrion Lannister. The Imp.

 

CASTLEBLACK.

Alliser Thorne : Grenn, show him what you farm boys are made of. If that were a real sword, you'd be dead. Lord Snow here grew up in a castle spitting down on the likes of you. Pyp. Do you think Ned Stark's bastard bleeds like the rest of us ? Next ! Next ! Lord Snow, it appears you're the least useless person here. Go clean yourselves up. There's only so much I can stomach in a day.

Tyrion Lannister : A charming man.

Jeor Mormont : I don't need him to be charming. I need him to turn this bunch of thieves and runaways into men of the Night's Watch.

Tyrion : And how's that going, Commander Mormont ?

Mormont : Slowly. A raven came for Ned Stark's son.

Tyrion : Good news or bad ?

Mormont : Both.

 

KING'S LANDING.

Grand Maester Pycelle : Lord Stark. I meant to give you this earlier. So forgetful these days. A raven from Winterfell this morning.

Petyr Baelish : Good news ? Perhaps you'd like to share it with your wife ?

Eddard : My wife is in Winterfell.

Baelish : Is she ?

~~~~

Baelish : I thought that she'd be safest in here. One of several such establishments I own.

Eddard : You're a funny man. A very funny man.

Catelyn : Ned !

Baelish : The Starks... Quick tempers, slow minds.

 

CASTLEBLACK.

Grenn : You broke my nose, bastard !

Jon Snow : It's an improvement.

Grenn : If we threw you over the Wall, wonder how long it'd take you to hit.

Pyp : I wonder if they'd find you before the wolves did.

Grenn : What're you looking at, Half Man ?

Tyrion Lannister : I'm looking at you. You've got an interesting face. Very distinctive faces. All of you.

Rast : What do you care about our faces ?

Tyrion : It's just I think they would look marvellous decorating spikes in King's Landing. Perhaps I'll write my sister, the Queen, about it.

Grenn : We'll talk later, Lord Snow.

Jon : Everybody knew what this place was and no one told me. No one but you. My father knew and left me to rot here at the Wall all the same.

Tyrion : Grenn's father left him too... Outside a farmhouse when he was three. Pyp was caught stealing a wheel of cheese. His little sister hadn't eaten in three days. He was given a choice: his right hand or the Wall. I've been asking the Lord Commander about them. Fascinating stories.

Jon : They hate me because I'm better than they are.

Tyrion : It's a lucky thing none of them were trained by a master-at-arms like your Ser Rodrik. I don't imagine any of them have ever held a real sword before they came here. Your brother Bran. He's woken up.

 

KING'S LANDING.

Petyr Baelish : The mere suggestion that the Queen's brother tried to kill your boy would be considered treason.

Catelyn Stark : We have proof. We have the blade.

Baelish : Which Lord Tyrion will say was stolen from him. The only man who could say otherwise has no throat, thanks to your boy's wolf.

Catelyn : Petyr has promised to help us find the truth. He's like a little brother to me. He would never betray my trust.

Baelish : I'll try to keep you alive, for her sake. A fool's task, admittedly, but I've never been able to refuse your wife anything.

Catelyn : I won't forget this. You're a true friend.

Baelish : Don't tell anyone. I have a reputation to maintain.

~~~~

Cersei Baratheon : How could you be so stupid ?

Jaime Lannister : Calm down.

Cersei : He's a child... 10 years old. What were you thinking ?

Jaime : I was thinking of us. You're a bit late to start complaining about it now. What has the boy told them ?

Cersei : Nothing. He's said nothing. He remembers nothing.

Jaime : Then what are you raving about ?

Cersei : What if it comes back to him ? If he tells his father what he saw...

Jaime : We'll say he was lying. We'll say he was dreaming. We'll say whatever we like. I think we can outfox a 10-year-old.

Cersei : And my husband ?

Jaime : I'll go to war with him if I have to. They can write a ballad about us : "The War for Cersei's Cunt."

Cersei : Let me go.

Jaime : Never.

Cersei : Let me go.

Jaime : The boy won't talk. And if he does, I'll kill him. Him, Ned Stark, the King... the whole bloody lot of them, until you and I are the only people left in this world.

~~~~

Catelyn Stark : I wish I could see the girls.

Eddard Stark : It's too dangerous.

Catelyn : Just for a moment.

Eddard : Until we know who our enemies are...

Catelyn : I know they did it, Ned. The Lannisters. In my bones, I know it.

Eddard : Littlefinger's right. I can't do anything without proof.

Cersei : And if you find the proof ?

Eddard : Then I bring it to Robert... And hope he's still the man I once knew. You watch yourself on the road, huh ? That temper of yours is a dangerous thing.

Catelyn : My temper ? Gods be good, you nearly killed poor Littlefinger yesterday.

Eddard : He still loves you.

Catelyn : Does he ?

Eddard : Off with you.

~~~~

Robert Baratheon : It's been a long time. But I still remember every face. You remember your first ?

Barristan Selmy : Of course, your Grace.

Robert : Who was it ?

Barristan : A Tyroshi. Never learned the name.

Robert : How'd you do it ?

Barristan : Lance through the heart.

Robert : Quick one. Lucky for you. Mine was some Tarly boy at the Battle of Summerhall. My horse took an arrow so I was on foot, slogging through the mud. He came running at me, this dumb high-born lad, thinking he could end the rebellion with the single swing of his sword. I knocked him down with the hammer. Gods, I was strong then. Caved in his breastplate. Probably shattered every rib he had. Stood over him, hammer in the air. Right before I brought it down he shouted, "Wait ! Wait." They never tell you how they all shit themselves. They don't put that part in the songs. Stupid boy. Now the Tarlys bend the knee like everyone else. He could have lingered on the edge of the battle with the smart boys and today his wife would be making him miserable, his sons would be ingrates, and he'd be waking three times in the night to piss into a bowl. Wine ! Lancel. Gods, what a stupid name. Lancel Lannister. Who named you ? Some halfwit with a stutter ? What are you doing ?

Lancel Lannister : It's empty, your Grace.

Robert : What do you mean it's empty ?

Lancel : There's no more wine.

Robert : Is that what empty means ? So get more. Tell your cousin to get in here. Kingslayer ! Get in here. Surrounded by Lannisters. Every time I close my eyes I see their blond hair and their smug, satisfied faces. It must wound your pride, huh ? Standing out there like a glorified sentry. Jaime Lannister, son of the mighty Tywin... Forced to mind the door while your King eats and drinks and shits and fucks. So come on. We're telling war stories. Who was your first kill, not counting old men ?

Jaime Lannister : One of the outlaws in the Brotherhood.

Barristan : I was there that day. You were only a squire, 16 years old.

Jaime : You killed Simon Toyne with a counter riposte. Best move I ever saw.

Barristan : A good fighter, Toyne, but he lacked stamina.

Robert : Your outlaw... Any last words ?

Jaime : I cut his head off, so no.

Robert : What about Aerys Targaryen ? What did the Mad King say when you stabbed him in the back ? I never asked. Did he call you a traitor ? Did he plead for a reprieve ?

Jaime : He said the same thing he'd been saying for hours... "Burn them all." If that's all, your Grace...

 

ESSOS.

Daenerys Targaryen : Do the Dothrakis buy their slaves ?

Jorah Mormont : The Dothraki don't believe in money. Most of their slaves were given to them as gifts.

Daenerys : From whom ?

Jorah : If you rule a city and you see the horde approaching, you have two choices : pay tribute or fight. An easy choice for most. Of course, sometimes it's not enough. Sometimes a Khal feels insulted by the number of slaves he's given. He might think the men too weak or the women too ugly. Sometimes a Khal decides his riders haven't had a good fight in months and need the practice.

Daenerys : Tell them all to stop.

Jorah : You want the entire horde to stop ? For how long ?

Daenerys : Until I command them otherwise.

Jorah : You're learning to talk like a Queen.

Daenerys : Not a Queen. A Khaleesi.

Viserys Targaryen : You dare ! You give commands to me ? To me ? You do not command the dragon. I am Lord of the Seven Kingdoms. I don't take orders from savages or their sluts. Do you hear me ?

Irri : Rakharo ask if you want him dead, Khaleesi.

Daenerys : No !

Irri : Rakharo say you should take ear, to teach respect.

Daenerys : Please please, don't hurt him. Tell him I don't want my brother harmed.

Viserys : Kill these Dothraki dogs ! I am your King !

Jorah : Shall we return to the Khalasar ?

Rakharo : You walk.

 

CASTLEBLACK.

Benjen Stark : I wanted to be here when you saw it for the first time. I'm leaving this morning.

Jon Snow : You're leaving ?

Benjen : I'm the First Ranger. My job is out there. There have been disturbing reports.

Jon : What kind of reports ?

Benjen : The kind I don't want to believe.

Jon : I'm ready. I won't let you down.

Benjen : You're not going. You're no ranger, Jon.

Jon : But I'm better than every...

Benjen : Better than no one ! Here... A man gets what he earns, when he earns it. We'll speak when I return.

~~~~

Yoren : A bear's balls.

Tyrion Lannister : You're joking ?

Yoren : And his brains and his guts, his lungs and his heart all fried in his own fat. When you're a hundred miles north of the Wall and you ate your last meal a week ago, you leave nothing for the wolves.

Tyrion : And how do a bear's balls taste ?

Yoren : A bit chewy. And what about you, my Lord ? What's the strangest thing you've eaten ?

Tyrion : Do Dornish girls count ? So you roam the Seven Kingdoms, collaring pickpockets and horse thieves and bringing them here as eager recruits ?

Yoren : But it's not all of 'em's done bad things. Some of 'em's just poor lads looking for steady feed. Some of 'em's high-born lads looking for glory.

Tyrion : They have a better chance finding feed than glory.

Benjen Stark : The Night's Watch is a joke to you, is it ? Is that what we are, Lannister ? An army of jesters in black ?

Tyrion : You don't have enough men to be an army and aside from Yoren here, none of you are particularly funny.

Benjen : I hope we've provided you with some good stories to tell when you're back in King's Landing. But something to think about while you're drinking your wine down there, enjoying your brothels... Half the boys you've seen training will die north of the Wall. Might be a wilding's axe that gets them, might be sickness, might just be the cold. They die in pain. And they do it so plump little lords like you can enjoy their summer afternoons in peace and comfort.

Tyrion : Do you think I'm plump ? Listen, Benjen... May I call you Benjen ?

Benjen : Call me what you like.

Tyrion : I'm not sure what I've done to offend you. I have great admiration for the Night's Watch. I've great admiration for you as First Ranger.

Benjen : You know, my brother once told me that nothing someone says before the word "but" really counts.

Tyrion : But... I don't believe that giants and ghouls and White Walkers are lurking beyond the Wall. I believe that the only difference between us and the wildlings is that when the Wall went up, our ancestors happened to live on the right side of it.

Benjen : You're right. The wildlings are no different from us. A little rougher maybe. But they're made of meat and bone. I know how to track them and I know how to kill them. It's not the wildlings giving me sleepless nights. You've never been north of the Wall, so don't tell me what's out there.

Yoren : Are you going below ? Keep well, keep warm.

Benjen : Enjoy the capital, brother.

Yoren : I always do.

Tyrion : I think he's starting to like me. "Going below" ?

Yoren : Into the tunnel and out the other side. He'll be north of the Wall for a month or two.

Tyrion : So you're heading down to King's Landing too.

Yoren : Day after tomorrow. I get about half of my recruits from their dungeons.

Tyrion : Let's share the road. I could use some decent company.

Yoren : I travel a bit on the grubby side, my Lord.

Tyrion : Not this time. We'll be staying at the finest castles and inns. No one turns away a Lannister.

 

ESSOS.

Irri : Yes, Khaleesi.

Daenerys Targaryen : What are you doing ?

Irri : When was last time you bleed, Khaleesi ? You change, Khaleesi. It’s a blessing from the Great Stallion.

~~~~

Jorah Mormont : For a man on horseback, the curved blade is a good thing, easier to handle. It's a good weapon for a Dothrakan. But a man in full plate... the arakh won't get through the steel. That's where the broadsword has the advantage. Designed for piercing plate.

Rakharo : Dothraki don’t wear steel dresses.

Jorah : Armor.

Rakharo : Armor. Armor make a man... Vroz ?

Jorah : Slow.

Rakharo : Slow.

Jorah : It's true, but it also keeps a man alive.

Rakharo : My father taught me how to fight. He taught me that speed defeats size.

Jorah : I’ve heard that your father was a famous warrior.

Rakharo : He was bloodrider to Khal Bharbo. And your father, Jorah the Andal ? He was a warrior also ?

Jorah : He still is. A man of great honor. And I betrayed him.

Irri : The Khaleesi wants to eat something different tonight. Kill some rabbits.

Rakharo : There are no rabbits.

Irri : Find some ducks, she likes ducks.

Rakharo : Have you seen any ducks, woman ? No rabbits, no ducks. Do you have eyes in your head ? Do you ?

Irri : Dog then. I have seen many dogs.

Jorah : I don't think she wants to eat dog.

Irri : The Khaleesi have baby inside her. It is true. She does not bleed for two moons. Her belly start to swell.

Rakharo : A blessing from the Great Stallion.

Irri : She does not want to eat horse.

Jorah : I'll have the boys butcher a goat for supper. I need to ride to Qohor.

Rhakaro : We ride for Vaes Dothrak.

Jorah : Don't worry. I'll catch you. The horde's easy to find.

 

CASTLEBLACK.

Jon Snow : Don't stand so still. It's harder to hit a moving target. Except for you. You move too much. I could just hold my sword out and let you do the work for me.

Maester Aemon : How many winters have you seen, Lord Tyrion ?

Tyrion Lannister : Eight... no, nine.

Aemon : All of them brief ?

Tyrion : They say the winter of my birth was three years long, Maester Aemon.

Aemon : This summer has lasted nine. But reports from the Citadel tell us the days grow shorter. The Starks are always right eventually : winter is coming. This one will be long and dark things will come with it.

Jeor Mormont : We've been capturing wildlings, more every month. They're fleeing south. The ones who flee... say they've seen the White Walkers.

Tyrion : Yes, and the fishermen of Lannisport say they see mermaids.

Mormont : One of our own rangers swore he saw them kill his companions. He swore it right up to the moment Ned Stark chopped his head off.

Aemon : The Night's Watch is the only thing standing between the realm and what lies beyond. And it has become an army of undisciplined boys and tired old men. There are less than a thousand of us now. We can't man the other castles on the Wall. We can't properly patrol the wilderness. We've barely enough resources to keep our lads armed and fed.

Mormont : Your sister sits by the side the King. Tell her we need help.

Aemon : When winter does come, gods help us all if we're not ready.

 

ESSOS.

Daenerys Targaryen : It’s a boy.

Khal Drogo : How do you know ?

Daenerys : I know.

 

CASTLEBLACK.

Jon Snow : I'm sorry to see you leave, Lannister.

Tyrion Lannister : It's either me or this cold. And it doesn't appear to be going anywhere.

Jon : Will you stop at Winterfell on your way South ?

Tyrion : I expect I will. Gods know there aren't many feather beds between here and King's Landing.

Jon : If you see my brother Bran, tell him I miss him. Tell him I'd visit if I could.

Tyrion : Of course.

Jon : He'll never walk again.

Tyrion : If you're going to be a cripple, it's better to be a rich cripple. Take care, Snow.

Jon : Farewell, My Lord.

 

KING'S LANDING.

Syrio Forel : You are late, boy. Tomorrow you will be here at midday.

Arya Stark : Who are you ?

Syrio : Your dancing master, Syrio Forel. Tomorrow you will catch it. Now pick it up. That is not the way, boy. This is not a great sword that is needing two hands to swing it.

Arya : It's too heavy.

Syrio : It is heavy as it needs to be to make you strong. Just so. One hand is all that is needed. Now you are standing all wrong. Turn your body sideface. So. You are skinny. That is good. The target is smaller. Now the grip... Let me see. The grip must be delicate.

Arya : What if I drop it ?

Syrio : The steel must be part of your arm. Can you drop part of your arm ? No. Nine years Syrio Forel was first sword to the Sealord of Braavos. He knows these things. You must listen to me, boy.

Arya : I'm a girl.

Syrio : Boy, girl... You are a sword, that is all. That is the grip. You are not holding a battle-axe. You are holding...

Arya : A needle.

Syrio : Just so. Now we will begin the dance. Remember, child, this is not the dance of the Westeros we are learning... The knight's dance, hacking and hammering. This is the Bravo's dance... The water dance. It is swift and sudden. All men are made of water, do you know this ? If you pierce them, the water leaks out and they die. Now you will try to strike me. Up ! Dead. Dead. Very dead. Come. Again, faster.

Kikavu ?

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Kika49 
24.03.2020 vers 15h

Nanou14 
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bibifanser 
16.09.2019 vers 10h

hazalhia7 
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wella 
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